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Analyse du développement de la zone commerciale de périphérie Avignon nord - étude de la stratégie des acteurs privés et du rôle des pouvoirs publics.

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par Laurent GIRARD
Institut d'urbanisme et d'aménagement régional d'Aix-en-Provence - Master 2 urbanisme et aménagement spécialité projet urbain et action opérationnelle 2011
  

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Conclusion de la quatrième partie :

La zone commerciale peut-elle s'inscrire dans un projet de ville durable ?

Les activités commerciales sont dépendantes de leurs conditions d'accessibilité. De ce fait, les politiques de déplacements peuvent modifier la compétitivité des différents pôles. Elles doivent donc s'inscrire dans un projet global qui fédère l'ensemble des partenaires publics. Les acteurs privés ont les capacités de s'adapter à un tel projet, malgré certaines réalités économiques. Mais pour cela, il doit y avoir un certain consensus entres les différentes structures publiques.

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CONCLUSION GENERALE

L'étude de la stratégie des acteurs privés nous a montré qu'ils ont su créer de nouvelles formes de commerce pour s'adapter aux nouveaux modes de vie des consommateurs. Le fonctionnement du commerce de périphérie s'est ainsi appuyé sur l'essor de la voiture individuelle. Il a ainsi largement bénéficié du développement du réseau routier engagé par l'Etat.

En effet, la mise en place des rocades et autres contournements a permis d'accroître la zone de chalandise du pôle commercial Avignon Nord. Les espaces périurbains se sont également développés, augmentant ainsi son potentiel de clientèle. Les flux routiers ont progressivement augmenté et les enseignes en ont profité pour se faire connaître, en utilisant la visibilité depuis les voies rapides. Il y a ainsi eu une montée en puissance de l'affichage publicitaire toujours plus grand et toujours plus voyant. Ce phénomène a entrainé la banalisation et la dégradation des entrées de ville.

Au fur et à mesure que les flux augmentaient et que les temps de parcours en voiture diminuaient, le potentiel commercial s'est trouvé valorisé. Il y a donc eu un développement de la surface de vente de la zone commerciale. Son poids économique s'est renforcé car le nombre d'emplois et le montant des divers impôts ont augmenté.

Les collectivités locales sont ainsi devenues dépendantes du commerce de périphérie. Le législateur a tenté de limiter cet essor de la grande distribution qui affaiblissait les centres-villes, mais en vain. Le commerce traditionnel s'en est trouvé très affecté aussi bien dans les communes rurales que dans les villes centres. Le pouvoir donné aux élus locaux de contrôler les implantations grâce à un système d'autorisations préalables a échoué. En effet, les maires ont été séduits par l'essor économique et par les ressources fiscales liées au commerce périphérique.

Le commerce a longtemps été régi indépendamment des autres politiques urbaines et les réflexions intercommunales ont été mineures. Les élus n'étaient donc pas guidés par un projet urbain d'ensemble et la zone commerciale Avignon Nord s'est développée sans réel contrôle.

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La situation est aujourd'hui compliquée car le site est devenu un espace dominé par l'automobile. Les habitants se retrouvent dans une situation de dépendance automobile, même pour réaliser leurs achats les plus basiques. Les différentes fonctions urbaines sont séparées par des voies routières à grande vitesse qui rendent difficiles la mise en place de cheminements doux. Les lotissements commerciaux de périphérie ne sont pas adaptés à la desserte en transports en commun et en modes doux car ils manquent de densité et que les produits vendus sont souvent encombrants. La mobilité durable doit donc s'accompagner d'un changement de la forme de commerce.

Il est difficile pour les collectivités locales d'impulser un tel bouleversement des pratiques dans un système économique qui fonctionne et sur des terrains qui sont entièrement privatisés. Aujourd'hui, il semble que la volonté générale ne soit plus de promouvoir des politiques drastiques mais plutôt de développer la concertation. Les acteurs publics doivent définir un projet urbain clair et stable et le marché doit avoir une certaine liberté du moment qu'il respecte les règles fixées par la collectivité.

A long terme, les politiques de transports pourraient entraîner un repositionnement du commerce, si elles arrivent à modifier les flux. Pour cela, il faut à la fois favoriser l'utilisation des transports en commun et restreindre l'usage de la voiture individuelle. De telles mesures ne peuvent être prises que s'il y a une volonté simultanée de limiter le commerce de périphérie, la périurbanisation et le trafic automobile. Plus que jamais, le commerce doit donc être intégré dans un projet urbain global, qui fédère l'ensemble des thématiques et des acteurs.

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