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Changements induits par les films sur le mode d'habillement des jeunes et la décoration de leurs corps en milieu urbain étude de cas de Lome-commune ( Togo ).

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par Kpandja Bougonou MAKOU
Université de Lome - Maà®trise en lettres et sciences humaines 2009
  

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1.3.2- LES OBJECTIFS

La présente étude vise deux catégories d'objectifs : un objectif général et des objectifs spécifiques.

1.3.2.1- L'OBJECTIF GENERAL

Dans la perspective de  faire savoir qu'il existe des pratiques corporelles, des modes de vie, des manières de penser, des visions du corps et du monde totalement divergentes, et anachroniques , l'objectif général de la présente étude vise à saisir l'impact des medias sur les pratiques corporelles et du mode d'habillement et de la mode chez les jeunes de nos jours.

1.3.2.2- LES OBJECTIFS SPECIFIQUES

Il s'agit au cours de cette étude de :

- Analyser la perception des jeunes sur les pratiques corporelles dans la ville de Lomé ;

- saisir les causes des pratiques corporelles et du mode d'habillement et de la mode en général chez les jeunes ;

- déterminer le niveau d'influence des medias ;

- appréhender le rôle des medias dans l'éducation corporelle des jeunes.

REVUE DE LA LITTERATURE

Nul ne peut ignorer de nos jours l'importance d'une revue de la littérature dans une étude sociologique qui se veut avant tout « scientifique ». E. DURKHEIM voudrait que l'on traite le fait social comme des choses à l'instar des autres sciences de la nature. Pour y saisir les contours du phénomène qui est l'étude de l'impact des media sur les pratiques corporelles et le mode d'habillement chez les jeunes, il s'avère nécessaire de faire une analyse des ouvrages des auteurs qui ont abondé dans la même ligne et y apporter une analyse critique. Cette revue de la littérature comprend :

- la problématique de l'influence des media et la crise de l'ordre social.

- L'épistémologie d'une sociologie du corps

- Les pratiques et techniques du corps et de l'habillement.

V LA PROBLÉMATIQUE DE L'INFLUENCE DES MEDIA ET LA CRISE DE L'ORDRE SOCIAL

L'on ne pourra faire une étude exhaustive des ouvrages traitant de l'influence des medias sur les Hommes et plus particulièrement sur les jeunes.

Dans un extrait tiré du document « violence et sexisme dans les vidéoclips », produit par le Ministère Français de l'Education (2001), les études montrent que la télévision est l'un des media ayant le plus d'influence dans la vie des enfants : « ils regardent en moyenne près de 15 heures par semaine ».

Concernant le contenu visionné, il en ressort que la violence est le message le plus véhiculé. Les chercheurs ont identifié trois réactions possibles chez les enfants : l'accroissement de la peur, la désensibilisation face à la violence en général et l'augmentation du comportement agressif sur le développement de l'enfant, ils stipulent que la télévision nuit à l'apprentissage et à la performance scolaire.

Face à ce constat, nous pourrons pour notre part reconnaître l'importance de la télévision dans le domaine scolaire. Elle permet aussi à l'enfant de s'ouvrir sur le monde, de saisir ce qu'on l'enseigne et de se cultiver. Là que le bât peut blesser est lorsque l'on n'utilise pas à bon escient cet outil. Donc il ne faudrait pas jeter le tort des échecs scolaires sur les seuls media.

En outre, la télévision est une source importante d'informations sur le sexe pour les jeunes. Un sondage réalisé en 1997 par la « Kaiser Family Foundation » indique que 61% des jeunes adolescents américains désignent les media de divertissement comme leur principale source d'informations sur la sexualité et la santé sexuelle. En sociologie de la communication, deux théories expliquent cette influence des media : la théorie des effets maximes et celle des effets minimes.

· La théorie des effets maxim

Les travaux de J. STOETZEL et de bien d'autres, par cette théorie, pensent à une influence des medias sur les esprits et qui poussent les individus à agir d'une manière ou d'une autre. J. STOETZEL invoque pour la première fois les fonctions assumées par la presse dans l'information. Il distingue en outre de ces fonctions, trois autres : celle de la « reliance sociale », de la recréation, et de la psychothérapie. Pour cet auteur, la fonction de la « reliance sociale » prime sur les autres. Car elle fournit à l'individu des éléments d'intégration dans son groupe d'appartenance.

