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Structure diamétrique et caractérisation de l'habitat de chrysophyllum albidum sur le plateau d'Allada au Bénin

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par Fernando Joseph Gbèdégbé GBEYETIN
Université d'Abomey - Calavi (Bénin) - Maàtrise  2011
  

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CHAPITRE V : DISCUSSION

V-1 CHRYSOPHYLLUM ALBIDUM ET HABITAT

Les peuplements de Chrysophyllum albidum sont rencontrés dans 5 différents habitats appartenant à un groupement végétal disposant chacun ses propriétés phytosociologiques. On peut noter le Gd, Gj, Gfr, Glb, et Gpch. Seuls deux de ses groupements végétaux Gd (groupements végétaux domestiqués) et Glb (groupements végétaux des lisières de bafond) peuvent offrir les conditions de développement à l'espèce. Ce qui pose une fois encore le problème de destruction de l'habitat au Bénin et en particulier sur le plateau d'Allada. Le phénomène de Dahomey-gap qui est caractérisé par l'absence des forêts denses humides continues comme en côte d'ivoire et la savane qui s'étendent jusqu'à la côte. (Juhe-Beaulaton, 1995 ; Guillaumet, 1967, Maley et Livingstone, 1983, Marley, 1987 et Jenik, 1994). Cette même situation a été confirmée par plusieurs chercheurs Béninois dont Mondjannangni (1969) ; (Paradis et al. 1978) ; Akouègninou (1984, 2004) et Adomou (2005) ; a donné une physionomie particulière à la formation végétale au Sud du Bénin en particulier celle du plateau d'Allada. Il participe fortement à la restriction de l'habitat des espèces végétales ainsi que fauniques. Notons également que les ventes des terres aux étrangers qui pour s'installer ne cessent d'abattre les arbres en particulier les individus restant du Chrysophyllum albidum contribuent fortement à la disparition voir l'extinction de cette dernière sur le plateau d'Allada.

Un autre élément de régression des forêts par ricochet l'habitat des espèces sur le plateau d'Allada, est la destruction des forêts au profit de la culture d'ananas (Les terres de barre aptes pour la culture d'ananas représenteraient 490.000 hectares, soit 7 % des terres cultivables au plan national « le journal la Nouvelle tribune 2010 »), la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant statut de création des communes au Bénin constitue une menace et exposerait les forêts au Bénin car il n'existe pas un mécanisme de contrôle et d'évaluation des ressources forestières.

Plusieurs études ont déjà relevées l'ensemble des problèmes qui contribuent à la
restriction et l'extinction des formations végétales. Nous avons entre autres : les
déforestations, l'agriculture itinérantes sur brûlis, les feux de brousses, les

inondations. Mais nous sommes loin de résoudre ses différents problèmes car les recherches sur la flore au Bénin, se penche plus sur les projets et non une étude approfondie organisée par l'université et pouvant couvrir tout le territoire national. Il manque cette coordination au niveau de la communauté scientifique Béninoise car depuis que la grille nationale d'indicateurs de diversité biologique a été mise au point (Sinsin et al., 2002), il n'existe pas encore un mécanisme rigoureux d'évaluation des indicateurs de diversités Biologiques. Tout porte à croire que chaque scientifique décide de qui lui plait de faire raison pour laquelle la flore du Bénin n'est pas encore connue dans toute sa totalité pour qu'on puisse faire réellement le point sur l'ensemble des espèces éteintes comme « Dodonea viscosa » (Adomou, 2005).

Nous sommes aujourd'hui convaincu qu'il existe 42 botaniques qui ont été créé sur toute l'étendue du territoire nationale mais ça laisse désiré car le suivit n'est pas régulier pour une pérennité certaines des essences protégées. Toute fois, il difficile de finir avec la destruction des habitats car le processus d'urbanisation, l'expansion des villes, la poussée démographiques et les diverses formes de pollutions demeurent les maux d'ordre du jour au Bénin.

V-2 CARACTERISATION PHYTOSOCIOLOGIQUE DES GROUPEMENTS
VEGETAUX SOUS CHRYSOPHYLLUM ALBIDUM

Tous les groupements végétaux sont dominés par les grands arbres. Ceux domestiqués (Gd), des lisières de bafond (Glb) et des jachères (Gj) sont peu perturbés et présentent une physionomie particulière compte tenu de l'aménagement traditionnel qu'apporte les populations locales (échanges des espèces, les essaies et les conservations de certaines essences par la techniques de haie comme clôture de leurs concession).

Les groupements végétaux des forêts reliques (Gfr) demeurent peu perturbés mais ne conserve plus sa physionomie. Mais ils continuent d'être de véritable témoin de la forêt primaire du département en matière de composition végétale. Ce qui est conforme aux résultats de (Kpindjo, 2009).

Les groupements végétaux des champs et plantation demeurent les plus perturbés avec un mélange d'espèces exotiques. Seuls quelques îlots d'arbres témoins subsistent au sein des champs tandis que les plantations de Tectonas grandis dominent les plantations.

V-3 DIVERSITE DES GROUPEMENTS VEGETAUX SOUS
CHRYSOPHYLLUM ALBIDUM

Les peuplements de l'espèce Chrysophyllum albidum sont susceptibles d'évolués au sein de 4 grandes familles 50% Sterculiaceae (Cola gigantea A. chev, Cola milleniiK. schum, Cola Cordifolia, Blighia sapida, Tripocripton scleroxylon) ; 50% Rubiaceae

(Citrus lemon, Morinda lucida Benth, Citrus aurantium) ; 40% Bignoniaceae (Cola nitida, Kigueria Africana, Newbouldia laevis) ; 40 % Moraceae (Antiaris toxicaria, Artocarpus alitis, Milicia Excelsa). Cet état de chose laisse expliquer que l'espèce vivait en forêt tropicale semi-décidues et c'est suite à l'urbanisation, à la croissance démographique et à l'extension des villes que l'espèce quitte l'état son sauvage à celui domestiqué.

On note une forte diversité biologique au sein des groupements végétaux domestiqués (Gd) et ceux des groupements végétaux des lisières de bafond (Glb) car ses derniers témoignent bien de la présence de la forêt semi-décidue bien qu'au niveau des concessions on dénote une certaine façon de conservation des espèces. Cela se fait clairement remarquer lorsqu'on est en contact avec ses dernières que ce s'étaient des domaines de la forêt mais aménagé pour abriter les communautés locales du plateau d'Allada. Les espèces les plus couramment rencontrées sont : Tripocripton scleroxylon, Newbouldia laevis, Milicia Excelsa, Artocarpus alitis ce qui est conforme aux forêts claires et savanes boisées (CENATEL, 2002).

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"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille