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Causes de la vulnérabilité du sol à  l'érosion dans la localité de Bweremana en territoire de Masisi.


par Abdoul Karim Biteko
Université Libre des Pays des Grands Lacs de Bukavu (ULPGL /BUKAVU) - Licence 2015
  

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Encadré n°8 : Propos recueillis au près de l'ingénieur agronome de la chefferie des Bahunde sur la déclivité dans la localité de Bweremana

Chapitre V. DISCUSSION DES RESULTATS

L'objectif global de cette étude était déterminer les causes de la vulnérabilité du sol à l'érosion dans la localité de Bweremana. Dans ce chapitre, il s'avère nécessaire de confronter les résultats de notre recherche aux théories et résultats des recherches antérieurs présentés dans le second chapitre.

Ce chapitre sera donc composés des trois sous chapitres dont le premier parlera des causes biologiques de la vulnérabilité du sol a l'érosion, le second des pratiques culturales inadéquates qui favorisent l'érosion et le troisième des causes géo-climatiques qui prédisposent le sol a l'érosion.

V.1. Les causes biologiques de la vulnérabilité du sol à l'érosion

V.1.1. Impact de la détérioration de la couverture végétal sur la vulnérabilité du sol à l'érosion

Les résultats de notre recherche montre que dans la localité de Bweremana seulement 9,4 % des enquêtés ont des parcelles en jachère contre 87,9% qui en ont en état cultivé et 2,9% ont des parcelles à l'abandon. Parmi ceux qui en on en état cultivé, 44,8% disent que la vitesse de le ruissellement est moyenne contre 43% qui disent qu'elle est rapide, ceux dont les champs sont en jachère, 1,6% parlent d'une vitesse moyenne de ruissellement et 7,8% rapide et finalement ceux qui ont des parcelles à l'abandon disent que cette vitesse est rapide pour 2,9%. Compte tenu de la probabilité issue du test statistique qui est de 0,000<0,05, on peut en déduire qu'il y a un lien très significatif entre la l'état de la parcelle et la vitesse de ruissellement dans cette dernière.

Slim Slim dans son travail sur les systèmes fourragers des zones montagneuses a montrer que par rapport à une jachère non travaillée, un couvert végétal sur une pente de 12% réduit plus que 10 fois la quantité de terre érodée. Dans les charges solides transportées par l'érosion pluviale, l'argile représente 55% du total, avec une teneur en azote de 32ppm, et un taux de matière organique de 3,5%. Donc, l'amélioration de la couverture végétale ainsi que l'état organique des terres tend à redynamiser et surtout sécuriser les secteurs de production céréalière, fourragé et l'élevage.

Nous avons aussi trouvé que la majorité de nos enquêtés font souvent la jachère dans leurs champs soit 78,7% qui en font en moins de 6 mois, seulement 8,7% de nos enquêtés font une jachère de plus de 6 mois et le reste font 6 mois pour 12,5% des enquêtés. De ceux qui font une jachère de moins de 6 mois on a trouvé un ruissellement moyen pour 36,1% d'entre eux et rapide pour 42,6%. Pour les 6 mois et plus on a un ruissellement moyen pour 15,1% et rapide pour 7,2%. Etant donné que la probabilité calculée 0,006 < 0,05, nous pouvons dire que la vitesse de ruissellement dépend aussi du temps de jachère.

De tout ceci découle la confirmation de l'hypothèse selon laquelle la détérioration de la couverture végétales influencerait la vulnérabilité du sol dans la localité de Bweremana.

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