Dans cette foulée, voulant démontrer la manière dont les media transcendent les individus, E. MORIN dans son ouvrage « Pour sortir du 20ème siècle » a fourni des informations sur la projection et l'identification. A son avis, les media localisent et expulsent chez les agents récepteurs des qualités, des sentiments et des désirs qu'ils méconnaissent.

Abondant dans le même sens et après une analyse sur la puissance des media, R. DONALD et C. BACHENE (1995) insistent sur l'influence que ces moyens de communication ont sur les modes de perception, de réflexion et d'action des individus dans leurs milieux. Ils jugent de l'importance des media sur la seule base de leurs influences directes ou indirectes qu'ils peuvent avoir sur la vie quotidienne des individus.

Comme toute théorie est réfutable et n'étant pas exempte des critiques, P. LAZARSFIELD (1960)9(*) et d'autres par leurs travaux trouveront des insuffisances à la théorie des maximes, car elle ne définit pas les conditions d'influence de ces media, d'où la naissance de la théorie des effets minimes.

· La théorie des effets minimes

Les tenants de cette théorie estiment que la communication de masse ne joue pas un rôle prépondérant, mais doit être mise ensemble avec d'autres facteurs tels que les relations entre les individus et diverses influences sociales.

P. LAZARSFIELD (ibidem) a développé dans les années 40 cette théorie des effets minimes en insistant sur le rôle des groupes de références et des leaders d'opinion proches du récepteur. Il reconnaît néanmoins le pouvoir des medias mais il estime que ceux-ci n'agissent qu'en combinaison d'autres facteurs.

Certains se sont évertués à étudier les conséquences des mass media dans la vie des individus. Ceci est le cas du chercheur anglais R.HOGGART (1971 :78) qui a étudié les conséquences de l'apparition massive des media dans une petite ville britannique. Il constate que ces moyens de communication ont certes produit des changements, mais qu'ils n'ont que peu modifié les attitudes et les valeurs des populations

En Afrique et précisément au Togo, des recherches sur l'influence des media ont fait l'objet d'analyses et d'études. Ainsi D.TIMSOGA, (1996), pour sa part, en privilégiant la télévision, montre que cette dernière a un impact direct sur le public togolais à cause de son rôle prépondérant dans l'information et la culture des individus.

Conciliant les deux théories, J. CAZENEUVE (1972) reconnaît quand bien même que les media nous font entrer dans une nouvelle forme de société très différente des sociétés traditionnelles ; ils ne le font pas en rupture avec les relations de base.

Dans la perspective d'une étude sur la relation entre jeunes et media, JACQUINOT (2002 : 247) traite de la question de l'influence qu'exercent les media, en l'occurrence, la télévision sur les jeunes. Selon lui, la réponse se détache d'une vision pessimiste pour une perception plus complexe du phénomène et s'intéresse davantage aux interrelations que les jeunes entretiennent avec ces nouvelles façons de voir et de penser le monde. L'introduction des mass media dans les sociétés contemporaines, outre leurs influences sur les perceptions des individus, bouleverse un ordre social établi.

Les mass media sont un facteur perturbateur de l'ordre social. L. PORCHER10(*) attribue aux media un caractère dangereux car ils dénaturent les relations interpersonnelles. Les media « contribuent à la ruine des cultures et accordent généralement une plus grande place aux guerres, aux querelles et à la violence en général ».

S'intéressant à la nature des images véhiculées par les mass media, E. SAMA, (1998) met en exergue le danger que représentent les salles de vidéo projection (SVP) pour le cinéma. A travers cette analyse, nous constatons que l'image médiatique a une influence sur le comportement de l'individu conduisant ainsi à des pratiques. L'analyse effectuée par l'auteur fait partie intégrante de la thématique de ce travail.

Sous un autre angle, G. NAPO (op. cit.) fait remarquer que les media détruisent les « valeurs culturelles et morales de nos sociétés africaines ».

