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Contribution à  l'élaboration d'une méthodologie de participation publique à  l'étude d'impact environnementale des projets d'aménagement et industriels: cas du parc de Caracol en Haà¯ti.

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par Felix Junior RONY
Institut Latino-américain des sciences du Pérou - Maà®trise en étude d'impact environnemental 2012
  

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CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE, CADRE D'ANALYSE ET METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

Le concept de la participation citoyenne est intimement lié à celui de la démocratie (Bellilna et al, 2008). Originellement, la démocratie est venue consacrée le principe de la participation des citoyens au choix de leurs représentants (Villemeur et Magro, 2007). Avec l'évolution et la modernité, la démocratie implique la participation des citoyens au choix des leaders, à la conception des programmes et politiques publiques, à leur mise en oeuvre et à leur évaluation (Coote, A. et al, 1997; Bellilna et al, 2008). La question de la participation citoyenne a été soulevée de façon itérative dans plusieurs forums de débats et surtout au cours de la réflexion approfondie autour de la thématique de la décentralisation et du partage du pouvoir (Arnstein, 1969; Austin, J., Stevenson, H. et Wei-Skillern, J.2006). En principe, le peuple, mandant primaire, doit être au centre du processus décisionnel dans toutes les étapes de la vie d'un pays notamment celles qui marquent un tournant décisif dans le mode de fonctionnement d'un territoire. Le cas de la construction du parc de Caracol est en ce sens un exemple très intéressant car selon les spécialistes de l'Evaluation environnementale il serait un récent cas d'échec du mécanisme de participation du public au processus décisionnel.

La présente recherche porte sur les dispositifs institutionnels de participation dans le domaine de l'environnement. À l'instar d'autres domaines d'intervention de l'Etat, nous assistons en Haïti depuis la fin des années 1980, à l'émergence de nouveaux modes de gestion de l'environnement. Parmi ces modes on retient celui de plus en plus exigé des bailleurs de fonds internationaux à savoir l'Etude d'impact environnemental

Dans ce domaine spécifique la plupart des processus mis en place par plus d'une centaine de pays et d'organisations à travers le monde comportent des dispositifs de participation. Les modalités varient d'une juridiction à l'autre notamment en ce qui concerne l'identification des acteurs, l'ampleur et le moment de la participation (Elliott et Williams, 2008). La plupart comporte de rendre public l'information sur le projet, certaines prévoient la possibilité de tenir de consultations sous forme de contacts informels, d'ateliers, de groupes consultatifs, de questionnaires ou d'assemblées publiques, et récemment, on a vu apparaitre des processus de négociation et de collaboration multipartite (Mahoney, Potter et al. 2007; Wright, Parry et al. 2005) suite à l'introduction de la médiation et des comités de suivi environnemental.

1.1.-Les projets de développement industriel entre bénéfices et coûts sociaux

Certaines décisions marquent l'histoire d'un territoire. Celles entourant l'implantation de grands complexes industriels en font partie et c'est le cas de la construction du Parc industriel à Caracol dans le Nord-est d'Haïti non loin de la frontière entre Haïti en la République Dominicaine. De telles infrastructures entraînent en effet des changements importants dans les territoires habités (Gauthier, 1998 ; Gagnon 2010). Ces changements concernent tout autant l'économie que l'occupation du territoire, les pratiques sociales liées à la nature, la qualité de l'environnement, la santé publique ou le paysage par exemple. Certains sont souhaités, d'autres sont redoutés. Certains sont bien connus, d'autres prêtent à débat.

Historiquement tolérés au nom du progrès et de la croissance économique, plusieurs projets soulèvent de plus en plus de questionnements, voire d'oppositions. Comme le rappellent les contestataires : les projets présentés au nom du développement n'apportent pas seulement des bénéfices, ils ont aussi des coûts (Potter et al. 2007 ; Wright, 2005 ; Gillis, 1999). De plus, ceux-ci ne sont pas répartis également sur les territoires et dans les populations. Dans un contexte où les sociétés sont traversées par des valeurs et des intérêts variés (Gagnon, 2010), où des demandes sociales parfois contradictoires et mouvantes sont exprimées (Sauvé, 2007), les décideurs publics, locaux comme nationaux, font parfois face à des dilemmes.

Divers outils ont été mis en place pour éclairer leur travail, comme celui de l'étude d'impact environnemental (EIE). Introduite en 1969 aux États-Unis, la procédure formelle et légale est désormais adoptée dans plus d'une centaine de pays (Elliott et Williams, 2008 ; Kemm, 2005 ; Douglas, 2001 ; Gillis, 1999 ; Mahoney, Potter et al. 2007; Wright, Parry et al. 2005).

Elle est aussi régulièrement exigée par de grandes institutions financières (Banque Mondiale, Banque Interaméricaine de Développement). En Haïti, depuis 1985, il est fait l'obligation à « [tout promoteur]... ou maître d'ouvrage de tout projet d'aménagement, d'ouvrage, d'équipement ou d'installation qui risque, en raison de sa dimension, de sa nature ou des incidences des activités qui y sont exercées sur le milieu naturel, de porter atteinte à l'environnement est tenu de réaliser, selon les prescriptions du cahier des charges, une étude d'impact permettant d'évaluer les incidences directes ou indirectes dudit projet sur l'équilibre écologique de la zone d'implantation ou de toute autre région, le cadre et la qualité de vie des populations et des incidences sur l'environnement en général (...) » (Article 253, Titre IX, Chapitre II De l'Environnement) sous l'autorité du Ministère de l'Environnement (MDE).

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius