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Contribution à  l'amélioration du niveau des dépenses d'infrastructures routières pour soutenir la croissance économique au Bénin.

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par Gbêdôssou Fidèle AYIKPA
Université dà¢â‚¬â„¢Abomey-Calavi / Ecole Nationale dà¢â‚¬â„¢Economie Appliquée et de Management (ENEAM /UAC) - Licence Professionnelle 2010
  

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4.1.2 Présentation et analyses des résultats du MCE

4.1.2.1 Présentation des résultats du MCE

La représentation à correction d'erreur proposée par Engle et Granger se déroule en deux étapes :

? 1ère étape : Estimation de la relation de long terme

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Réalisé par Fidèle G. AYIKPA et Patrice DOMINGO

Contribution à l'amélioration du niveau des dépenses d'infrastructures routières pour soutenir la croissance économique au Bénin

Dans l'estimation de la relation de long terme, nous avions eu recours à trois variables auxiliaires D94, D95 et D87 pour marquer respectivement la dévaluation du FCFA intervenue en 1994 et les effets observés tout juste au lendemain de celle-ci puis l'instabilité politique observée en 1987.

Le tableau résumant l'estimation de la relation de long terme figure à l'annexe 8-1. La relation de long terme est :

LPIB = 12.3703387295 + 0.0976757817229*LDEP +
0.141344121723*LCAP_PRIV + 0.408309969015*LMHAT - 0.124387199015*D94

- 0.141389408299*D95 (1)

? 2ème étape : Estimation de la relation du modèle dynamique (court terme)

Le tableau présentant l'estimation de la relation du modèle dynamique figure à l'annexe 8-2. La relation de court terme est :

D(LPIB) = 0.0338672105856 + 0.019170235293*D(LDEP) - 0.0536708208967*D(LMHAT) + 0.0645473210285*D(LCAP_PRIV) - 0.121887377856*RESIDMLT(-1) - 0.0473215025696*D94 - 0.053269463606*D87

4.1.2.2 Validation et analyses des résultats du MCE

4.1.2.2.1 Validation du MCE

Il s'agit dans cette rubrique de passer en revue trois points principaux à savoir : la qualité globale de l'ajustement, la qualité individuelle des estimateurs et enfin la qualité des résidus.

Pour se prononcer sur la qualité globale de l'ajustement dans le cas de la relation de long terme, nous avons fait recours à la probabilité de la F-statistique de Fisher fourni par le logiciel Eviews. Dans le présent cas, cette probabilité est inférieure à 5% (0.000000) : l'hypothèse de nullité de tous les coefficients est donc rejetée et par suite la relation de long terme est globalement significative. Ce résultat est conforme à la valeur de la statistique R2 (0.966492) qui renseigne lui aussi sur la qualité de l'ajustement selon qu'elle soit proche de l'unité. De plus, à partir du tableau d'estimation de la relation de long terme, on remarque que tous les estimateurs sont significativement différents de zéro (0) dans la mesure où les probabilités

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Réalisé par Fidèle G. AYIKPA et Patrice DOMINGO

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correspondantes à chacun d'eux sont inférieures au seuil critique de 5% (voir annexe

8-1).

En ce qui concerne la relation de court terme, on ne saurait seulement se lancer sur la significativité du coefficient du terme de rappel [residmlt(-1)] pour accepter le modèle à correction d'erreur. En effet, ce coefficient est significativement négatif ; ce qui permet de ne pas rejeter la relation de court terme. Cependant, il s'avère aussi indispensable de tenir compte des significativités globale et individuelle des estimateurs. Lorsqu'on se réfère aux probabilités associées aux différents paramètres estimés dans le modèle de court terme, on conclut facilement que ces derniers sont significatifs aussi bien individuellement que collectivement sauf le facteur travail (voir annexe 8-2). La relation de court terme est donc globalement significative. Par ailleurs, les résidus sont normaux, non autocorrelés et enfin homoscédastiques car les probabilités des différents tests fournies par le logiciel Eviews sont supérieures à 5% (voir annexe 9). Quant à la stabilité du MCE, elle est testée au moyen du « CUSUM Test » et du « CUSUM of squares Test ». Les deux tests révèlent que notre modèle est structurellement et ponctuellement stable, car la courbe ne coupe pas le corridor (voir annexe 9).