Après les indépendances il y a de cela 40 ans, et grâce au cinéma, la culture occidentale nous est transmise par le biais des feuilletons. C'est dans cet ordre d'idée que le cinéaste sénégalais S.OUSMANE disait pour sa part qu' « à l'époque coloniale, la terre était occupée mais l'Homme, lui, avait l'esprit libre. Mais avec la télévision, c'est l'occupation mentale à l'intérieur de la case, on introduit une autre culture, une conception différente des choses. Le modèle de société proposé par les aïeux vole en éclat ».11(*)

Néanmoins pour notre part, nous ne pourrons à tort attribuer ce changement social aux media. Certes, ils ont contribué à la déstructuration des sociétés africaines basées sur l'homogénéité et le respect scrupuleux des valeurs morales admises au sein des sociétés. Mais au-delà, il faut aussi noter l'impact des facteurs internes du changement social qui ont aussi pesé dans ce processus de déstructuration.

En outre, nous pouvons aussi relever les bienfaits des media qui ont énormément contribué au processus de libéralisation de l'Afrique du joug de l'impérialisme à travers l'introduction de la presse écrite et de la télévision plus tard.

Les media n'ont pas seulement une influence négative, mais ils contribuent aussi à l'émancipation et au développement. Donc, ils sont un mal, mais un mal nécessaire pour l'individu.

Dans le processus de socialisation des individus, les media jouent aussi un rôle prépondérant. C'est ce qu'essaie de relever D. EKLU-NATEY (2001), dans son étude des salles de vidéo projection (SVP) dans la ville de Lomé. Il essaie de caractériser la contribution du cinéma dans le processus de socialisation de l'individu.

Dans le domaine scolaire, nul ne peut de nos jours ignorer l'importance des media dans la formation scolaire des apprenants. A travers la mondialisation, la télévision et encore plus de nos jours à travers l'internet, les élèves se connectent et sont au parfum des nouvelles dans les autres institutions scolaires du monde et aussi des programmes d'études vulgarisés à travers le Net.

C'est dans cette perspective que E. ADJOKE (1990), pour sa part, trouve que les media en l'occurrence la télévision, participent à la formation de la jeunesse par les différents programmes proposés. Sur un autre angle, L. DAMONE (2002) souligne dans ses analyses l'engouement de la population, surtout urbaine, en prenant le cas de la ville de Lomé pour les radios privées. Ces dernières s'expliquent surtout par la prise en compte plus ou moins sérieuse d'une panoplie de besoins à la fois psychologiques, sociaux, économiques, culturels, religieux et communicationnels.

Sans perdre de vue le thème central de notre étude qui traite de l'impact des mass media sur les pratiques corporelles, nous allons à présent mettre un accent particulier sur les techniques du corps et du mode d'habillement chez les jeunes.

V LES TECHNIQUES DU CORPS ET DU MODE D'HABILLEMENT

Nous voulons dans cette section comprendre les mécanismes par lesquels les individus en viennent à se servir de leur corps et aussi la manière dont ils s'habillent.

Avant de saisir les techniques du corps, D. LE BRETON (1993 ; 31, 36-37), définit le corps comme « une réalité changeante d'une société à l'autre » et dit surtout que le corps « n'existe pas à l'état naturel, il est toujours saisi dans la trame du sens ». Par là, il aborde le corps en tant que fruit d'une culture et de l'éducation. Pour lui, l'éducation peut se comprendre comme cet apprentissage des significations sociales. Ainsi, on peut retenir que l'éducation corporelle permet de comprendre comment les transformations de la motricité sont aussi l'effet de celle de « la corporéité ». L'éducation corporelle apparaît aussi à un autre niveau, celui des effets de la culture sur « la corporéité ».

« La corporéité » est définie par D. LE BRETON, comme « un phénomène social et culturel, matière de symbole, objet de représentation et d'imaginaire ». Elle est aussi le rapport que chaque individu entretient avec son propre corps, pour lequel il a intériorisé depuis sa prime enfance des usages, des significations et des normes sociales.

