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La protection juridique de l'environnement en droit burundais: cas des forêts

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par Clémentine Bazombanza
Université Martin Luther King de Bujumbura - Licence en droit 2011
  

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§.3. Institut Géographique du Burundi

Sauvegarder l'environnement, c'est d'abord avoir des données suffisantes et fiables sur son comportement. C'est dans cette optique qu'a été créé par décret N°100/146 du 30 Septembre 1980 l'Institut Géographique du Burundi (IGEBU). L'Institut comprend 2 départements techniques dont le département de l'hydrométéorologie et de l'agrométéorologie. Celui-ci a entre autres missions le rassemblement, le contrôle, l'analyse, la conservation, la diffusion et la publication des données hydrométéorologiques. C'est-à-dire une banque de données hydrologiques et climatologiques50(*).

L'IGEBU dispose d'un système d'observations climatologiques et hydrologiques comportant le réseau climatologique partiellement fonctionnel, le réseau synoptique dont la station synoptique de Bujumbura aéroport étant le Centre Météorologique National et le réseau hydrologique avec de stations en bon état évaluées à 75%. Il dispose d'un système de collecte, traitement et diffusion des données et faite à partir des données stockées dans la banque des données. A l'IGEBU, il existe un système de communication interne composé de radios BLU (SSB) pour la collecte des données nationales en temps réel et un système de communication régional permettant l'échange des données du Burundi avec l'extérieur sur un réseau de l'OMM appelé « Global Telecommunications System (GTS) »51(*).

§.4. Département des forêts

Le département des forêts s'occupe de la gestion des forêts artificielles sous la supervision de l'unique Direction Générale du Ministère ayant les forêts dans ses attributions. Il comprend, en plus de la Direction, le service de gestion et aménagement du patrimoine forestier national, le service du développement et extension des ressources forestières et le service des inspections régionales des eaux et forêts52(*).

Selon le rapport 2001 du département des forêts, la forêt burundaise est constituée de multiples boisements artificiels privés et publics, des forêts et des formations naturelles. Elle emblaverait une superficie de 85.445 hectares de boisements domaniaux. La grande partie étant occupée par l'agroforesterie. Les boisements d'une superficie inférieure à 10 hectares sont dits « communaux » et ceux de superficie supérieure à 10 hectares sont appelés « domaniaux »53(*).

L'objectif quantitatif visé était d'atteindre 20% du territoire national boisé en l'an 2000. Avec les efforts engagés, le taux de couverture forestière nationale qui était de 3% en 1978 est passé à 8% en 1992. Cependant, la guerre qui prévaut dans le pays depuis 1993 a contribué à la dégradation des ressources forestières. Ainsi, le taux de couverture forestière est aujourd'hui (2011) estimé à 5%. Situation de la gestion des forêts communales et communautaires au Burundi.54(*)

* 50 Ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Environnement et du Tourisme, Bulletin : SOS-Environnement n°004, 24/12/2004

* 51 MEEATU, 2ème Communication sur les Changements Climatiques, Bujumbura, 2010, p.21

* 52 BIGAWA S. et NDORERE V., RIFFEAC/FAO : Evaluation des besoins en matière de formation forestière

au Burundi, Sept 2002, p.19

* 53 GAHENGERI G., NDIHOKUBWAYO A., Situation de la gestion des forêts communales et communautaires au Burundi, Congrès sur les forêts communales, Yaoundé, 2011, p.2

* 54 Ibidem

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