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Le cadre juridique de la cedeao face aux coups d'état militaire en Afrique de l'ouest. Problématique de l'opportunité de la norme juridique internationale


par Enoch MUPENDA KAWANGA
Université de Likasi  - Diplôme de licence, département de droit public  2022
  

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I. Les tentatives juridico-diplomatiques

Cette complexe combinaison entre (1) la fin de la guerre froide, (2) la montée des grandes espérances de paix globale et (3) l'incrustation de l'Afrique

Je ne vois pas là où vous avez développé les points 1, 2 et 3 ????

dans un cycle de violence quasi-permanenten'a jamais été bien saisie par la diplomatie classique de gestion des crises. Cette incapacité organique à comprendre les défis nouveaux explique en partie le malheureux désenchantement vis-à-vis des grandes espérances de paix en Afrique, il n'y avait plus de raison pour que la communauté internationale demeure engagée dans une région devenue le cimetière des certitudes bien établies. En conséquence, l'assistance, le soutien, l'engagement et la dévotion pour la paix en Afrique déclinèrent au moment où ils étaient indispensables.

Certains acteurs déterminants de la scène internationale allaient renforcer cette tendance au déclin par des déclarations qui sonnaient fort à propos comme par exemple du président américain, Bill Clinton, qui, dans son discours en octobre 1993 à la tribune de l'Assemblée Générale des Nations Unies, soutenait que les Nations Unies se devaient d'apprendre à direnon lorsque sollicitées pour des opérations de maintien de paix qui n'étaient pas faisables. D'autres voix, moins illustres, recommandaient tout simplement à la communauté internationale de se retirer de l'Afrique29(*).

Nonobstant ce sens absolu de l'urgence cependant, la diplomatie classique de maintien de la paix va demeurer paralysée tant par son impuissance structurelle que par l'ampleur sans précédent de la violence sur le terrain. Face à cette impasse sans fin, la seule chose que la communauté internationale pouvait faire était de rappeler constamment aux Africains cette simple vérité : il n'y a jamais de paix sans volonté réelle de paix (de la part des belligérants)30(*).Par ailleurs, dans ce contexte trouble commence également à être évoquée la nécessité d'un «renforcement des capacités africaines de maintien de la paix. Si, de manière fort compréhensible, les étrangers refusaient désormais d'envoyer leurs soldats mourir dans les «enfers africains», les Africains eux-mêmes se devaient d'être prêts à payer le nécessaire prix pour ramener la paix sur leur terre. Agissant de cette façon, ces Africains avaient cependant besoin d'être formés, entraînés et équipés de manière adéquate. Pour ce faire, la communauté avait le devoir de leur porter soutien et assistance ; elle avait «la responsabilité d'aider l'Afrique à se doter de la capacité à s'aider elle-même, tant pour les opérations de maintien de la paix que pour d'autres secteurs31(*).

* 29 Margaret MICHAËL, « Retraite d'Afrique », (1997) 72 : 1Affaires étrangères, p.25.

* 30 Voir document ONU n S/RES/954 (1994) du 4 novembre 1994; S/RES/912 (1994) du 21 avril 1994.

* 31 Kofi A. ANNAN, préc. Note 25, p.5.

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