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Régimes de change et croissance économique: Une étude comparative entre Haà¯ti et la république dominicaine (1970-2004)

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par Richard Casimir
Université de Quisquéya - Maitrise 2006
  

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CHAPITRE

RÉGIMES DE CHANGE ET CROISSANCE ÉCONOMIQUE : LITTÉRATURES THÉORIQUE ET EMPIRIQUE

Le choix du régime de taux de change reste à ce jour la préoccupation de beaucoup d'économistes. Il existe une abondante littérature théorique sur ce sujet et de nombreux tests empiriques ont été menés. En effet, Le régime de change est un ensemble de principes qui assurent la convertibilité entre les monnaies. Théoriquement, la question de choix entre régime de change fixe et flexible a engendré divers courants de pensées controversées. En général, les principaux points de désaccord sont de trois ordres :

· La stabilité ou l'instabilité des prix et des marchés ?

· L'indépendance ou la coopération ?

· L'Efficacité des politiques macroéconomiques (Ajustement macroéconomique)

A travers le premier chapitre du mémoire, nous présenterons une analyse théorique sur les concepts «régime de change et croissance économique» prenant en compte ces différents courants de pensée.

Pour mener à bien cette analyse, ce chapitre sera subdivisé en trois sections. La première section retrace et permet de mieux comprendre l'évolution du système monétaire international. Les deuxième et troisième sections étudient les relations théoriques et empiriques entre régimes de change fixe et flottant avec la croissance économique.

1.1- Evolution du système monétaire international

Selon Burda et Wyplosz (1998), le choix d'un régime de change n'est jamais chose simple. Pendant des siècles, les échanges commerciaux intérieurs et internationaux se réglaient en or ou en argent. Il s'agissait du système d'étalon-or. Ce dernier n'est pas né d'un accord mais résulte d'une situation de fait, établie empiriquement au cours du XIXe siècle, et qui s'est progressivement imposé. Le système étalon-or tirait ses avantages dans sa crédibilité. En effet, dans ce système, la politique monétaire est totalement déterminée par le stock d'or4(*). En principe, elle échappe aux visées des autorités politiques.

La fin de l'étalon-or, le 21 septembre 1931, a été décidée en Grande-Bretagne lorsque la Banque d'Angleterre avait dû rembourser en quelques semaines 200 millions de livres en or ou en équivalent or (Dostaler, 1994)

La première guerre mondiale avait provoqué de graves désordres monétaires dans les pays belligérants à cause des dépenses énormes nécessaires au financement de la guerre. La guerre avait remis en question le rôle de la livre sterling.De son côté, les Etats-Unis n'étaient pas encore prêts pour jouer le rôle de l'Angleterre. Ainsi, on assistait à une période d'incertitude.

Les accords de Bretton-Woods, signés au lendemain de la seconde guerre mondiale, fixèrent les parités entre les différentes monnaies sur la base de la convertibilité du dollar en or. Le système de change fixe s'installait et avec lui s'affirmait la domination du dollar dans le monde. Un régime de fixité5(*) des changes fut retenu parce qu'il était le plus propice à promouvoir le commerce mondial (Crockett, 2002). Ce système permettait de planifier plus sûrement les échanges et contribuait à empêcher une réapparition des politiques de change concurrentielles des années 30. Le FMI avait également pour mission de faciliter l'élimination des restrictions sur les règlements des transactions courantes.

Durant leurs vingt-cinq premières années d'existence, les arrangements de Bretton-Woods ont fait preuve qu'ils fournissaient à l'économie mondiale un cadre tout à fait bénéfique. Dans un contexte d'inflation relativement faible et de mobilité limitée des capitaux, les parités fixes ont contribué à un développement notable du commerce. Selon Crockett (2002), le commerce international se trouva multiplié par cinq entre 1949 et 1971, pendant que la production mondiale triplait presque.

Ce système de l'étalon de change-or vola en éclats en 1971, lorsque l'émission monétaire américaine fut telle que les réserves d'or de Fort Knox ne suffirent plus à assurer la parité du dollar.

Avec l'abandon des arrangements initiaux de Bretton-Woods, il est bon ton de déplorer l'absence d'un système monétaire international explicite. Cela nous amène à la question suivante : Quelles sont les caractéristiques du système monétaire actuel ? Celui-ci se fonde sur le libre fonctionnement des marchés. Dans le système actuel, les taux de change des principales monnaies (essentiellement le dollar E.U., l'euro et le yen) fluctuent au gré des forces du marché; ils accusent une certaine volatilité à court terme et, occasionnellement, des variations marquées à moyen terme. Certains pays industrialisés de taille moyenne ont aussi opté pour un régime de taux flottants déterminés par le marché; d'autres, notamment des pays d'Europe ne faisant pas partie de la zone euro, ont préféré un arrimage plus solide.

Si les forces du marché sont au coeur du système monétaire international actuel, la responsabilité des autorités revient maintenant, à garantir le fonctionnement efficient des marchés internationaux des capitaux et à prévoir toute défaillance. De surcroît, le système actuel accepte et favorise de plus en plus la libéralisation accrue des marchés financiers internationaux.

Les pays en développement et en transition eux, appliquent un large éventail de régimes de change, qui va de la parité fixe très rigide au flottement assez libre en passant par de nombreuses variantes6(*).

La section suivante analysera les divers courants de pensées quant au choix du régime de change optimal pour l'économie.

* 4 Cependant, Burda et Wyplosz (1998) rapportent qu'au moment où le système d'étalon-or est supposé avoir établi sa suprématie, au début des années 1880, la Belgique, la Finlande et la Suède avaient d'avantage de devises que d'or en réserve. Donc, l'étalon-or n'était pas essentiellement basé sur l'or et le lien supposé entre le stock d'or et la masse monétaire était loin de s'établir de manière automatique.

* 5 Il était, toutefois, prévu d'ajuster la parité en cas de déséquilibre majeure.

* 6 Voir par exemple le tableau 47 en annexe

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"I don't believe we shall ever have a good money again before we take the thing out of the hand of governments. We can't take it violently, out of the hands of governments, all we can do is by some sly roundabout way introduce something that they can't stop ..."   Friedrich Hayek (1899-1992) en 1984