WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

L'émergence de l'économie chinoise et son impact sur l'économie mondiale

( Télécharger le fichier original )
par Bilel Ben Nahia
FSEG de Nabeul (Tunisie) - maitrise en science économie 2006
  

précédent sommaire

Appel aux couturier(e)s volontaires

Conclusion générale

L

a Chine future grande puissance mondiale ? Future rivale des Etats-Unis ? On a pour longtemps entendu ces interrogations, soulevées par la croissance économique spectaculaire que connaît ce pays depuis maintenant plus de 20 ans, en battant des records de croissances de PIB, et par la montée en puissance de son industrie dans le commerce international. Entre 1978 et 2001, sa place dans les échanges internationaux est passée de 1 % à plus de 5 % dans cette période. En fait, de Chine sortent désormais 70 % des jouets fabriqués sur la planète, 60 % des bicyclettes, 50 % des ordinateurs et des appareils photos, 35 % des téléphones mobiles, 30 ù des téléviseurs et des climatiseurs, 25 % des machines à laver. D'où, on parle dès lors de la Chine comme une deuxième puissance industrielle et commerciale de monde, tout juste derrière les Etats-Unis, d'ici 2020.

Mais cette réussite dans le processus de rattrapage d'un pays en développement n'est- elle l'arbre qui cache la forêt. En effet, les points de fragilité de cette économie chinoise sont légions. Car elle reste très arriérée dans l'ensemble. L'agriculture chinoise est peu productive, de même que les industries d'Etat (32% de l'emploi urbain, 76 millions de salariés en 2001), dotées d'équipements vétustes. En 1998, près de la moitié d'entre elles tournait encore à perte et ne survivait que grâce à des retards d'impôts, des crédits budgétaires, des prêts bancaires. Elles ont entraîné dans leur crise tout le système bancaire, lui aussi étatique. Les banques, pour permettre à ces entreprises de survivre et même se développer, ont accumulé sur elles d'énormes créances douteuses, dont le remboursement est plus qu'incertain. L'Etat a dû plusieurs fois assainir les comptes, pour éviter la cascade des faillites et l'effondrement du système financier. En 1998, il a renfloué les quatre principales banques à hauteur de... 200 milliards de dollars, et cinq plus tard, en 2003, il a dû recapitaliser à nouveau deux de ces banques, pour 45 milliards de dollars. Au total, sur 6 ans, le coût de ce sauvetage se situerait entre 30% et 60% du PIB !

Cette fracture avec le reste de l'économie se retrouve dans la productivité du travail. Au milieu des années 1990, la production par travailleur dans l'industrie manufacturière en Chine représentait 5% seulement de celle des États-Unis, 7% de celle de l'Allemagne! Cependant la productivité est nettement plus élevée dans le textile, l'électronique, l'automobile: des secteurs dominés par les investisseurs étrangers et qui utilisent des technologies importées. De même, la croissance économique actuelle creuse l'écart entre les provinces côtières, intégrées à l'économie mondiale, et le reste du pays: elles concentraient en 2001 38% de la population, mais 91% des exportations, 91% des importations, 82% des investissements directs à l'étranger, effectués en Chine par des entreprises étrangères.

L'économie chinoise a donc son sort suspendu à l'extérieur. Donc « la menace chinoise » pour l'économie mondiale est peu probable. Que peut-elle en attendre à long terme ?

En ce qui concerne le secteur textile, la Chine perd lentement ces avantages comparatifs dans ce secteur. En effet, le nombre d'heures de travail a récemment été réduit et les salaires enregistrent depuis 1997 une hausse considérable. Egalement, elle cherche, aujourd'hui, à se spécialiser dans la technologie de pointe en dépit de textile. D'où, on peut affirmer que cette domination de la Chine dans le troisième secteur, en terme des échanges commerciaux mondiaux, est temporaire. Donc, on peut attendre un retour en force de secteur textile-habillement tunisien à long terme qui a pu surmontée le défit de démantèlement des quotas à l'aide, il faut le dire, de l'application des clauses de sauvegarde par l'UE, le principale marché à destination des produits textiles tunisien. Mais la question que se pose est la suivante :

Est ce que le secteur tunisien survivra-t-il après la fin de l'application de ces clauses en 2008 ?

Bibliographie

Ouvrage :

· J.Y.Lin, F.Cai et Z.Li « Le miracle Chinois ».

· HARRIS, Stuart. « China's Role in the WTO and APEC » in GOODMAN, David S. G. et Gerald SEGAL (Dir.). China Rising: Nationalism and Interdependence. New-York, Routledge, 1997. p.: 137

Rapport, document de travail et article :

· David Zweig « Chine 1998-2000 : la dernière vague de réforme en panne »

· Stephen Roach « le facteur chinois »,1997.

· Philippe Martin « Compétitivité à la chinoise » article publié sur Libération.fr le 14/02/2005

· Mary-Françoise Renard « La montée en puissance de la Chine dans le commerce mondial: une réussite spectaculaire pour une économie fragile »

· Lexpress.fr: "Chine:le défi économique"

· Conférence de Jaques Gravereau sur radio86.com

Statistiques :

· · Bureau national des statistiques (BNS)

· Global insight

· l'Encarta 2006

· Le Quotidien du Peuple en ligne  du 11/12/2001

· chinafrique.com

· National Bureau of Statistics of China

· Bureau of Labor Statistics

· La Lettre Internationale MCC

· BP Statistical Review

· COE

· Recherche économique FBN

· Organisation Internationale Du Travail

· OCDE

· REI td12

· Werner International, Bruxelles, 2003

· Aggarwal, 1985; Finger and Harrison, 1996

· FMI

· Lettre CTCOE

· la lettre des économistes de l'AFD N°11 de janvier 2006

· Commission européenne

· l'EUROSTAT

· CEPEX

· CETTEX

· API

· Banque mondiale

· Nation Unis commission économique pour l'Afrique

précédent sommaire






Aidez l'hopital de Montfermeil




Moins de 5 interactions sociales par jour