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à‰valuation de la valeur nutritionnelle des aliments sauvages traditionnels consommés par les différentes communautés rurales de la province du sud-Kivu en RD Congo. Cas des Bashi, Barega et Bafuliro.

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par Justin OMBENI
Institut supérieur des techniques médicales de Bukavu - Licence en nutrition et diététique 2014
  

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2.5. Facteurs encourageant la mise en valeur des PFNL en RD Congo

Selon la FAO (1992), la valorisation des PFNL dans les pays en développement a été principalement favorisée par la détérioration des facteurs économiques intérieurs et extérieurs et par les efforts faits pour conserver les forêts tropicales et la biodiversité. Cette détérioration a été le frein de certaines importations et a permis aux populations de ces pays d'aller puiser davantage dans leurs propres ressources naturelles pour la survie. Les médicaments sont un exemple de produit importé coûteux qu'il faut maintenant remplacer par des plantes médicinales locales dont le coût financier est insignifiant.

Par ailleurs, certaines administrations nationales se rendent de plus en plus compte que le bien-être d'une partie des communautés locales dépend des ressources forestières non ligneuses, et que l'utilisation rationnelle de ces ressources peut en améliorer régulièrement le niveau de vie. Il a été démontré que les femmes engagées dans la vente des principaux PFNL (Dacryodes edulis, Irvingia spp. Cola acuminata, Ricinodendron heudelotii.....), ont vu leur situation économique s'améliorer positivement (Ndoye et al.1998, Biloso 2003, Biloso et Lejoly 2006).

La demande des plantes médicinales des forêts tropicales par les industriels pharmaceutiques crée de nouveaux débouchés à travers le monde. Cette demande a relevé les prix de certains produits au détriment des produits de synthèse.

Jadis marginalisés, beaucoup des PFNL participent aujourd'hui aux échanges internationaux. L'accroissement démographique des immigrés du Sud dans des pays européens a ouvert la porte aux marchés des PFNL tropicaux (considérés pour certains comme des « produits biologiques »), dont la demande est restée croissante pendant ces dernières années (Tabuna, 2000).

Un autre facteur qui motive la valorisation des PFNL est la pertinence de diversification des produits, qui favorise la création d'emplois et de revenus dans les zones rurales, ainsi que la protection des valeurs environnementales et culturelles.

2.6. Effets négatifs de l'exploitation des forets face aux AST

L'agriculture itinérante sur brûlis, l'exploitation forestière, la chasse commerciale sont des activités anthropiques majeures, responsables de l'amenuisement ou de l'appauvrissement des AST en milieu forestier.

En RDC par exemple, plus de 70% de la population pratiquent essentiellement l'agriculture de subsistance, cultivant annuellement près de 5 à 6 millions d'hectares. Les techniques culturales (défrichement, sarclage, brûlis, etc.) sont préjudiciables au maintien des forêts, surtout en zones de 17 fortes densités où le raccourcissement de la période de jachère ne permet plus à la forêt de se reconstituer (MINAF-ET 2003).

L'exploitation forestière présente également un impact tant présent que futur sur les récoltes des AST. Elle peut conduire à un appauvrissement de certaines espèces (par exemple Baillonella toxisperma) et de la diversité structurale de la forêt, ainsi qu'à une faible croissance du sous-bois, suite à la destruction des semis, des jeunes arbres, de la surface du sol ainsi que des réseaux de drainage (Djomo 2001). Les engins lourds utilisés (tracteurs à chenilles pour le débusquage, tracteur à chenilles ou sur pneus pour le débardage) causent beaucoup de dommages au niveau du sol et du peuplement des PFNL. Les routes forestières et l'installation des campements dans des zones d'exploitation forestière ne font qu'augmenter la pression sur les AST en les rendant accessible.

La chasse fut pratiquée depuis le temps immémoriaux par les populations forestières ; mais cette activité n'est plus durable pour plusieurs raisons : la modification de l'environnement social, l'apparition de nouveaux besoins à cause de l'accroissement démographique, la sédentarisation, l'urbanisation, l'immigration intensive, l'évolution des méthodes de chasse avec l'apparition du fusil et des câbles en acier, etc. (Mathot 2002).

La viabilité de cette chasse dans les forêts tropicales, en particulier en Afrique, suscite de grandes préoccupations pour la faune sauvage des forêts. Par exemple, la quantité de viande d'animaux sauvages (gibier ou viande de brousse) récoltée chaque année dans le bassin du Congo est évaluée à 5 millions de tonnes (Fa et al.2002), ce qui indique que le taux d'exploitation est deux fois plus élevé que le taux de production.

A titre de comparaison, en Amazonie, on récolte environ 0,15 million de tonnes de gibier, ce qui correspond à un taux d'exploitation de 0,08 % par rapport au taux de production, un ratio 30 fois inférieur à celui du bassin du Congo (FAO 2003). Bien que ces chiffres soient indicatifs, ils confirment les graves menaces qui pèsent sur la faune sauvage des forêts tropicales africaines et congolaises en particulier.

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