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Impacts socioeconomiques du projet de pipeline Tchad-Cameroun le long du corridor dans la province du centre (Cameroun)

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par Bertrand Junior NDJESSA BESSALA
Université de Dschang - Ingénieur agro-socio-economiste 2002
  

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6°- Terre, Hommes et Pauvreté

La terre est le principal facteur de production des paysans agriculteurs. Les paysans sans terre sont appelés à se livrer au métayage, à la location des terres agricoles ou à se faire employer par les propriétaires terriens qui peuvent investir. Cette situation fragilise un bon nombre de personnes sans terre en zone rurale. Cependant, elle permet aux propriétaires de terre de s'enrichir au détriment de ceux qui n'en ont pas.

Soixante dix pourcent (70%) de personnes sous alimentées vivent en zone rurale (FAO, 2006). Au sommet du monde de l'alimentation en 1996, les chefs d'Etats et de gouvernements ont pris la résolution de réduire de moitié le nombre de personnes sous alimentées à travers le financement de l'agriculture d'ici 2015. Le premier objectif du millénaire le réitère. En 2003 les chefs d'Etat et de gouvernement dans la déclaration de Maputo (Mozambique) ont promis allouer 10% du budget de leurs Etats à l'agriculture et au développement rural. Cependant on constate que l'aide pour l'agriculture est en déclin. La FAO, en 2006 note que l'aide pour l'agriculture est passée de 9 millions de dollars USA en 1980 à 5 millions de dollars USA en 1990. Elle ajoute que 854 millions de personnes sont malnutries dans le monde et que la majorité réside en zone rurale.

La Direction des Enquêtes et des Statistiques Agricoles du MINADER (DESA, 2004) estime que, malgré son importance relativement petite, le secteur rural conserve une place de choix et un rôle moteur dans l'économie camerounaise. Ceci à travers sa contribution à la croissance et son rôle de fournisseur des matières premières au secteur industriel. De nombreuses études ont montré que la croissance agricole réduit la pauvreté et la famine davantage que la croissance industrielle. L'évolution des revenus des ruraux est étroitement liée aux comportements des produits de rente et de l'augmentation de l'offre des produits vivriers. Ceux qui s'investissent plus dans l'agriculture sont les petits paysans. Ces petits paysans font face au manque de crédit, à l'insécurité foncière, au manque de moyens de transport et à la méconnaissance du marché. A cela s'ajoutent les aléas tels que le climat, les maladies et les pestes. La réduction de la pauvreté passe par une augmentation de la production et une organisation de la commercialisation. L'investissement dans les infrastructures en zone rurale en particulier dans le domaine de l'eau, des routes, l'électricité et des communications a un rôle crucial pour stimuler la croissance agricole.

Salim & al. (2003) notent que les ressources extractives ne peuvent pas promouvoir un développement économique durable et partant la réduction de la pauvreté. Ceci parce que les ressources extractives ne sont pas renouvelables. Ils ajoutent que les pays qui ont basé leurs économies sur les ressources extractives n'ont pas réduit la pauvreté au sein de leurs populations. Au contraire le niveau de pauvreté a augmenté et la mauvaise gouvernance et la corruption ont gagné du terrain. Les industries extractives génèrent les revenus mais ces revenus ne sont pas équitablement distribués. Extractive Industries Review (2003) relève qu'au Kazakhstan en 1993, l'exploitation du pétrole et du gaz a généré un faible revenu au sein de la population locale et un fort taux de corruption. Il ajoute qu'en Azerbaïdjan et en Georgie, malgré l'exploitation du pétrole, plusieurs personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Au Tchad, le boom de la production de pétrole a fait reculer la production des produits alimentaires ; cette situation a provoqué la famine au sein de la population (Petry, 2004). Le phénomène risque de s'accentuer car c'est la région agricole du Tchad qui est touchée (Yanez et al., 1997). Au Nigeria, la situation n'est guère satisfaisante ; de nombreuses familles vivent avec moins d'un dollar par jour (ANEEJ, 2004).

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