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L'IRM de diffusion et de perfusion dans l'accident vasculaire cérébral

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par Mickael TAFAZZOLI
UCBL (Lyon 1) - Master en biologie humaine 2010
  

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3) Observation des AVC à la phase hyper aiguë (dans les 6 premières heures)

L'étude de A-C Januel [4] porte sur 12 patients atteints d'AVC ayant pu bénéficier d'un IRM et d'une TDM dans les 6 heures après l'apparition des premiers symptômes.

Pour tous les patients ont été pratiqués :

- à J0, une TDM et une IRM

- à J4 +/- 1jour une TDM et une IRM

- à J120 une IRM seule

Ses résultats sont résumés dans le tableau ci dessous :

Pourcentage d'AVC détecté (nombre de patients)

 

à J0

à J4

TDM

50% (6)

91,67% (11)

IRM

T2

FLAIR

Diffusion

100% (12)

Perfusion

91,67% (11)

Ces résultats confirment en tout point ceux obtenus dans les études précédentes. L'IRM de diffusion est encore positive chez tous les patients. En effet tous leurs ADC sont diminués par rapport au coté opposé pris comme référence. Cette baisse est de 40% en moyenne. Ici encore, le patient présentant une IRM de perfusion négative a un infarctus de très petite taille.

Cette étude montre aussi qu'à J4 chez un patient ( différent du patient ayant une perfusion négative) aucune anomalie n'est visible quel que soit la technique utilisée. Ce sujet présentait un accident ischémique rapidement régressif. Ce type de cas est très rare et a été très peu observé chez l'homme.

Bien que des cas de réversibilité complète des lésions ischémiques avec anomalie visible précocement en imagerie de diffusion, aient été rapportés, la zone de signal anormal détectée en IRM de diffusion est considérée comme le territoire minimum de ce que sera la zone de nécrose de l' infarctus, pour toutes les lésions de plus de 1 ml.

Conclusion :

Le scanner (largement utilisé) associé à des signes cliniques évocateur permet en urgence d'établir l'absence d'un accident hémorragique mais est peu sensible aux accidents ischémiques (80% des AVC). Dans les premières heures après la survenue des premiers symptômes, la TDM a une sensibilité beaucoup trop faible pour pouvoir être fiable. De même à la phase aigue une simple IRM pondérée en T2 manque de sensibilité. Au contraire, l'IRM pondéré en diffusion associé à une IRM de perfusion permet un diagnostic très précoce des accidents ischémique avec une sensibilité très bonne. La taille de l'altération initiale en diffusion est corrélée à l'évolution clinique et au volume final de nécrose (zone irréversible).

L'observation des images de diffusion et perfusion permet également de distinguer les zones de nécrose et de pénombre ischémie. La taille de la zone de pénombre s'avèrera utile pour le clinicien désirant évaluer le risque hémorragique.

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