J-M. BROHM (1988 ; 22-40), se pose la question de savoir ce que c'est que le corps. A cette question, il répond que celui-ci est d'abord « un corps réel », c'est un objet qui se matérialise dans le temps et dans l'espace, donc qui est soumis aux lois de la physique, de la chimie et de la biologie.

Abordant le sens des rites du corps, J-M. BROHM les saisit comme constituant les pratiques qui agissent pour socialiser les individus en agissant sur leurs corps. Ces rites structurent les interactions avec notre corps et celui d'autrui. Ces pratiques sont codifiées, saturées de fantasmes et de mythes.

Parmi ceux-ci, nous avons les rites de marquages et d'identification du corps.

Le corps est au centre de la socialité comme l'a dit LE BRETON (1985) de « socialités corporelles ». Tout comportement peut se comprendre comme un ensemble significatif de manifestations corporelles. Celles-ci se caractérisent par leur inscription dans un ensemble de conventions sociales que les individus « reproduisent » sans en avoir conscience. Elles relèvent de ce que M. MAUSS (1936), nomme « les techniques du corps ». Celles-ci renvoient à des gestes codifiés.

M. MAUSS, essaie de définir les grandes étapes de l'acquisition des techniques corporelles qui se situent à deux niveaux : la petite enfance et l'enfance  et les techniques de l'adolescence. C'est à l'époque de la petite enfance et de l'enfance que se met en place l' « habitus » corporel qui est l'acquisition de la faculté d'user de son corps d'une certaine manière. L'adolescence étant le moment d'entrer dans la vie, c'est également d'une éducation corporelle, celui de l'initiation : des marquages sexuels, des usages du corps, des rites initiatiques, etc. Il définit les techniques du corps comme des faits sociaux, c'est-à-dire comme « les façons dont les hommes, société par société (...) savent se servir de leur corps », et il en propose la théorie. Ces techniques du corps qui varient selon les sociétés sont apprises, et non données immédiatement aux individus. L'apprentissage peut être un « enseignement technique » (comme l'apprentissage de la nage).

En nous penchant un peu plus sur le mode d'habillement de la jeunesse actuelle, s'il est vrai comme dit un adage : « l'habit ne fait pas le moine », nous dirons de nos jours que c'est par l'habit que l'on reconnaît le moine. L'habillement est une facette de la personnalité d'un individu.

En effet, il est à noter que des recherches dans ce domaine ne sont pas non plus abondantes ; mais nous avons réussi à en avoir quelques informations.

N. ELIAS (1973), a abondé ce thème en se posant la question : « comment peut-on être civilisé » ? Il s'est attaché à observer comment la notion de civilité est apparue en Europe occidentale et comment elle s'est imposée comme référence à propos des bonnes manières.

Il trouve le point de départ dans le traité de civilité publié par ERASME en 1530 qui va progressivement devenir la référence en matière de bonnes conduites. Pour ce dernier, le savoir vivre devient non seulement une manière de se comporter, mais il va fonder aussi les relations sociales. Ainsi la tenue vestimentaire doit être de rigueur, car elle porte les marques d'une distinction sociale.

Néanmoins, nos recherches sur le net concernant les jugements de valeur relatifs à l'habillement, ont fait l'objet de réflexions. Tous ces auteurs précités nous ont permis de cerner les contours de notre sujet de recherche afin de formuler le cadre conceptuel de la présente recherche. Nous pensons que la présente étude viendra renforcer ces études déjà existantes et permettre à d'autres de s'en servir à des fins qui leur seront utiles.

DEFINITION DES MOTS-CLES ET DES CONCEPTS UTILISES

Il est très important de définir certains concepts afin de permettre une bonne compréhension de notre recherche. Ainsi E. DURKHEIM (1986 :34) dit que « toute investigation scientifique porte sur un groupe déterminé de phénomènes qui répondent à une même définition. La première démarche du sociologue doit donc être de définir les choses dont il traite, afin que l'on sache et qu'il sache bien de quoi il est question ». Pour ce faire, attelons-nous à définir les concepts suivants :

Le corps :

Vient du latin « corpus, corporis ». C'est un ensemble des membres et des organes qui constituent la partie matérielle d'un être animé, spécialement d'un être humain. Ce corps est généralement recouvert par la peau qui sert de lien entre le corps et le monde extérieur. C'est une identité biophysique et sociale, support des sens et lieu de production sociale et mécanisme d'apprentissage.

