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Amenagement du territoire et developpement durale: Quelles perspective pour le schema d'amenagement du grand OPuaga SDAGO

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par Emmanuel YONI
Université de Ouagadougou - Licence professionnelle en Genie de l'evironnement : Sol, depollution et Amenagement du territoire 2005
  

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2.3.2 De l'amélioration des conditions de vie des populations

Sur le plan sanitaire, on note l'édification de grands centres en l'occurrence la pédiatrie Charles De Gaule, le Laboratoire National de santé Publique, la construction de grandes infrastructures d'assainissement (canal de Zogona, et de Wemtenga), etc. Le projet Ziga a permis d'améliorer les conditions d'accès à l'eau potable de la ville. De même certains villages centre ont bénéficiés d'électricité et de l'eau potale. En matière de transport urbain on note le rétablissement du transport en commun (SOTRACO) et l'amélioration de la voirie (bitumage « Rue Notre Dame de la Paix », Bretelle Av. du conseil - Av. Banbandjida, Emb. Av. Banbandjida - Circulaire, Rue de Tanpouy, voirie à Larllé et Nossin, Av. de la présidence à Ouaga 2000 relié à un échangeur, ...). Les moyens de communications se sont développés après sa libéralisation au secteur privé (développement de cabines téléphoniques et du téléphone portable, des centres multimédias, ...).

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Mémoire de Licence P. / SDAT / Em. YONI / 20042005

La Zone d'Activités Commerciale et Administrative (ZACA) a

 

A l'ouest par l'avenue de la mosquée d'une part et d'autre part

l'avenue Bassawarga.

3.1.2. Type de standing préexistant

Les quartiers concernés présentaient un standing médiocre dont le mode d'aménagement correspondait au type colonial. La zone était caractérisée par des parcelles de grandes superficies (450 m2 en moyenne) pour des attributaires en majorité à faible revenu, ce qui témoigne la médiocrité de leur mise en valeur. En effet on constate une prédominance des constructions en matériaux non définitifs (banco 70 %), recouvertes de tôles ou de paille. En résumé un mode de construction de type rural aux abords d'un type de haut standing (immeubles à plusieurs niveaux) de part et d'autre de l'avenue KWAMÉ N'KRUMAH, axe central de la zone, où sont menées des activités diverses (tourisme, hôtellerie, restauration, commerce, service administratifs...). D'où un désordre architecturale qui détériore l'image d'une capitale (photo 3.2.1 page suivante).

Tableau 3.1.2. I: Qualité du bâti de la zone d'extension de la ZACA et de la ZACA I

Une voirie très étroite, « les 6 m », qui rendait de ce fait la circulation moins aisée pour les engins à quatre roues, accès difficile aux services de proximités du moment (ONEA, ONATEL, SONABEL ...), les caniveaux quasiinexistant ou s'ils existent sont bouchés. Cette voirie restreinte joue en même temps, en plus de son rôle de déserte, un rôle de réceptacle des eaux usées domestiques et des ordures ménagers. On assiste à une situation d'insalubrité accentuée propice à la prolifération d'insectes nuisibles et autres vecteurs de maladies.

regard de son environnement immédiat (grand marché principal centre économique, Av. KWAMÉ N'KRUMAH, zone administrative et diplomatique, l'aéroport international de Ouagadougou...), interpelle une intervention.

Par ailleurs, les résidents s'étaient livrés, au regard des potentialités de la zone, à des transactions foncières sources de désordre dans la gestion foncière.

Il était alors du devoir et dans l'intérêt général de la ville, que l'Etat use des prérogatives que lui offres la RAF pour mettre en valeur la zone selon les règles modernes d'urbanisme et assainir cette gestion foncière. Une façon aussi de permettre à la ville de Ouagadougou de jouer pleinement son rôle de capitale, de faciliter les rapports entre tous acteurs du développement (services publics, privés, missions diplomatiques, ONG,...) par le principe de proximité, donner à la ville une architecture moderne et respectueuse de l'environnement, motiver les investisseurs locaux et attirer les investisseurs de la diaspora et étrangers.

En somme, créer les conditions d'une densification du tissu urbain harmonisé, au détriment de l'élargissement indéfini de la ville qui fragilise le efforts des services de proximités (assainissement, services de santé, énergie, transport et communication).

3.2.2 Etat d'avancement du projet

Démarré en 2000 après le décret portant extension de la ZACA, déclaration de la zone d'utilité publique et création d'un projet d'aménagement de la ZACA, le gouvernement a d'abord procédé à une expropriation des terrains en questions, suivi de l'indemnisation des anciens attributaires. Un emprunt obligataire a été lancé pour couvrir ces frais d'indemnisation et financer les travaux d'aménagement préparatoire.

