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Bilan humain des conflits armés et ses conséquences sur le développement du territoire d'Uvira de 1996 à  2005.


par Abel MUKUNDE SABUNI
Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu (ISDR-BUKAVU) - Graduate en développement rural 2007
  

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2.3. CONSEQUENCES DES CONFLITS : LES MASSACRES,       EXECUTIONS ET TORTURES DANS LE TERRITOIRE                                                       D'UVIRA

Au vrai, l'image du RCD avait été fort tenue. Le bilan lourd de la guerre reste inconnu en terme des victimes, en terme économique et en terme des démolitions.

La population de la République Démocratique du Congo en général et celle du Sud-Kivu en particulier en a payé la lourde tribu. Cela explique en partie l'attitude de réserve qu'affiche la population du Sud-Kivu et celle d'Uvira plus particulièrement vis-à-vis des autorités politique et militaires du RCD.

2.3.1. Conséquences sur le plan social

Les conflits armés en République Démocratique du Congo ont causé d'énormes dégâts humains et matériels plus de 4 millions des personnes tuées par ces dernières guerres de 1996 et 1998, selon nombreux rapports les droits humains. Des multiples violations des droits humains caractérisés par des pertes de vies humaines, des viols des femmes et des filles mineurs, des déplacements massifs de la population à l'intérieur et à l'extérieur du pays et des enfants qui se sont en rôles dans l'armé à eux-mêmes.

En territoire d'Uvira, comme corollaire, l'insécurité persiste et se manifeste pour des tueries et massacres des personnes civiles sans défense, de attaques des villages congolais, des pillages et des destruction méchantes notamment des hôpitaux et centre de santé, des viols exagérés des femmes et des filles sans distinction d'âge, l'enrôlement des enfants et de jeunes dans les armées et groupes paramilitaires dont « local défense », le banditisme inouï, des déplacements continus des populations, ...

Dans ce sens, nous avons pu identifier quelques cas des massacres dans le milieu de notre étude, lesquels ont causé des cicatrices encore saignantes dans les esprits de la population du territoire d'Uvira. Depuis le début des guerres, plusieurs massacres et assassinats ont été commis spécialement par les troupes Rwandais, Ougandais et Burundais ainsi que leurs alliés rebelle congolais et les milices associés.

a. Les massacres de Lemera

Lors des affrontements armés qui ont opposé les guerriers Banyamulenge appuyés par leurs alliés Rwandais et Burundais aux forces des résistantsMaï-Maï à Lemera et ses environs, plus de 250 personnes ont été tuées dont deux pasteurs de l'église de la 8è CEPAC Lemera (KAZERA et MUTOTO) qui ont été portés disparus et dont on est sans nouvelles jusqu'aujourd'hui. Tandis que 35 personnes non identifiées ont été brûlées vifs par ces mêmes malfaiteurs dans une église à Kibungu (village de Lemera moyens plateaux) le 04 et le 08 avril 1998.

En 1996, Deux prêtres entre autre Jean-Marie Vianney NDOGOLE et KOKO Boniface, ont été tués seulement parce qu'ils avaient refusé d'être porteurs d'armes jusqu'aux hauts plateaux, ceux deux hommes de Dieu étaient serviteurs dans la paroisse de KIDOTI.38(*)

* 38Données recueillies auprès de la population à Lemera, en Janvier 2007.

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