WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Aspects epidemiologique, clinique et therapeutique de la cirrhose hepatique


par Stanislas MUHINDO BATUNDI
Université de Goma - Docteur en médecine 2017
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

IV.3.2. La clinique et la paraclinique à l'inclusion

Une altération de l'état général associée à d'autres signes cliniques était retrouvée chez 87,23% des patients probablement liée à une insuffisance hépatocellulaire prononcée, fréquence comparable aux données de la littérature [43, 25, 18, 26, 39].

La biopsie du foie, examen de référence pour le diagnostic n'a pas pu être effectuée à cause de son coût élevé. Certains examens n'ont pas pu être réalisés chez tous nos patients à cause des moyens limités des malades. Néanmoins, pour notre étude nous avons retrouvé que certains patients ont fait les examens de transaminases et de bilirubine.

Bien que la recherche de l'AgHBs et des Ac anti VHC n'ait pas été effectuée sur un effectif significatif de malades, ce virus pourrait aussi jouer un rôle dans la genèse de la cirrhose en milieu tropical comme l'ont rapporté d'autres auteurs [33, 45, 34].

IV.4. LES COMPLICATIONS

Une hypertension portale était retrouvée chez 68,08% des patients, résultat proche des données trouvées par Diarra et al [40] au Mali 70,2%, supérieures à celles de Maïga et al [22] au Mali 58,9%.

Cette fréquence élevée de l'hypertension portale chez nos patients s'expliquerait par le fait que la majorité des patients viennent consulter tardivement au stade avancé de la maladie.

Une ascite a été constatée dans 59,57% des cas, ceci est supérieur à celui d'une étude réalisée au Niger selon Saley [48] 23,52% et au Mali selon Seydou [45] 34,9%.

Tout cela se justifie dans notre contexte par une consultation tardive au stade d'une hypertension portale de laquelle elle résulte.

36

37

retrouvée par Saley au Niger avec un taux de 32,35% [48]. La plupart des patients cirrhotiques finissent par développer des varices, mais seulement un tiers de celles-ci finissent par se rompre. L'hémorragie est souvent massive et la mortalité peut atteindre 50% [27].

Cette fréquence élevée de l'hémorragie digestive peut être liée au dépistage tardif des varices oesophagiennes et donc explique le retard dans la prescription d'un traitement prophylactique de la rupture de ces varices.

IV.5. LES DONNEES THERAPEUTIQUES

Dans notre étude, en plus de la restriction de l'apport de sodium alimentaire, l'utilisation d'un traitement médical inclue les diurétiques tels l'Aldactone et le Furosémide qui ont été prescrits systématiquement avec des valeurs respectives 70,21% et 74,46%. Le taux d'utilisation élevé de ces diurétiques se justifie par ce que dit la littérature [28] ; cette dernière stipule que plus de 90% des patients cirrhotiques répondent favorablement au traitement des diurétiques, combiné aux antalgiques, laxatifs, antibiotiques...

Pour ce qui concerne le traitement adjuvant, le Duphalac (lactulose) prend la première position avec 76,6% suivi d'Antibiotiques à 53,19% et d'Analgésique à 40,42%. L'autre traitement (supplément) représente une fréquence de 42,55%.

L'ensemble de ce traitement s'explique dans notre contexte par une consultation et découverte tardives de la maladie, au stade de complications comme l'explique aussi la littérature [45, 55, 49, 29].

IV.6. MODALITES EVOLUTIVES

Une durée d'hospitalisation inférieure à une semaine a été plus signalée dans notre contexte à un taux de 63,82%. Cette durée courte d'hospitalisation peut s'expliquer dans notre contexte, par une mise en place précoce du diagnostic clinique d'où les malades s'améliorent vite.

Si Pariente et al [17] et Amiot [19] rapportent que le taux de survie de malade cirrhotique avec ascite est de 50%, nous avons trouvé un taux de mortalité à 19,14% et un taux de survie de 68,08%. Ces résultats s'expliquent dans notre étude par crainte de l'institution d'enregistrer beaucoup de cas des décès, par conséquent des transferts dans d'autres provinces ou bien dans les pays étrangers seraient autorisées.

La mortalité à 19,14% peut aussi s'expliquer par la consultation tardive et la difficulté de prise en charge correcte des complications dans notre contexte.

Les circonstances de décès étaient principalement la péritonite bactérienne par infection du liquide d'ascite (59,57%), l'hémorragie digestive (53,19%) et l'encéphalopathie hépatique (46,80%). Cet ordre est différent de celui rapporté par Younoussou D. [55] qui était, le CHC (33,3%), l'hémorragie digestive (27,3%), l'encéphalopathie hépatique (15,2%) et aussi de Karoui et al [29] qui était de l'encéphalopathie hépatique (58%), l'hémorragie digestive (23%) et le CHC (11%).

Malgré la différence entre ces données, le décès se justifie par une consultation tardive.

38

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon