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Impacts socioeconomiques du projet de pipeline Tchad-Cameroun le long du corridor dans la province du centre (Cameroun)

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par Bertrand Junior NDJESSA BESSALA
Université de Dschang - Ingénieur agro-socio-economiste 2002
  

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Chapitre 5

CONCLUSION ET RECOMMADATIONS

5.1- CONCLUSION

L'étude révèle que le projet pipeline a traversé les plantations de cultures de rente d'exportation et des cultures vivrières. Les cacaoyères sont les plus touchées (63 Ha de verger cacaoyer détruits) suivi des plantations des cultures vivrières (34 Ha de plantations de cultures vivrières détruites). 27 Ha de verger cacaoyer et 18,4 Ha de cultures vivrières ont été replantées par les riverains du pipeline. Dans les communautés, les maladies dues à l'eau ont augmenté. Aucun centre de santé n'a été construit par le projet pipeline le long du corridor dans la province du Centre. La plupart des prévisions dont les communautés devaient bénéficier n'ont pas été réalisées à l'instar des routes, des lignes électriques, des hangars de marché et des centres de santé.

Le projet pipeline a employé 25% de riverains. Les riverains formés au projet pipeline (13%) affirment avoir reçu des notions en soudure. Dans le domaine scolaire, le projet pipeline a construit dix salles de classe de quarante places.

5.2- RECOMMANDATIONS

Il découle de ce qui précède que malgré les efforts déployés, par les différentes parties intégrantes de ce projet, il reste beaucoup à faire pour les populations. Ces dernières ont subi de manière tangible les effets de l'oléoduc au niveau socio économique. Ils doivent réadapter leur appareil de production aux nouvelles conditions créées par le projet pipeline, leurs revenus ont subi un choc auquel il faut remédier. L'emploi sur lequel beaucoup ont fondé leurs espoirs n'a été qu'éphémère. La santé des riverains est précaire.

L'étude recommande donc :

1°-) A l'Etat :

- de prélever une quote-part des revenus du pipeline pour la construction des écoles, des centres de santé, des routes et l'électrification dans les régions traversées par le pipeline afin que les communautés riveraines ressentent le bienfait du projet pipeline ;

- de mettre en place un programme de développement rural pour permettre aux riverains de reconstituer les parcelles détruites et/ou de trouver des solutions alternatives ;

- et de réaliser les évaluations d'impacts socio économiques à intervalle régulier durant l'exploitation de l'oléoduc pour éviter à long terme la situation d'Ogoni Land le long du corridor de l'oléoduc ;

2°-) A COTCO :

- de maintenir un cadre de concertation sain entre Etat, COTCO et Société Civile ;

- de mettre un accent sur la clôture des compensations communautaires et régionales et des cas de compensations individuelles conflictuelles ;

- et de soutenir les évaluations d'impacts socio économiques des chercheurs isolés pour éviter à long terme la situation d'Ogoni Land le long du corridor de l'oléoduc.

3°-) A la Société Civile :

- de faire des évaluations d'impacts socio économiques et environnementaux et les rendre public de façon détaillée et régulière ;

- de donner à tous les Camerounais le détail précis des impôts, redevances et autres paiements versés à l'Etat (Camerounais), à n'importe quel niveau, ou aux communautés locales y compris le paiement des compensations et les aides aux développements des communautés locales ;

- d'être le porte-parole des populations durant toute la phase d'exploitation de l'oléoduc car les populations rurales ignorent le plus souvent leurs droits ;

- d'utiliser tous les moyens de pression pour que COTCO puissent indemniser toute personne ou communauté ayant subi un préjudice du pipeline ;

- de fournir une assistance aux communautés locales en vue de renforcer leurs capacités.

4°-) Aux riverains du pipeline : 

- d'adopter des pratiques culturales agro forestières. Il s'agit d'adopter un système de production «cultures vivrières associées au palmier à huile». A cet effet, ils doivent solliciter l'appui des programmes palmier à huile, bananiers et racines et tubercules du MINADER ;

- d'être vigilants sur tout signe inhabituel le long du corridor afin qu'ils ne soient surpris par une éventuelle catastrophe.

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