4.1.2.2.2 Analyses économiques des résultats

Les résultats des estimations de l'équation 1 montrent que les variables retenues expliquent à 96,64% l'évolution du PIB réel à long terme ; c'est-à-dire qu'elles ont une influence sur la variable expliquée. Il convient également de signaler que les résultats obtenus sont ceux attendus puisque les signes de tous les coefficients sont positifs et sont conformes à ceux prédits par la théorie économique. L'élasticité du capital routier est de l'ordre 0,097, ce qui est proche de celle qu'avaient trouvé Khanam (1996) au Canada et Kwandjeu Kuitcha (2005) au Cameroun. En revanche, ces résultats s'inscrivent également dans la moyenne de ceux obtenus par les auteurs travaillant en panel.

Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, une augmentation de 1% des dépenses d'infrastructures routières contribuera à augmenter à long terme le PIB du Bénin de 0,097%. Ce qui signifie que les dépenses d'infrastructures routières influencent significativement la croissance du PIB à long terme. La relation de long terme indique

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Réalisé par Fidèle G. AYIKPA et Patrice DOMINGO

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également qu'une augmentation de 1% du stock de capital privé entraînera une hausse de 0.141% du PIB.

Les dépenses d'infrastructures routières jouent donc un rôle décisif dans le processus de croissance économique au Bénin. Ainsi, pour doper la croissance, il serait nécessaire de créer les conditions favorables pour attirer l'investissement privé. Ces conditions se résument entre autres au renforcement des infrastructures publiques en général et celles liées au transport en particulier. Pour cela, l'Etat se doit tout d'abord d'accompagner les forces du marché en adoptant une perspective stratégique, un mode de gestion des systèmes d'infrastructures et un cadre réglementaire favorable à la modernisation et au développement des infrastructures. Cela suppose notamment de planifier les besoins en matière d'investissements et d'identifier les projets rentables auxquels le secteur privé pourrait être associé. Cependant, le secteur privé doit aussi jouer un rôle moteur dans le processus de croissance ; et ceci en renforçant les capacités de production de l'économie d'où l'importance d'accroître les investissements privés.

Le coefficient positif du niveau de l'emploi peut également être justifié par le fait que l'économie béninoise reste encore largement dominée par le secteur agricole ; celui des petites unités de transformation mais aussi par le secteur informel qui, avec la crise économique, aurait pris une importance croissante au Bénin et dont le fonctionnement nécessite très peu de capital mais beaucoup de facteur travail. Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, une augmentation de 1% du niveau de travail contribuera à augmenter à long terme le PIB du Bénin de 0,408%.

L'estimation du MCE montre que l'erreur d'équilibre dénommée aussi résidu décalé d'une période est statistiquement significatif et présente le signe attendu. Son coefficient (-0,121) traduit l'effet d'ajustement du PIB à chaque période à l'équilibre. Le PIB s'ajuste donc à son niveau d'équilibre de long terme. Ce qui indique que la représentation à correction d'erreur converge les séries vers la cible de long terme. La vitesse d'ajustement faible du PIB justifie les écarts entre certains coefficients de court et de long terme.

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Réalisé par Fidèle G. AYIKPA et Patrice DOMINGO

Contribution à l'amélioration du niveau des dépenses d'infrastructures routières pour soutenir la croissance économique au Bénin

Par ailleurs, l'estimation du MCE met aussi en évidence la dynamique du taux de croissance du PIB qui dépend du taux de croissance des dépenses d'infrastructures routières. Mais, le constat qui est fait ici est que la contribution de cette variable à la croissance de court terme du PIB est insignifiante. De plus, l'efficacité des investissements routiers est plus importante à long terme qu'à court terme car leurs effets sur la croissance du PIB ne se font pas sentir automatiquement, mais plutôt plusieurs années après leur réalisation. Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, une augmentation de 1% du taux de croissance des dépenses d'infrastructures routières élèvera le taux de croissance du PIB de 0.01% à court terme. Les dépenses d'infrastructures routières influent donc plus positivement sur la croissance économique à long terme qu'à court terme au Bénin.

Au total, l'examen de la pertinence de la dynamique de long terme montre que les variables envisagées dans le cadre de ce travail de recherche expliquent la croissance économique au Bénin. Cependant, une restriction doit être faite sur le signe des coefficients dans la mesure où ils peuvent avoir plus d'effet sur le niveau de vie pour le capital routier et positif pour le capital privé. Au vue de ces conclusions, quelques recommandations s'avèrent pertinentes pour permettre à l'économie béninoise de relever les principaux défis auxquels elle est confrontée.

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