Selon la définition de J-M BROHM, le corps est avant tout un objet. Il se définit par sa matérialité. Il est situé dans le temps et dans l'espace, soumis aux lois de la physique, de la chimie et de la biologie. C'est un corps organique, un corps objectif de l'anatomie et de la physiologie. Un corps est fait d'os, de muscles, de chair, mais aussi des nerfs, d'organes, etc.

La corporéité :

Est définie par D. LE BRETON comme « un phénomène social et culturel, matière de symbole, objet de représentation et d'imaginaire ». Elle est aussi le rapport que chaque individu entretient avec son propre corps, pour lequel il a intériorisé depuis sa prime enfance des usages, des significations et des normes sociales.

Le changement social :

La définition souvent retenue est celle de G. ROCHER: le changement social est « toute transformation observable dans le temps, qui affecte, d'une manière qui ne soit pas que provisoire ou éphémère, la structure ou le fonctionnement de l'organisation sociale d'une collectivité donnée et modifie le cours de son histoire ».12(*) Les sociologues qui traitent du changement social l'inscrivent dans le court ou le moyen terme. En tout état de cause, le changement social diffère de l'événement social. Ce dernier peut être une élection, une grève, une manifestation, un débat dans une assemblée, etc. Chacun de ces événements est un point d'orgue dans la vie d'une communauté, d'une entreprise, d'une organisation ou d'une institution. Mais cet événement peut n'avoir aucun effet sur la vie de celles-ci (remplacement d'un personnel politique par un autre, statu quo des positions des parties en conflit, etc.), et ne relève donc pas du changement social : un nouvel équilibre, après les perturbations, remplace l'ancien équilibre sans que soient modifiées les caractéristiques du système global.

Le développement :

C'est toute action menée par un pays, une organisation ou une personne et ou un groupe de personnes dont l'objectif est de modifier positivement les conditions de vie économiques, sociales, et culturelles d'une entité, population, communauté , etc.

Pour F. PERROUX (1961), le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rendent apte à faire croître cumulativement et durablement son produit réel global.

C'est le passage d'une situation jugée non satisfaisante à une situation satisfaisante. C'est aussi un changement de la communauté par elle-même à partir de ses propres moyens et outils. Ainsi on parle de nos jours du développement humain durable (DHD) et du développement participatif.

Le développement humain durable (DHD) :

C'est une forme de développement qui non seulement engendre la croissance économique mais aussi en répartit équitablement les fruits. Il donne la priorité aux pauvres et élargit leurs libertés et leurs possibilités. Bref, c'est un développement axé sur l'homme, le genre, etc, d'où le concept de « développement humain durable (DHD). Ainsi dira BRUNDTLAND (1987)13(*) : «le développement humain durable est un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Le développement local participatif :

Il n'existe pas une théorie du développement local participatif, mais on peut retenir que celui-ci est le résultat d'un processus où il est conféré au niveau local territorial une double fonction de production et de régulation, permettant à la communauté de se prendre en charge. Selon A. TOURAINE, le développement local procède « d'une démarche de concertation associant une diversité de partenaires oeuvrant dans des secteurs d'activités différents pour promouvoir une diversification et un enrichissement des activités économiques, sociales et culturelles à partir de la mobilisation des ressources et des énergies du territoire concerné ».

La publicité 

Etymologiquement, le mot publicité vient du latin « publicus » qui signifie « ayant trait à l'Etat ». En fait, chez les Grecs et les Romains, la publicité s'apparentait à des informations électorales et commerciales.

Elle est l'ensemble des techniques et des moyens utilisés par une entreprise pour faire connaître son nom et les produits qu'elle fabrique ou qu'elle distribue. Son objectif principal est de faire vendre et acheter, et plus précisément, de faire connaître. L'existence d'un produit à un public, le plus large possible.

