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La faillite quasi declaree du systeme bancaire congolais


par Eddie MIHIGO Kaserere
Universite evangelique en afrique - licence en sciences economiques 1998
  

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IV.5. LES CHANCES DE SUCCES DES MESURES DE REDRESSEMENT.

Les banques ont pour fonction d'accorder des crédits. C'est leur métier et leur mission, une mission d'intérêts général au service des entreprises et, par conséquent, de l'économie.

Les établissements bancaires sont régulièrement amenés à consentir, à des petites et moyennes entreprises, des autorisations, de découvert, des prêts, des escomptes ou des cautionnements (1(*)).

Avant de procéder à ces opérations, les banquiers doivent, par l'examen attentif du bilan, des documents prévisionnels, des entretiens avec les principaux dirigeants de l'entreprise, s'assurer de la solvabilité de l'entreprise concernée. Ces investigations doivent être réalisées par un personnel compétent, capable d'approfondir comme il se doit l'étude de la situation de l'entreprise concernée. Cette étude permettra au banquier d'éliminer ou d'atténuer le risque de non-remboursement des créances. Le banquier soucieux de la bonne fin des crédits consentis à une entreprise, souhaitera qu'elle soit titulaire des contrats propres à assurer sa survie. Ainsi donc, le banquier ne pourra poser d'exigences justifiées qu'après avoir fait procéder à une étude globale de la société et de ses assurances. Cette étude se recoupera d'ailleurs ; à certains endroits, avec celle qu'il aura lui-même effectuée dans le cadre de ses investigations habituelles (2(*)).

La gestion de l'activité bancaire doit être marquée par un objectif d'efficience afin de faciliter l'accroissement de la rémunération des engagement sur les opérations effectuées par les banques. L'accroissement de cette rémunération passe par une meilleure utilisation du capital.

Les dépôts en certaines périodes se sont avérés insuffisants et, cela a fait que la liquidité des banques soit devenue dépendante de la capacité à trouver des contre parties à la banque centrale. Une crise de liquidité des banques congolaises s'observe pendant ces périodes.

Pour palier à cette crise, une surveillance de la liquidité est requise. L'objectif de cette surveillance étant de s'assurer que les banques ont la capacité de faire face à une demande de retrait massif des déposants.

La création d'agences ou des succursales des banques existantes dans les régions non couvertes par les banques, peut également contribuer dans l'atténuation de la crise de liquidité, aussi contribuer à la responsabilisation des dirigeants quant à la rentabilité des engagements (capital).

En ce qui concerne la réglementation des banques, le Congo étant un pays sous-développé, dans ce pays, les techniques bancaires sont inspirées par le systèmes en vigueur dans les pays développés. L'étroitesse des marchés, la dépendance des autorités monétaires qui caractérisent ses économiques réclament des institutions, des règles de fonctionnement et de contrôle propres et non celles des économies développées.

* 1 Georges TEYCHENNE, L'audit des assurances de l'entreprise et les risques bancaires,

Revue Banque n 408, Paris, Juillet 1981, p. 863.

* 2 Georges TEYCHENNE, Op. Cit., P. 863

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