WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Evaluation des méthodes de controle phytosanitaire et qualité des produits

( Télécharger le fichier original )
par Moussa KASSE
UCAD/Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaire de Dakar - Master II 2009
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Chapitre 2: Système de contrôle de la qualité et d'inspection
phytosanitaire des fruits et légumes

1. Contrôle de la qualité des fruits et légumes frais

1.1. Observations générales:

Le contrôle de la qualité et l'inspection des fruits et légumes frais visent à garantir le respect des dispositions du règlement qui les concerne. Pour l'essentiel, on inspecte les fruits et légumes frais pour s'assurer qu'ils sont:

· propres, salubres et exempts d'insectes et de maladies (organismes nuisibles en générale);

· classés conformément aux prescriptions du règlement sur l'exportation des fruits et légumes frais en vigueur;

· conformes à la qualité décrite par l'exportateur;

· adéquatement emballés, de manière à ne pas souffrir du transport et à paraître aussi attrayant à l'arrivée qu'au moment du départ;

· et que les produits chimiques agricoles (notamment les résidus de pesticides) et les contaminants qu'ils contiennent ne dépassent pas les limites fixées par les pays importateurs.

L'accent porte principalement sur l'exemption d'insectes, de maladies, et de résidus de pesticides dépassant les limites autorisées [3a].

1.2. Etapes de l'inspection:

Pour être efficace, l'inspection doit se dérouler en suivant une série d'étapes précises qui permettront la collecte d'information nécessaire à la prise de décision sur la conformité ou la non-conformité des lots inspectés. Ces étapes sont successivement les suivantes:

· Examen et identification des lots;

· Echantillonnage;

· Comparaison avec les normes;

· Rédaction du Procès Verbal d'inspection;

· Rédaction du certificat de conformité le cas échéant [8].

1.2.1. Examen et identification des lots:

A son arrivée sur les lieux d'inspection et avant de prélever un échantillon, l'inspecteur doit examiner le lot dont l'échantillon fait partie et noter toutes observations pertinentes.

Les informations recueillies doivent comprendre les renseignements concernant la désignation du produit, la taille du lot, le type d'emballage, la taille ou la dimension du récipient/conteneur, le numéro de contrôle du produit, le nombre de lots, les mentions obligatoires de l'étiquetage, l'état du lot (emballages brisé, signes d'infestation par les rongeurs ou les insectes...) et l'état général du bâtiment ou de la zone où est entreposé le lot. Le contrôleur doit inscrire donc toutes les informations pertinentes sur la fiche d'inspection avant de procéder à l'échantillonnage [8].

1.2.2. Echantilonnage:

L'échantillonnage consiste à prélever sur un lot donné une fraction ou un certain nombre d'emballages ou de produits unitaires, appelée échantillon. Ce dernier doit être représentatif et refléter lorsqu'il arrive au laboratoire, les conditions régnant au moment de l'inspection, de tout le lot dont il fait partie. Cet échantillon peut être sélectif ou objectif et sa taille varie selon la nature du lot.

L'échantillon sélectif représente les échantillons qui sont recueillis soit pour démontrer ou attester des conditions défavorables observées par l'inspecteur ou le contrôleur, soit pour obtenir une fraction de produits présumée non satisfaisant en vue d'une analyse au laboratoire.

L'échantillon objectif désigne les échantillons prélevés sur un lot de produits d'une manière systématique, ou dans le cadre d'une surveillance par sondage aléatoire, ou pour recueillir des données dans un but déterminé, ou encore aux fins de contrôle pour connaître la raison de la non conformité d'un produit par rapport à une exigence préétablie (la norme par exemple) [8].

1.2.3. Comparaison avec les normes:

L'inspecteur/contrôleur procède à l'examen de l'échantillon en inscrivant sur la fiche d'inspection spécifique au produit inspecté toute l'information pertinente concernant les défauts identifiés. Une fois l'information recueillie, il fait les calculs appropriés et il compare ses données avec les tolérances établies par la norme de référence. C'est à ce moment qu'il est en mesure de prendre une décision quand à la qualité du produit inspecté [8].

1.2.4. Rédaction du Procès Verbal (PV):

Une fois les décisions prises, l'inspecteur rédige le procès verbal et fait part des résultats de l'inspection à la partie intéressée et discute des différentes alternatives qui peuvent se présenter dans le cas où le produit n'est pas accepté [8].

1.2.5. Rédaction du certificat de conformité:

En cas d'acceptation du produit, un certificat de conformité ou de qualité en plus du certificat phytosanitaire, est délivré, autorisant le propriétaire à expédier sa marchandise [8].

2. Inspection phytosanitaire

2.1. Considérations générales sur les produits:

Dès lors qu'il y a eu récolte, cueillette, prise ou abattage d'une matière première alimentaire, celle-ci subit une détérioration progressive qui peut être très lente, comme c'est le cas des graines ou les fruits à coque, ou qui peut être tellement rapide (cas des produits animaux) que l'aliment devient pratiquement inutilisable en quelques heures. Les bactéries, les levures, les moisissures, les insectes et les rongeurs rivalisent constamment avec l'homme pour s'attaquer aux disponibilités alimentaires.