On attribue trois formes à la publicité :

L'annonce commerciale :

La publicité est un lien entre le producteur et l'acheteur. Ses objectifs sont alors de faire connaître un produit, une entreprise, un service et d'accroître sa notoriété, de valoriser son image, d'entraîner l'achat et de fidéliser les consommateurs.

L'annonce sociale ou d'intérêt général

Ses objectifs ne sont plus « marchands », mais il s'agit de présenter des thèmes généraux ou humanitaires, en informant et en sensibilisant le consommateur. Donc, cette publicité ne cherche pas à faire vendre ou acheter, elle vise à aider l'Etat à communiquer avec les citoyens.

L'annonce financière

La publicité financière a pour objet de répondre aux obligations légales de publication des résultats de l'entreprise cotée en bourse, et encore de favoriser l'introduction de nouvelles sociétés ou d'une nouvelle fraction de capital.

Les différents acteurs dans la création d'un message publicitaire :

L'élaboration d'une campagne publicitaire réclame l'intervention de quatre éléments principaux:

1- L'annonceur : c'est celui qui commandite la campagne de publicité, il est le représentant du produit ou d'une marque. ;

2- L'agence de publicité : c'est elle qui imagine et réalise la campagne.

Elle conseille le client (l'annonceur) grâce à ses commerciaux ou chefs de publicité. Elle crée et conçoit la campagne grâce à ses créatifs. Enfin, elle choisit le support et achète l'espace publicitaire auprès du média retenu grâce à ses acheteurs d'espaces ;

3- La centrale d'achat d'espaces : c'est une société mandatée par une agence de publicité pour acheter de l'espace publicitaire ;

4- Les supports : il y en a cinq principaux : la presse, l'affichage, la télévision, la radio et le cinéma ; ils sont choisis en fonction du client, du budget, de leur particularité...

Les mass média :

C'est l'ensemble des moyens et techniques dont un Etat se sert pour informer, former et sensibiliser ses citoyens. Ce sont des moyens de diffusion de masse. Il renvoie au terme de communication de masse et met l'accent sur l'aspect instrumental de la transmission.

Induire :

C'est un verbe qui vient du latin « inducere » qui veut dire amener dans, conduire à. Induire veut aussi dire inciter à faire telle ou telle chose.

Le film :

Mot anglais qui signifie « pellicule ». Il est une oeuvre cinématographique dans laquelle jouent des « acteurs » qui interprètent des scénarios. Généralement, les films mettent en exergue le vécu quotidien et un idéal à atteindre.

Le feuilleton :

C'est une production cinématographique (films) subdivisée en plusieurs épisodes de 15, ou 20 à 30 minutes.

Le milieu urbain :

Il est l'ensemble des conditions naturelles (géographiques, climatiques, etc.), intellectuelles, morales, culturelles et sociales qui régissent la vie des êtres humains en ville. C'est l'être humain et tout ce qui l'entoure présentant les caractéristiques d'une ville.

Le milieu urbain se caractérise par une densité importante d'habitat et par un nombre élevé de fonctions qui s'organisent en son sein. C'est le centre des activités secondaires et tertiaires et le cadre d'activités sociales et culturelles importantes.

Les jeunes :

C'est un ensemble d'individus, filles et garçons, supposés constituer une catégorie sociale ou former un milieu distinctif de celui des adultes. Selon A. KOFFI AKPE-DJE (2002), un adolescent est une personne âgée de 10 à 19 ans. Les jeunes sont des personnes de 10 à 24 ans. Le terme jeunesse regroupe ces deux catégories de personnes

Dans cette étude, les jeunes sont un regroupement des personnes de 10 à 30 ans.

* 9 LAZARSFELD, P. et KATZ, E., Personnal influence. The part played by poeple in the flow of communication, Glenco, Free Press, 1960

* 10 PORCHER L. , Vers une dictature des media, Paris, Hatier, 1976.

* 11 www.actualities.ehess.fr

* 12 ROCHER, G. , Introduction à la Sociologie Générale, Tome II : L'Organisation Sociale, HMH, L'été 1976.

* 13 Mme BRUNDTLAND est ex-premier Ministre norvégien, Responsable de la Word Commission on Environment and Developpment, d'où le rapport « Notre Avenir à tous » de 1987.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault