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Connaissances locales et modes d'utilisation des plantes médicinales dans le traitement du paludisme et de la fièvre jaune dans la région des cascades. Cas du village de Diarrabakoko.

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par Saliou SANOGO
Université de Ouagadougou - Mîtrise 2014
  

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LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES

OMS: Organisation Mondiale de la Santé

CSPS : Centre de Santé et de Promotion sociale

RN1 : Route Nationale N°l

DRED : Direction Régionale de l'Economie et du Développement

IDE: Infirmier Diplômé d'Etat

IB: Infirmier Breveté

IB : Initiative de Bamako

AIS: Agent Itinéraire de Santé

CTA:Combinaison Thérapeutique à base d'Artemisinine

CHR: Centre Hospitalier Régionale

LISTE DES TABLEAUX

TABLEAU 1 :Fréquences des causes et symptômes du paludisme

TABLEAU 2 :Présentation des fréquences des symptômes de la fièvre jaune

TABLEAU 3 : Distribution des sources de connaissances par maladie

TABLEAU 4 :Distribution des recours thérapeutiques en fonction du sexe et des maladies

TABLEAU 5 : Distribution des recours thérapeutiques en fonction du niveau d'éducation en cas de paludisme

TABLEAU 6 :Distribution des recours thérapeutiques en fonction du niveau d'éducation encas de fièvre jaune

TABLEAU 7 : Distribution des recours thérapeutiques en fonction de la profession en cas de paludisme

TABLEAU 8 :Distribution des recours thérapeutiques en fonction de la profession en cas de fièvre jaune

TABLEAU 9 :Distribution des recours thérapeutiques en fonction des maladies

TABLEAU 10 :Perception par maladie du traitement biomédical

TABLEAU 11 : Perception par maladie du coût du traitement biomédical

TABLEAU 12 :Estimation du coût du traitement biomédical en fonction des maladies

TABLEAU 13 :Changement de recours thérapeutiques en fonction des maladies

TABLEAU 14 :Distribution de la connaissance des plantes par sexe et par maladie

TABLEAU 15 :Connaissance des plantes par âge dans le traitement du paludisme

TABLEAU 16 : Connaissance des plantes par sexe dans le traitement du paludisme

TABLEAU 17 :Connaissance des plantes par âge dans le traitement de la fièvre jaune

TABLEAU 18 :Connaissance des plantes par sexe dans le traitement de la fièvre jaune

TABLEAU 19 :Distribution par sexe et par maladie des sources de connaissance des plantes dans le traitement du paludisme et de la fièvre jaune

TABLEAU 20 :Distribution des plantes utilisées par sexe dans letraitement du paludisme

TABLEAU 21 :Distribution des plantes les plus utilisées par sexe dans letraitement de la fièvre jaune

TABLEAU 22 : Distribution par sexe et par maladie des personnes impliqué dans le choix des plantes à utilisées

INTRODUICTION

Dans la catégorie des fièvres qui ont marqué l'histoire du monde et en particulier celle de l'Afrique à travers les maux et les décès qu'elles ont occasionnés, le paludisme et la fièvre jaune restent de loin les plus importantes. Néanmoins, avec les multiples progrès réalisés par la médecine moderne, la fièvre jaune autrefois considérée comme une maladie pestilentielle n'est plus une question alarmante avec la vulgarisation de la vaccination antiamarile. Par contre, le paludisme demeure à nos jours la première maladie parasitaire potentiellement mortelle qui touche le plus de population. Il a une telle prévalence dans les régions tropicales et subtropicales qu'il est responsable chaque année selon Santé Actu (2007) de plus de 300 millions de cas de maladie aigue et d'au moins 1 million de décès. De plus, 90% de ces décès surviennent en Afrique au sud du Sahara, principalement chez les enfants de 0-05 ans et les femmes enceintes.

