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L'Union Africaine: Bilan et perspectives (2001-2008)

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par Popaul FALA MAYU MULEEL
Université de Lubumbashi - Licence en relations internationales 2008
  

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§3. Importance du régionalisme

Nous pouvons opiner avec Emile BACONIER41(*) que le régionalisme est à la mode, même si c'est loin d'être un phénomène nouveau en Afrique. Les gouvernements sont tombés dans le piège de la transposition en présumant que les exemples d'intégration régionale entre les pays industrialisés pouvaient s'appliquer aux pays moins développés.

La création de tels espaces économiques s'appuie nécessairement sur une intégration des marchés des biens, des services, des capitaux, travail, sur une harmonisation des lois et des règlements du secteur privé. Malheureusement dans ces domaines, les pays n'excellent pas et cela constitue un frein pour décoller. « Les échanges intra régionaux représentent moins de 10% du total du volume des échanges demeure donc en déca de celui des autres régions en développement ».

L'impact limité des différences limité des différents projets de coopération et d'intégration économique est liée, d'une part, aux difficultés des pays africains d'appliquer les réductions tarifaires communes et à supprimer les barrières non tarifaires et, d'autres part à celle liées à la répartition judicieuse des coûts et des avantages des projets d'intégration régionale entre les pays membres.

Le bilan de l'Afrique subsaharienne en matière de création et de maintien des structures régionales et généralement décevant. Dans la plupart des cas, ce processus de reforme qui permettent d'inciter les gouvernements à sacrifier les intérêts nationaux sur l'autel de la coopération régionale sont axés sur des objectifs et des stratégies anti-économique. La médiocrité des résultats soulève certaines interrogations quant à l'efficacité de l'outil théorique utilisé.

Se mettre ensemble au sein d'unions ne suffit pas à promouvoir le commerce entre les pays membres de l'union, loin s'en faut. Le problème qui se pose aux pays d'Afrique est qu'ils n'ont pas de marché intérieur à proprement dire, car le revenu par tête y est très limité ce qui ne permet pas d'absorber la production locale. Mais l'intégration ne doit pas être abandonnée.

Le contexte mondial actuel ne laisse pas beaucoup de choix aux pays africains car ils doivent s'engager nécessairement dans le commerce mondial. Toute la question est de savoir par quel moyen. L'intégration régionale a eu du mal à se matérialiser, tant les divergences macroéconomique étaient fortes. Néanmoins, des progrès indéniables sont enregistrés au niveau de la S.A.D.E.C., dans les pays de la COMESA et de l'U.E.M.O.A.

La mondialisation s'impose et il est possible de mieux exploiter le potentiel d'expansion des échanges commerciaux à l'intérieur des groupements régionaux africains. Dans ce contexte de mondialisation où des actions solitaires n'ont point de grande portée, le régionalisme constitue, à n'en point douter, un défi pour les pays africains.

* 41 BACONNIER, E., « Régionalisme, une solution miracle ? » `'in'' Inter-reseaux. Voir www.inter-reseaux.com

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