WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Le traite d'amitié et de coopération entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso et le renforcement de l'intégration économique sous-régionale


par Ceba Timothée KELY
EENI Global Business School - Doctorat 2020
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Conclusion

Le PIB dans les deux pays est en croissance : 7,43% en Côte d'Ivoire et 6,51% au Burkina Faso. Concernant l'inflation, elle est en baisse jusqu'en 2018 en Côte d'Ivoire (0,42%) et au Burkina Faso (1,86%).

L'évolution des indicateurs de convergence montre que la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso ne respectent pas les normes communautaires UEMOA. Seulement deux (2) sont respectés sur les cinq (5) critères de convergence en 2018. Cependant la situation pourrait s'améliorer à partir de 2019.

CHAPITRE 6 : LA GOUVERNANCE INSTITUTIONNELLE ET L'INTÉGRATION ÉCONOMIQUE PAR LE MARCHE

Introduction

Le chapitre 6 présente dans sa première section présente le profil de la gouvernance institutionnelle. La deuxième section analyse l'intégration économique par le marché à travers le modèle de gravité destiné à mettre en évidence les déterminants du commerce international.

SECTION 1 : PAIX, SÉCURITÉ, STABILITÉ ET GOUVERNANCE

1.1 . Principes et objectifs du traité d'Abuja et du TAC

Le traité d'Abuja encadre les relations internationales de l'ensemble des pays et CER de la Communauté économique africaine, y compris la Côte d'Ivoire et Burkina Faso.

1.1.1. Principes et objectif du traité d'Abuja

Le règlement pacifique des différends entre les Etats membres et la promotion de la paix en tant que conditions préalables au développement économique constituent entre autre les grands principes du traité d'Abuja. Les principes et objectifs de la paix et de la sécurité comprennent :

- L'établissement et le renforcement des mécanismes pour assurer la prévention et la résolution en temps opportun des conflits intra-étatiques et interétatiques ;

- La promotion de la paix, la sécurité et la stabilité entre les Etats membres ;

- La promotion de la coexistence pacifique et du bon voisinage ;

- L'encouragement du règlement pacifique des différends ;

- La promotion de la bonne gouvernance, y compris les principes de la démocratie, l'état de droit, la responsabilité, la transparence, la justice sociale et la promotion et la protection des droits de l'homme et de l'égalité des chances ;

- Le respect des droits fondamentaux définis dans la déclaration universelle de 1948 des droits de l'homme et la Charte africaine des droits de l'homme et les droits du peuple de 1981.

1.1.2. Des dispositions prévues par le TAC en matière de paix, de sécurité, de stabilité et de bonne gouvernance

Tout comme les Etats de l'UEMOA et d'autres CER, la relation ivoiro-burkinabé a besoin de paix, de sécurité et de stabilité afin de garantir la croissance et le développement économique, indispensables au renforcement de l'intégration économique sous régionale. La promotion de la paix, la sécurité, la stabilité et la bonne gouvernance et le règlement pacifique des différends entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso tiennent une place importante dans les objectifs du TAC. Devenu creuset de coopération et de diplomatie, le TAC a eu pour principale mission de recoudre les liens ivoiro-burkinabé rompus par la crise ivoirienne de 2002. Ainsi, depuis le 29 juillet 2008, le Traité consacre la volonté des deux Etats à tisser de véritables relations de coopération basées sur le respect mutuel, en vue de promouvoir la paix et la sécurité. Pour cela, les deux pays acceptent les échanges d'information entre les forces de sécurité intérieure, la construction d'un poste juxtaposé sur la Léraba et l'alimentation électrique des zones frontalières. A ce jour, le TAC enregistre à son actif, d'importants acquis dans les secteurs des «  infrastructures routières, ferroviaires et aériennes, l'agriculture et le foncier rural, la formation professionnelle, l'artisanat, les relations économiques et commerciales, l'énergie, la culture et le tourisme, l'emploi des jeunes et les droits des femmes. Mais également dans les domaines de la diplomatie, la défense et la sécurité, l'éducation et la recherche scientifique, la libre circulation des personnes et des biens etc. » (6ème sommet du TAC, 2017). Les accords signés au cours du 6ème sommet du TAC dans le domaine de la sécurité sont :

- Protocole de jumelage entre le Prytanée militaire de Kadiogo du Burkina Faso et l'Ecole militaire préparatoire technique de Bingerville de la république de Côte d'Ivoire ;

- Protocole de jumelage entre l'académie militaire George Namoano du Burkina Faso et l'Ecole des forces armées de la république de Côte d'Ivoire ;

- Protocole de jumelage entre l'Ecole nationale des sous-officiers d'active du Burkina Faso et l'Ecole nationale des sous-officiers d'active de la république de Côte d'Ivoire.

Face aux grands défis d'ordre économiques, politiques et sécuritaires auxquels la république de Côte d'Ivoire et du Burkina Faso sont confrontés, le TAC apparaît comme un outil de recours pour y apporter des réponses efficaces. La question de la sécurité exige donc aux deux Etas des actions concertées et coordonnées.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net