D'autre part, les aliments peuvent être détruits par presque toutes les variables de notre environnement naturel: la chaleur, le froid, la lumière, l'oxygène, l'humidité, la sécheresse, les enzymes naturelles des aliments et le temps. Pour protéger totalement un aliment donné il faut éliminer tous ces facteurs ou les minimiser. Sinon à l'import/export le produit est intercepté lors d'une échéance procédure d'inspection [3 c].

2.2. Procédure d'inspection et de certification:

Les exigences techniques pour l'inspection comportent trois procédures distinctes qui doivent être conçues pour assurer le bien-fondé technique tout en tenant compte de la faisabilité opérationnelle. Ces procédures sont les suivantes:

· examen des documents associés à un envoi;

· vérification de l'identité et de l'intégrité de l'envoi;

· examen visuel pour les organismes nuisibles et autres exigences phytosanitaires (telles que l'absence de sol).

Certains aspects de l'inspection peuvent varier selon son objectif, par exemple pour l'importation/l'exportation, ou pour la vérification/gestion du risque [4d].

2.2.1. Examen des documents associés à un envoi:

Les documents d'importation et d'exportation sont examinés pour vérifier qu'ils sont complets, cohérents, précis, valides et non frauduleux. Parmi les documents qui peuvent être associés aux importations et/ou aux exportations, on peut citer, les suivants:

· certificat phytosanitaire / certificat phytosanitaire de réexportation;

· permis d'importation accompagné;

· formule de déclaration pour les voyageurs (aéroports);

· rapports d'inspection ou procès verbal d'inspection phytosanitaire;

· factures commerciales;

· rapports de laboratoire ou les résultats d'analyses préalables du produit. Les problèmes relatifs aux documents d'importation ou d'exportation doivent, le cas échéant, être d'abord examinés avant toute action avec les parties qui ont fournis ces documents [4 d].

2.2.2. Vérification de l'identité et de l'intégrité de l'envoi:

L'inspection relative à l'identité et à l'intégrité de l'envoi consiste à vérifier que celui-ci est décrit avec exactitude par les documents qui l'accompagnent. La vérification de l'identité vérifie si le type de végétal ou produit végétal ou espèce correspond au certificat phytosanitaire reçu ou devant être délivré. Cela peut nécessiter un examen physique de l'envoi pour confirmer l'identité et l'intégrité, y compris la vérification des scellés, des dispositifs de protection et des mentions de l'étiquette ayant une importance phytosanitaire. Les actions prises sur la base du résultat dépendront de l'étendue et de la nature du problème [4 d].

2.2.3. Examen visuel:

Les aspects liés à l'examen visuel comprennent son utilisation pour détecter des organismes nuisibles et pour vérifier la conformité aux exigences phytosanitaires [4d].

2.2.3.1. Organismes nuisibles:

Un échantillon est prélevé dans un envoi/lot pour déterminer si un organisme nuisible est présent, ou s'il dépasse un niveau spécifié [4d].

Les nuisibles rencontrés en 2007 au Sénégal [2] sont:

Au niveau des denrées: Trogoderma granarium, Caryedon serratus, Tribolium sp, Aphanus sordidus, Sitophilus oryzea, Oryzaephilus surinamensis.

Au niveau des plantes : Rastroccocus invadens, Uromyces appendiculatus, Ceratitis cap itata, Aculops lycopersici, Aleuradicus dispersus, Maruca testulalis, Dacus sp, Helicoverpa armigera, Tetramychus urticae, Aphis craccivora, Bactrocera invadens.

2.2.3.2. Conformité aux exigences phytosanitaires:

L'inspection peut être utilisée pour vérifier la conformité à certaines exigences phytosanitaires. Par exemple:

· le traitement, le degré de transformation et l'absence de contaminants;

· les exigences en matière de stade de développement, de variété, de couleur, d'âge, de degré de maturité, etc.

· l'absence de végétaux, produits végétaux ou autres articles réglementés qui sont interdits;

· les exigences relatives à l'emballage, à l'expédition des envois ;

· l'origine de l'envoi/des lots et le point d'entrée [4d].

2.2.4. Action en cas de non-conformité:

Le type d'action varie selon les circonstances et doit correspondre au minimum nécessaire pour éliminer le risque identifié. Des erreurs administratives, telles que des certificats phytosanitaires incomplets, peuvent être résolues en liaison avec l'ONPV du pays exportateur. D'autres infractions peuvent nécessiter les actions suivantes:

· Détention: on peut y avoir recours si un complément d'information doit être obtenu, en tenant compte de la nécessité d'éviter dans toute la mesure possible que l'envoi soit endommagé.

· Tri et reconfiguration: les produits atteints peuvent être éliminés par un tri et une reconfiguration de l'envoi avec, si nécessaire, un reconditionnement.

· Traitement: utilisé par l'ONPV lorsqu'un traitement efficace existe.

· Destruction: l'envoi peut-être détruit lorsque l'ONPV estime qu'il n'y a pas d'autre solution.

· Réexpédition: lorsque l'envoi est jugé non conforme [4e].

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry