WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Analyse et gestion du risque dans le système bancaire: cas du risque monétique et de la monnaie électronique au Sénégal

( Télécharger le fichier original )
par Ulrich Evrard LEYINDA LEKINGANI
Académie Sherbrooke Dakar - Master européen en management et stratégies financières 2011
  

précédent sommaire

CONCLUSION

En somme, nous pouvons dire que le secteur de la monétique et de la monnaie électronique a des perspectives intéressantes dans l'UEMOA en général, et au Sénégal en particulier. En effet, l'importance que revêt ce secteur dans la dynamisation des échanges et le renforcement de la compétitivité au niveau sous régional et mondial nous commandait de nous y intéresser de plus prêt. Cependant le caractère quasi nouveau de ces nouveaux moyens de paiement méritait que l'on s'interroge sur les risques potentiels liés à leur utilisation, dans une otique de protection et de stabilisation de l'économie. Pour ce faire, nous avons analysé les risques d'utilisation de la monétique et de la monnaie électronique dans les systèmes de paiement au Sénégal, en nous fixant trois objectifs à l'intérieur desquels nous avons tiré les trois hypothèses suivantes :

v L'utilisation par les banques de la monétique et de la monnaie électronique peut être source de conflits entre les différents acteurs des transactions monétaires et financières au Sénégal.

v L'utilisation par les banques de la monétique et de la monnaie électronique pose le problème de sécurisation des systèmes et moyens de paiement au Sénégal.

v Les risques de défaillance du réseau d'une banque dus à l'utilisation de la monétique et de la monnaie électronique ne peuvent pas affecter l'ensemble du système de paiement interbancaire au Sénégal.

L'analyse de ces hypothèses nous amène à conclure que les différents risques liés à l'utilisation de la monétique et de la monnaie électronique sont plus ou moins mis sous contrôle par la BCEAO et le GIM-UEMOA au Sénégal en particulier, et dans la sous région de l'UEMOA en général. En effet, les résultats de notre étude démontrent que ces risques interviennent à différents niveaux. D'abord au niveau juridique, ensuite au niveau de la sécurité des systèmes et moyens de paiement, et enfin au niveau de l'ensemble du système bancaire et financier du Sénégal et de la sous région.

Au demeurant l'étude des risques juridiques montre que la plupart sont issus des risques opérationnels relatifs à la fraude, à travers les tentatives d'intrusion dans le système, d'usurpation d'identité ou de blanchiment d'argent qui est un risque réel même si, le GIM n'a à ce jour enregistré aucun procès, ni procéder à l'arrestation d'un fraudeur. Le GIM a juste enregistré quelques tentatives d'intrusions issues d'une fraude importé, et quelques réclamations d'ordres opérationnelles de ses membres sur l'utilisation de la plate forme de paiement du GIM.

Par contre la sécurité des systèmes et moyens de paiement du GIM est fiable, en ce sens qu'il utilise les dernières technologies en la matière telles que la connexion par le réseau V-SAT, VPN ou l'utilisation de la norme EMV, pour la sécurité des cartes prépayées du GIM-UEMOA.

Par ailleurs, la gestion du risque systémique est assurée en amont par le GIM et en aval par la BCEAO. Ce qui garantie un double niveau de sécurité du système qui favorise la stabilité de l'ensemble du système bancaire et financier du Sénégal en particulier et de l'UEMOA en général. Cela nous amène à confirmer nos deux premières hypothèses et à infirmer la dernière. Toutefois, l'insuffisance de la maîtrise du système monétique et de la monnaie électronique, l'insuffisance de membres connectés au réseau GIM liés aux travaux y relatifs et l'absence d'outils de gestion fiable des risques de fraude internes, nous a amené à émettre les quelques recommandations suivantes : renforcer les capacités de gestion des différents acteurs de la monétique et de la monnaie électronique ; vulgariser et négocier davantage le service délégataire, et l'accélération de la mise en place de la norme PCI-DSS pour une meilleur gestion des risques de fraudes aussi bien internes qu'externes.

Néanmoins, la monétisation de l'économie Sénégalaise demeure relativement faible comparée à celle de la Tunisie, de la Corée du Sud, de l'Afrique du Sud, de la Malaisie et de la plupart des pays de l'OCDE à revenu élevé. En revanche, l'économie du Sénégal est plus monétisée que celle de la Côte d'Ivoire, du Costa Rica, de la plupart des pays de la CEDEAO et de la majorité des pays d'Afrique subsaharienne à revenu moyen ou inférieur.

En outre la seule question que nous nous posons actuellement est de savoir ce qui suit : la monétisation des économies de l'UEMOA n'augmente t-elle pas par voie de conséquence, la vitesse de propagation ou de contagion de l'économie sous régionale en cas de crise financière ?

BIBLIOGRAPHIE

précédent sommaire







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.