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Photo : 3.2.1 Type de standing préexistant de la zone d'extension de la ZACA

Source :Projet ZACA

Des zones ont été aménagées à Ouaga 2000 et Nioko I pour accueillir les expropriés qui le désirent.

A ce jour, la zone concernée par la première phase du projet est entièrement libérée et nettoyée (photo 3.2.2 page suivante). Un plan d'aménagement a été adopté par décret n° 2003678/PRES/PM/M ITH/MATD/M FB/M ED EV DU 31 décembre 2003 et comprend en croquis les différentes activités et leur disposition dans la zone (zone tertiaire : banques, sociétés, bureaux assurances, institutions internationales, etc. ; zone commerciale: en continuité avec le grand marché ; zone mixte : commerce, bureaux, restauration ... ; aire de stationnement ; centre culturel; complexe hôtelier ; centre de loisir; espaces verts et jardins, etc.

(Confère, figure 3.2.2 : plan d'aménagement de la ZACA).

Le projet est à l'heure du tracé des voies, de la définition des parcelles en fonction des besoins potentiels.

3.2.3 Perspectives

A l'avenir le projet procédera d'abord à la restructuration des quartiers limitrophes de la ZACA, pour permettre de l'accéder plus facilement, instaurer des cahiers de charges pour les aménagements dans ces zones limitrophes. Pour ce faire, il est prévu un décret qui va suspendre les nouvelles constructions dans ces quartiers et réglementer la vente de ces parcelles. De même la ZACA IIformera une continuité avec la ZACA I, car ce dernier recevra un plan de prescription pour la mise aux normes.

Conformément aux orientations du SDAGO, d'autres quartiers de même standing feront l'objet d'aménagement futur. On peut citer entre autres : Larllé,

Dapoya, Nemnin, Niogsin, «les quartiers Saints», Paspanga, Ouidi, KologNaba, Bilbalogo, Samandin, la zone industrielle de Gounghin, Etc.

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Mémoire de Licence P. / SDAT / Em. YONI / 20042005

Photo : 3.2.2 Espace libéré de la zone d'extension de la ZACA

Source :Projet ZACA

A l'absence d'une stratégie nationale de développement durable, quelques actions sectorielles tentent de répondre toute de même à ce principe. De ce qui précède nous avons montré de façon générale la relation qui existe entre l'aménagement du territoire et le développement durable. En ce sens que les principes de l'aménagement du territoire correspondaient exactement aux trois dimensions du développement durable, à savoir la dimension développement économique, la dimension social et la dimension durabilité écologique. Il convient que pour qu'une ville participe au développement, il faut l'aménager, construire des infrastructures, des réseaux, qui offrent un cadre pour le développement.

Quelles sont les actions qui, si elles sont menées, s'inscrivent dans une telle perspective dans la mise en oeuvre du SDAGO et de l'aménagement de la ZACA? C'est l'objectif du présent paragraphe.

conditions fixées par l'autorité administrative compétente après avis des services techniques ».

En effet la zone nordest (Loumbila, Nioko II) a été identifiée sur une superficie de 8.040 hectares comme zone préférentielle d'élevage intensif. L'agriculture quant à elle, en plus des grandes zones telles que Loumbila, Koubri etc., il est prévu l'aménagement des abords des réserves d'eau pour les cultures maraîchères, l'horticulture,...

Sur la plan développement commercial, l'intégration villecampagne forme un vaste marché dynamique d'échange, prospère et durable.

4.1.2 Du cas du projet ZACA

Comme son nom l'indique, c'est une zone où l'activité commerciale occupe une place prépondérante. Juxtaposé au grand marché, cet aménagement prépare un cadre propice aux investissements de la diaspora et étrangers d'une part et d'autres parts motive les investisseurs potentiels locaux. En outre sa construction aura pour conséquence immédiate le développement du petit commerce, et autres activités connexes rémunératrices des femmes, de la jeunesse, etc. Une promotion de l'industrie de la construction (entrepreneurs, commerce de matériaux de construction,...), le développement des infrastructures touristiques et de la restauration pour répondre aux diverses sollicitations des manifestations culturelles et politiques organisées dans la ville de Ouagadougou.

Le Grand Ouaga aménagé forme un ensemble humain, une intercommunauté solidaire avec des conditions de vie minimales standards (accès aux soins, meilleur cadre de vie collectif, droit à l'éducation et à la formation, ...) autant pour les habitants du centre ville que des villages centres, une promotion de l'emploi par la restructuration du secteur informel, l'appui aux activités des femmes, au petit commerce et par conséquent la réduction de la pauvreté dans le Grand Ouaga.

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