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La république populaire de Chine comme partenaire au développement de la république du Sénégal: Enjeux et perspectives

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par Moustapha Sokhn A DIOP
ENA - BREVET ENA 2007
  

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1.1.1. L'EXPÉRIENCE CHINOISE EN IDE

La Chine est devenue le premier pays récipiendaire des IDE mondiaux. L'augmentation du flux d'IDE vers la Chine est impressionnante au long des quinze dernières années : elle est comparable à la progression du PIB. En 2003, le flux d'IDE reçus par la Chine s'élève à 54 milliards de dollars, ce qui représente plus de 10% des IDE mondiaux.

Courbe de la Croissance des IDE reçus en Chine.

Source : Larsabal E., Pennel  R., 2005.

Cependant, les entreprises étrangères implantées en Chine réalisent 55% du commerce extérieur chinois en 2004. De même, les entreprises à capitaux étrangers réalisent aujourd'hui 30% de la production industrielle.

Graphique des investissements Directs Asiatique en Chine en 2003.

Source : Larsabal E., Pennel  R., 2005.

En fait, les bénéfices de l'entrée massive d'IDE passent en premier lieu par le développement de la capacité commerciale et industrielle. Ce point est d'ailleurs commun à l'ensemble des pays émergents, pour lesquels une abondante littérature montre que les principaux bénéfices attendus des IDE tiennent avant tout à des transferts de savoir-faire et de technologie, directement (création de nouvelles entreprises) et indirectement par effet d'apprentissage sur les entreprises concurrentes. Dans le cas de la Chine, les entreprises à capitaux étrangers ont joué un rôle absolument central dans la percée fulgurante des exportations chinoises, passant de 1,8 à 7% du marché mondial entre 1990 et 2005.

A plus long terme, le rôle de la Chine en tant qu'investisseur international gagnera en importance. Actuellement, l'accumulation rapide de réserves de change (près de 1000 Milliards USD à l'automne 2006) est captée par la Banque Centrale, à laquelle les entreprises doivent remettre 80% de leurs rentrées en devises. Les flux, quoique modestes, sont en augmentation sensible sur la période récente et la tendance à la hausse ne pourra que gagner en ampleur, au fur et à mesure de l'élargissement de l'activité des grandes entreprises chinoises, tant dans les secteurs de l'énergie et des matières premières (Asie du Sud-est, Amérique latine, Afrique...) que du textile ou d'autres industries de main-d'oeuvre (Asie Centrale, Afrique du Nord et Afrique sub-saharienne...). Le mouvement a déjà commencé avec l'implantation des banques chinoises dans les grands centres financiers et la mise en place de réseaux de distribution des grands groupes34(*) (Larsabal E., Pennel  R., 2005).

Dans ce contexte, le Sénégal devrait pouvoir bénéficier de la délocalisation d'unités industrielles chinoises. Ainsi, l'amorce a été une promesse d'appuyer le secteur cotonnier en Afrique de l'ouest grâce au transfert de technologies en vue « d'aider ces pays à augmenter le volume de leur production de coton et à développer leur industrie du coton »35(*). Les principaux pays concernés sont : le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo.

D'autre part, le cadre général de stimulation de l'IDE reste fait d'avantages fiscaux et douaniers : exonération totale puis partielle d'impôt sur le revenu des entreprises, exonération de droits de douanes sur certains équipements importés, crédit d'impôt pour achat d'équipements locaux, etc. A cela peuvent s'ajouter d'autres types de mesures parmi lesquelles des facilités d'approvisionnement en devises ou encore un accès privilégié aux infrastructures locales. A terme, les avantages accordés spécifiquement aux investisseurs étrangers seront supprimés sous la pression d'entreprises chinoises affaiblies par la baisse des droits de douanes. Ainsi, la réforme fiscale prévoyant l'unification des taux d'imposition sur les bénéfices a été promulguée en mars 2007 et va entrer en vigueur dès 2008, assortie d'une période transitoire de 5 ans. Des préférences fiscales pourront néanmoins être maintenues dans les activités impliquant des technologies avancées, que les investisseurs soient chinois ou étrangers.

Au cours des dernières années, les mesures incitatives se sont articulées autour de deux axes. Le premier, destiné à encourager le développement des provinces du centre et de l'ouest, s'est traduit par un renforcement des avantages fiscaux et douaniers. Ces mesures n'ont toutefois pas suffi à attirer les IDE dans ces zones déshéritées. Plus récemment, et dans le même esprit, des mesures fiscales ont été adoptées dans le cadre de la politique de revitalisation des provinces du Nord-Est.

Une seconde série de mesures, visant à orienter l'investissement dans des secteurs de technologie avancée, a connu plus de succès. On peut évoquer notamment le régime des centres de recherche et de développement, la super-déduction des dépenses de recherche ainsi qu'une réduction du taux de TVA et des possibilités d'amortissement fiscal accélérées dans les secteurs des logiciels et des circuits intégrés36(*) (Larsabal E., Pennel  R., 2005).

* 34 www.fdi.gov.cn

www.stats.gov.cn

* 35 Ces propos sont du Ministre chinois chargé du commerce.

* 36 www.APIX.sn

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