Au Burkina Faso, cette affection constitue un problème majeur de santé publique et représentait en 2009 49% des consultations, 54% des hospitalisations et 60,4% des décès selon Le Tableau de bord de santé (2009). Aussi, il reste une endémie stable dans tout le pays avec une recrudescence saisonnière notamment entre (mai et octobre). Mais la transmission est permanente dans les régions du sud et du sud-ouest à cause des facteurs climatiques ainsi que le manque de puisards dans les concessions des zones rurales comme celles de Diarrabakôkô pour recueillir les eaux de toilettes. Autrement dit, c'est une maladie qui se développe le plus sur un fond de précarité sociale, alors que son coût économique est très élevé pour le pays et pour les individus. En effet selon l'OMS (2011), le coût direct du paludisme recouvre les dépenses individuelles et publiques pour la prévention et le traitement de la maladie. Nonobstant les dépenses allouées à la lutte contre cette maladie, les traitements mis en place par la médecine moderne se révèlent parfois inefficaces dans le traitement de cette pathologie (Tableau de bord de santé 2009, OMS 2011).

Face à cette situation, les plantes médicinales constituent un complément ou une alternative aux limites voire à l'impuissance des remèdes de synthèses de la médecine moderne d'autant plus que nous savons que la thérapeutique traditionnelle fut pendant de nombreux siècles l'arme majeure mise à la disposition de l'Homme par la nature pour faire face à la maladie (Dim Dolobsom 1934). Cette allusion au passé dénote de l'ancienneté de ces maladies et des remèdes qui étaient utilisés pour le traitement.

Certes de nombreuses personnes pensent que la phytothérapie traditionnelle a été historiquement, et est encore aujourd'hui victime de discrimination sur le marché thérapeutique. Cependant, de nombreuses études empiriques (Kerharo et Bouquet 1950 ; Obenga 1985 ; Kalis 1997) ont aussi montré et continuent de montrer que la thérapie traditionnelle par les plantes médicinales est plus perceptible et récurrente au sein de la population rurale chaque fois qu'un malade peut en user pour s'en tirer à bon compte car faisant partie de leur environnement socioculturel.

Aussi, en faisant remarquer que l'utilisation des plantes médicinales est établie en référence aux connaissances et savoir-faire requis pour faire la thérapie en question, mais que ces savoirs indispensables pour les thérapeutes traditionnels sont soit ignorés, soit peu estimés dans l'évaluation des deux médecines. Si les thérapies biomédicales sont plus valorisées ou légitimées que celles traditionnelles parce qu'elles possèdent un savoir-faire permettant de gérer des situations sociales complexes, les spécialistes et les non spécialistes de la phytothérapie traditionnelle sont par contre méconnus même s'ils sont tout aussi qualifiés et consultés dans les situations de précarité économique ou d'urgence sanitaire. A l'évidence, les partisans de la biomédecine argueront que l'on ne peut pas prouver que ces thérapies sont comparables. Mais c'est bien là que réside le problème. Si elles ne sont pas comparables, c'est parce qu'il n'y a pas d'accord sur la manière d'évaluer une thérapie. Et si cela est vrai, pourquoi ne pas reconnaitre la valeur intrinsèque des plantes médicinales dans la cure des affections courantes, notamment le paludisme, afin d'avoir un système de soin traditionnel qui va cohabiter avec le système de soin moderne, vu la gamme variée de plantes médicinales. C'est dans cette optique que le Ministère de la santé avec l'appui d'autres institutions comme l'OMS ont adopté des résolutions afin de promouvoir cette médecine et pharmacopée traditionnelle. En ce sens, les connaissances/savoirs sur les plantes médicinales ou mieux sur les pharmacopées traditionnelles demeurent l'approche la plus réaliste pour subvenir aux besoins des populations du monde rural notamment.

Dans cette démarche, les scientifiques ont un rôle important à jouer. Raison pour laquelle nous nous sommes proposé d'apporter notre collaboration à la revalorisation de notre patrimoine médical traditionnel à partir des connaissances locales et modes d'utilisations des plantes médicinales entrant dans la thérapie du paludisme et de la fièvre jaune dans le village de Diarabakôkô (région des cascades).

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