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La RDC et le processus d'intégration des pays des Grands Lacs comme voie de sortie de la crise sécuritaire régionale

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par Eric Ntumba Bukasa
ENA (France) - Mastère en Administration Publique 2008
  

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I.2 Origine récente des conflits

Le début de la crise des Grands Lacs remonte, dans le cadre d'un passé récent, au début des années 1990 avec la guerre civile au Burundi (octobre 1993) et le génocide au Rwanda (avril- juillet 1994).

Diverses autres causes lointaines peuvent aussi être établies, comme l'ont reconnu les présidents de la région au point 3 de la déclaration de Dar-es-Salam4(*) de novembre 2004. Cette déclaration constitue le socle de du « Processus des Grands Lacs » (PGL) que ce mémoire se propose d'étudier.

.

La crise déjà profonde, nourrie par des tensions politique et ethniques internes aux différents pays de la région, s'est vue exacerbée en RDC par les conséquences des deux précédents conflits5(*), notamment par le grand nombre de réfugiés qu'ils ont produit.

Cet état des choses va graduellement faire de la RDC l'épicentre du conflit des Grands Lacs, une sorte de tête d'iceberg d'une crise de toute l'Afrique centrale selon l'expression de Rigobert MINANI Bihuzo6(*).

La RDC devient ainsi le théâtre d'un complexe jeu d'intérêts et d'alliances impliquant jusqu'à 9 pays de la région, des milices rebelles locales et le concours militaire d'autres pays africains moins directement concernés par l'espace géopolitique des Grands Lacs. Certains observateurs, dont Colette Braeckman, spécialiste belge de la région, décriront ce conflit comme la première guerre mondiale Africaine. Plaçant ainsi l'emphase sur le nombre de pays africains impliqués, la complexité des parrainages extérieurs (Étatiques ou commerciaux) et l'ampleur des conséquences, directes et indirectes, causées par ce conflit.

Dès 1996, la RDC plonge dans une guerre meurtrière en deux temps qui la partitionne en 3 zones d'influences distinctes, et facilite le pillage organisé de ses ressources naturelles.

La première guerre du Congo (1996-1997)

Le 17 mai 1997 la joint venture militaire de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi porte Laurent Désiré Kabila à la tête du Zaïre après avoir contraint le président Mobutu à l'exil. La coalition est soutenue à travers tout le continent africain et jouie de l'approbation tacite des Etats-Unis. L'administration Clinton semble vouloir saisir au vol l'opportunité de faire basculer le Zaïre dans la nouvelle zone d'influence qu'elle tente de créer dans la région. C'est une zone pilotée par l'Ouganda et que le Rwanda a rejoint en marge du génocide de 1994. Cette zone stratégique en gestation est définie par l'administration Clinton comme l'axe des trois K: Kampala, Kigali et Kinshasa. Elle est conçue pour devenir le nouveau bastion de l'influence américaine en Afrique centrale et combler le vide que laisse par le départ inévitable de Mobutu, l'ancien allié traditionnel des USA dans la région. La création de cette zone sera le principe validant de la première guerre du Congo qui sera placée sous l'auréole de la renaissance africaine.

* 4 Point 3 de la Déclaration de Dar-Es-Salam : « Rappelant que les causes des conflits sont aussi ancrées dans notre histoire, y compris durant l'ère précoloniale, coloniale et postcoloniale ; »

* 5 France Diplomatie, Afrique des Grands Lacs, La France et la Région des Grands Lacs. www.diplomatie.gouv.fr

* 6 Rigobert Minani `Les accords de Lusaka et leurs implications', www.grandslacs.net/doc/3229.pdf

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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