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Ouverture et défis de compétitivité - cas de la Tunisie (optique globale)

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par Yassine AYADI
Faculté des sciences économiques et de gestion de Tunis - Maà®trise en sciences économiques - Spécialité: croissance et politique économique  2003
  

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3-2 / Compétitivité dynamique :

La compétitivité dynamique doit être distinguée de la compétitivité statique (ou compétitivité structurelle) par le fait qu'elle est basée sur des facteurs hors prix et tient à ce qu'un producteur se maintient ou progresse sur un marché en raison de la nature de ses produits (l'électronique Japonaise, la haute couture Française...), elle dépend de facteurs tels que les performances des produits vendus, la fiabilité, l'image de marque, les conditions de financement ou de consommation...

Les prix jouent un rôle secondaire et une baisse (hausse) des prix dans le cadre d'une dépréciation (appréciation) de la monnaie a peu d'impact sur la compétitivité.

Il apparaît donc évident que les piliers de cette compétitivité est la réalisation d'économies d'échelle, source d'avantage de coût ,d'une part, la recherche et l'innovation technologique, source de différenciations des produits, d'une autre part.

A/ L'économie d'échelle

D'une manière générale, on peut dire que les rendements d'échelle sont croissants lorsque la production augmente dans des proportions plus importantes que les quantités d'intrants ou de facteurs de production mis en oeuvre.

En fait, il existe deux types de rendements d'échelle : Interne et Externe.

C Les rendements d'échelle sont dits internes à l'entreprise lorsqu'ils sont limités à l'effet des quantités d'intrants utilisées par une firme donnée sur sa propre production uniquement. En réalité, la réalisation d'économies d'échelle, est à l'origine, dûe à l'existence du phénomène d'indivisibilité lié à la nature de production, puisqu'il y a indivisibilité chaque fois que la capacité de production en termes d'équipements ou d'autres types d'intrants ne peut être adaptée au volume de production souhaité.

C Les rendements d'échelle sont dits externes à l'entreprise lorsque le coût par unité dépend de la dimension de l'industrie et non nécessairement de la dimension d'une firme quelconque en particulier. Ces économies, lorsqu'elles sont étendues, permettent pour un pays possédant au départ une industrie importante, de maintenir son avantage même si un autre pays pourrait potentiellement produire les mêmes biens à un coût plus faible.

B/ Différenciations des produits et avantages technologiques

Il est clair que la compétitivité-prix de certains pays en voie de développement a obligé les pays riches à développer la compétitivité structurelle qui est relative aux caractéristiques intrinsèques du produit comme sa qualité, le degré d'innovation qu'il renferme, la notoriété de la marque ...

En fait, pour maintenir sa position compétitive, une entreprise doit diversifier ses produits, c'est à dire elle doit être à l'écoute des besoins et attentes de ses clients, cela peut être aperçu de deux façons :

1) Une différenciation verticale des produits : entendu comme une offre de gamme complète de produits, adaptée à la diversité des revenus ;

2) Une différenciation horizontale et ce dans l'objectif de contenir la diversité des goûts.

Il va sans dire que l'avantage technologique exprimé essentiellement par l'innovation et le progrès technique, constitue un acquis pour les pays avancés qui va leur servir à maintenir leur compétitivité et leur hégémonie économique et donc creuser l'écart en matière de développement avec les pays suiveurs.

Toutefois, ce schéma peut déboucher sur une analyse en terme de cycle de vie des produits. En effet, si un produit est lancé dans un pays qui l'a crée (il s'agit généralement d'un pays développé jouissant d'un potentiel d'innovation) puis, exporté lorsque la demande s'accroît, vers des pays d'égal niveau de développement. Ensuite, la production une fois normalisée, la recherche d'économies sur les coûts peut justifier une délocalisation de la fabrication dans des pays où la main d'oeuvre est bon marché, qualifiée et disciplinée.

La délocalisation peut ne concerner que certains segments d'activités : première transformation, montage, centres de recherche, réseaux de distribution, sièges sociaux (dans les paradis fiscaux), etc. Les inégalités de développement entre nations dépendent alors de l'importance de la valeur ajoutée par chaque segment et de ce qu'il en restera sur place comme contre partie en revenus (salaires, profits et intérêt).

Le rattrapage des pays en voie de développement apparaît donc comme l'accumulation du capital en vue d'acquérir dans un premier temps, les moyens d'adaptation et d'imitation technologique puis, vient l'innovation proprement dite dans un objectif ultime de se tailler définitivement une part dans un marché mondial où la concurrence est de plus en plus rude.

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