WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Impacts socioeconomiques du projet de pipeline Tchad-Cameroun le long du corridor dans la province du centre (Cameroun)

( Télécharger le fichier original )
par Bertrand Junior NDJESSA BESSALA
Université de Dschang - Ingénieur agro-socio-economiste 2002
  

précédent sommaire suivant

4.2.5- Impact du projet pipeline sur les infrastructures d'éducation et de santé

La construction des écoles et des centres de santé devait renforcer les capacités d'accueil des établissements scolaires et sanitaires dans certaines communautés et dans d'autres, implanter de nouvelles écoles et centres de santé. A long terme le niveau de scolarisation des riverains devait s'améliorer ainsi que l'accès aux soins de santé.

L'objectif spécifique 5 de cette étude était d'identifier et de décrire l'impact du projet pipeline sur les infrastructures d'éducation et de santé. L'étude révèle que 50% d'écoles primaires riveraines du projet pipeline ont reçu une salle de classe de 40 places. Le projet pipeline n'a construit ni une école à cycle complet ni un centre de santé le long du corridor dans la province du centre.

Au titre des compensations communautaires, certaines infrastructures devaient être réalisées dans les communautés. Le tableau 8 présente les prévisions en infrastructures et les réalisations.

Tableau 8 : Prévisions en infrastructures et réalisations

Infrastructures

Nombre prévu

Nombre réalisé

Écart

Pourcentage de réalisation

Routes

Lignes d'électricité

Centres de santé

Hangars de marché

Salles de classe

Points d'eau

potable

5

6

2

2

10

20

0

0

0

1

10

20

- 5

- 6

- 2

- 1

0

0

0

0

0

50

100

100

Les routes et les lignes d'électricité bien qu'ayant été sollicitées par les communautés n'ont pas été réalisées. COTCO estime que ces infrastructures sont de la responsabilité de l'État et que la compensation destinée aux communautés est insuffisante pour les réaliser. Bien que toutes les salles de classes aient été construites, certaines restent inachevées (1%).

4.2.6- Impact du projet pipeline sur la prévalence des maladies

COTCO a prévu mettre en place un programme qui devait contribuer à la santé des communautés riveraines du pipeline. Ce programme avait pour mission l'information et l'éducation des populations dans la zone du projet pipeline. Pendant la phase de construction de l'oléoduc, les populations (80%) affirment avoir été sensibilisées sur les MST-SIDA.

L'objectif spécifique 6 de cette étude était d'identifier et de décrire l'impact du projet pipeline sur la prévalence des maladies. 45% de riverains disent que les maladies dues à l'eau (Amibiases) ont augmenté tandis que 2,5% pensent que ce sont les maladies respiratoires (Asthme) qui ont augmenté. Il faudrait aussi mentionner des cas de prostitution dont la résultante est la progression des MST-SIDA (Selon 27,5 % de chefs de ménages). Les maladies dues à l'eau ont connu une augmentation le long du corridor du pipeline. Les statistiques des centres de santé riverains et la perception que les riverains ont sur ces maladies le confirment. Le graphique 4 illustre l'évolution des maladies dues à l'eau dans les centres de santé riverains du pipeline.

Graphique 4 : Evolution des maladies dues à l'eau dans les centres de santé riverains du pipeline.

L'évolution des cas d'amibiases serait due à la destruction des sources que buvaient les populations riveraines du pipeline. Dans certains villages aujourd'hui, ces sources n'ont pas été reconstruites par COTCO. Dans d'autres villages, les points d'eau potable construits tarissent. Les populations s'abreuvent avec une eau douteuse.

COTCO surveillait la propagation des maladies sur les travailleurs or au niveau des communautés, les maladies prenaient de l'ampleur. Les mares d'eau sont apparues après le passage du pipeline dans les endroits où elles n'existaient pas. La plupart des puits refaits ne l'ont été qu'un an plus tard et d'autres jusqu'à maintenant attendent encore d'être refaits. Les puits refaits par COTCO ne respectent pas les normes techniques. Souvent la réserve d'eau est insuffisante pour satisfaire la demande du village comme jadis. Et certains de ces puits manquent de regards. La conséquence est que les populations s'abreuvent d'eaux douteuses et se contaminent des parasites intestinaux de toute sorte.

précédent sommaire suivant







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.