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L'exploitation des ressources marines et la protection de l'environnement

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par Fofana Djakaridja
Université de Limoges - Master 2 droit international et comparé de l'environnement 2007
  

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Section II : Entre intérêt économique et intérêt écologique

L'économie et l'environnement entretiennent une relation ambiguë et difficile. Ils paraissent opposés mais sont interdépendantes. C'est d'ailleurs pourquoi depuis quelques années est né le concept de développement durable qu'il convient maintenant de traduire en réalité juridique pour réussir leur conciliation.

§I : L'interdépendance entre l'écologie et l`environnement

Les préoccupations écologiques on pris corps dans un environnement dominé par les préoccupations de croissance économiques, d'économie de marché et de bataille pour le développement économique. Aussi, sait on que, le développement économique rime avec l'industrialisation et le commerce qui ne sont possibles sans un minimum de pollution et l'exploitation des ressources naturelles. Dans ce contexte, il est vite apparu que pour protéger l'environnement, il faut limiter la pression du développement économique sur les ressources naturelles. C'est pourquoi certains pensent qu'ils sont deux intérêts antagonistes non conciliables jusqu'à un certain point. On a ainsi ,assisté souvent à des bras de fer entre les associations écologiques et des états associés aux industrielles. En réalité, cette opposition n'est qu'apparente si on creuse davantage la question. En effet, d'un côté, on sait que, les ressources naturelles sont les matières premières pour les industries (le thon pour les thoniers), des ressources financière pour les acteurs du secteurs (les ports de pêche, les armateurs, les pêcheurs etc. ) et des ressources pour la satisfaction des différents besoins de l'homme , que ce besoin soit déjà identifié ou encore une énigme pour la science . C'est dire que compromettre l'utilisation durable des ressources naturelles, c'est en bout de chaîne condamné l'homme à la disparition certaine. On ne peut donc pas raisonnablement soutenir que, l'écologie qui entend veiller à ce que cela ne se produise pas, parce que les acteurs, les états et en général l'homme ne soucient que des retombées économiques, est opposé à l'intérêt économique. En fait, il s'agit de la même question économique abordée non sous une dimension productiviste mais sous une dimension de survie de l'espèce humaine.

D'un autre côté, nul n'ignore que pour une meilleure, protection de l'environnement, il faut des ressources financières car d'une part la pauvreté entraîne la surexploitation des ressources naturelles et d'autre part l'internalisation des coûts écologiques dans l'économie plus particulièrement dans les modes de production requiert des dépenses supplémentaires pour les entreprises et pour les états. Dans le domaine de l'exploitation des ressources marines par exemple, la plupart des communautés de pêcheurs dans les pays en développement n'ont que la mer comme source de revenu et de nourriture, il est difficile de leur demander de veiller à la protection de l'environnent en réduisant leurs prises .Quand aux états, ils leur est difficile d'imposer des mesures environnementales en fonction des standards internationaux au risque de refouler les investisseurs. Le problème se résume ainsi comme suit : si l'environnement n'est pas protéger, le développement économique par ricochet la survie de l'homme sera compromis ; sans développement économique, il ne sera pas possible de protéger l'environnement.56(*)

C'est par conséquent, un faux débat que d'opposé écologie et économie car elles sont interdépendantes. C'est sans doute ce qu'on compris les acteurs de la communauté internationale qui se sont engagé dans la voie pour établir un équilibre entre ces deux données qui constituent les deux pôles d'intérêts majeurs de ce 21 siècle. On a eu ainsi dans l'ordre chronologiques plusieurs forums dont les plus remarquables sont, la conférence de STOCKHOLM de 1972, la conférence de RIO sur l'environnement et le développement de 1992 où a été adoptée l'action21 qui consacre son chapitre 17 intitulé Protection des océans et de toutes les mers - y compris les mers fermées et semi fermées et des zones côtières et protection, utilisation rationnelle et mise en valeur de leurs ressources biologiques à l'environnement marin. Et enfin, la conférence sur le développement durable tenu en 2002 à Johannesburg en AFRIQUE DU SUD qui a débattu largement de la notion de développement durable un concept formulé dés 1980 et popularisé par le rapport BRUNDTLAND en 1987 .

Il faut toutefois noté que malgré cette intense diplomatique environnementale au plan internationale la notion le concept de développement durable qui est le point de convergence entre développement économique et intérêt écologique reste flou du point de vu droit international et n'est pas encore effectif.

Il est donc nécessaire, de lui donné une définition juridique clair afin le traduire en réalité juridique pour l'équilibre entre les intérêts économiques et les intérêts écologique.

* 56G.MARTIN, le droit de l'environnement .de la responsabilité pour fait de pollution au droit de l'environnement, publications périodiques spécialisées, 1978, p.128et s.

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