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Les moyens d'existence des populations dans l'interzone réserve de biosphère du dja-parc national de Nki. Compatibilite ou incompatibilité avec les objectifs de conservation.

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par Claude Tatuebu Tagne
Université de Yaoundé I - Master  2012
  

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III.3. L'approvisionnement en eau potable dans l'interzone.

L'interzone est très riche en ressource en eau, mais l'eau potable nécessaire aux populations est rare. Dans cette zone, l'accès à l'eau potable peut être considéré comme un problème crucial. Comme certaines zones rurales du Cameroun, l'interzone était alimentée

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par un réseau de fontaines publiques du réseau de Scanwater, remplacé après son échec par des dons de forage des acteurs présents dans la zone ou ceux des particuliers. Dans toutes les localités enquêtées les forages sont secs.

Source : Cliché Tatuebu, décembre 2011.

Planche photo N°24: Des forages abandonnés. On observe ici des forages qui ont été abandonnés dans les herbes parce l'eau n'y coule pas.

Les populations utilisent généralement l'eau puisée dans les rivières. Quelques particuliers ont creusé des puits. Ces derniers ont une profondeur qui varie de 5à 15 mètres et ne sont pas toujours bien entretenus.En saison sèche elles parcourent de très longues distances pour trouver de l'eau potable. Ce problème varie en fonction des localités. Il est plus prononcé à Messok que dans toutes les autres localités enquêtées. Dans toute la ville il n'y a pas de point d'eau potable. Les populations affirment que la Scanwater a fourni tous les efforts pour leur creuser des forages mais l'eau ne coule dans aucun. La seule source qui existe dans la ville (cf. photo ci-après) est l'unique endroit où toutes les populations se ravitaillent.

Source : Cliché Tatuebu, décembre 2011.

Photo N°25: Le seul point d'eau potable qui ravitaille les populations de la ville de Messok.

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Les populations affirment que le rang commence à ce point d'eau à 4 heures du matin (surtout en saison sèche). Les disputes et les conflits sont récurrents à ce point d'eau. A partir du mois de février cette source tarie souvent, les populations doivent parcourir désormais en moyenne trois kilomètres pour trouver de l'eau. Elles se rendent souvent dans le village voisin (Mbeng-Mbeng) à deux kilomètres pour puiser de l'eau. Mais elles disent que le chef de ce village les chasse parce que leur ravitaillement génère des conflits. Pendant cette saison, les motos sont les seuls moyens les plus commodes pour aller chercher de l'eau. Grace à ces dernières les populations parcourent près de quatre kilomètres afin de puiser l'eau.

A coté de ce phénomène qu'on pourrait qualifier de naturel se posera un autre problème qui sera celui de la pollution des cours d'eau par l'exploitation industrielle des minerais. Dans la localité de Djadom, les populations sont déjà conscientes de cette situation. Elles affirment qu'elles craignent l'avenir de leur village en ce qui concerne l'accès à l'eau potable. Le seul cours d'eau qui alimente leur village prend sa source à Mbalam, lieu où se déroulera l'exploitation du fer.

La loi No 98/005 du 14 avril 1998 portant régime de l'eau stipule en son Article 6 alinéa 1 que « Toute personne physique ou morale, propriétaire d'installation susceptible d'entraîner la pollution des eaux doit prendre toutes les mesures nécessaires pour limiter ou en supprimer les effets. Tout déchet doit être éliminé ou recyclé. Il est tenu d'informer le public sur les effets de la pollution et les mesures prises pour en compenser les effets. [...] » Les populations du village Djadom sollicitent à cet effet que les dirigeants de la société Cam Iron leur créent des forages. Une amélioration des conditions de vie des populations de cette localité doit passer par la création des points d'eau potable.

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