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Analyse des conséquences de l'endettement public extérieur sur la croissance économique de la RDC (1991-2010)

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par Sulutani AMANI MAISHA
Institut supérieur pédagogique de Bukavu - Licence en pédagogie appliquée 2011
  

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CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATIONS

La présente étude qui s?est proposée d?analyser les conséquences de l?endettement sur la croissance économique durant les deux décennies passées avait comme objectif d?évaluer dans quelle mesure l?endettement peut exercer une influence positive ou négative sur la relance économique de la RD Congo.

Les prédictions de notre étude reposait sur les hypothèses selon lesquelles qu?en considérant le fait que certain pays se sont développé grace au recours à l?emprunt, nous osons croire que la dette publique extérieure de la RDC aurait contribuée à sa croissance économique durant les deux dernières décennies et la seconde hypothèse stipulée que : au vue des potentialités économiques de la RDC, sa dette serait soutenable et viable pendant les années sous études.

A cet effet, la méthode statistique et descriptive, l?approche économétrique et la technique documentaire ont été privilégiées pour confirmer ou infirmer nos hypothèses. Néanmoins, notre travail a comporté quatre chapitres :

v' Le premier chapitre a porté sur l'approche théorique où nous avons fouillé toute la littérature relative à la dette publique extérieure, l?analyse macroéconomique de la dette et la notion sur la croissance économique.

v' Le second chapitre a porté sur généralité de la dette publique de la RD CONGO. Il a été question de présenter l?historique et les origines de la dette de la RDC, quelques agrégats de la dette et la relation de la RDC avec ses bailleurs de fonds.

v' Le troisième chapitre quant à lui était consacré à l?approche méthodologique adoptée par notre étude. Dans ceci, nous avons présenté la récolte des données, le traitement des données, en suite nous avons spécifié les variables où nous avons retenu comme variable dépendante (taux de la croissance du FIB réel) et huit variables indépendante (exogènes ou explicatives).

v' En fin, le quatrième chapitre a porté sur à la présentation, l'analyse et l'interprétation des résultats où nous avons présenté et interprété les résultats observés durant la période sous revue.

Concrètement, nos résultats indiquent l?existence d?une relation négative entre la dette et la croissance économique de la RDC pendant les années 1991 à 2010 soit 20ans. En effet, une hausse du ratio stock dette sur le FIB et sur exportations de biens et de services d?un pourcent, entraine une diminution de 1,605% et de 0,1989% de la croissance économique de la RDC. Ces résultats nous a permis d?infirmer (rejeter) notre première

hypothèse selon laquelle considérant le fait que certains pays se sont développé grâce au recours à l?emprunt, nous osons croire que la dette publique extérieure de la RDC aurait contribuée à sa croissance économique durant les deux dernières décennies.

La dette publique extérieure de 1991 à 2010 a donc été un fardeau pour la RDC dont les conséquences ont mutilé (handicapé) sa croissance économique.

La variable termes de l?échange et le service de la dette sur les exportations de biens et de services n?ont pas été significatifs au seuil de 5% mais leurs significations ont été observées à 10%. Toutes choses restant égales par ailleurs, à 10% ces deux variables contribuent à la croissance économique de la RDC. L?amélioration des termes de l?échange et le service de la dette amplifierait la croissance économique de la RDC et le stock de la dette réduirait.

Par ailleurs, le taux de croissance démographique ainsi que le ratio balance courante sur le PIB, bien qu?ayant conservé leur signe attendu (positif), ne semblent pas influer significativement sur la croissance économique de la RDC au seuil de 5%.

En outre, le ratio solde budgétaire primaire sur le PIB et le ratio exportations de biens et de services semblent influer significativement sur la croissance économique de la RDC au seuil de 5%.

En effet, un excédent budgétaire implique que le pays a des ressources pour financer ses projets d?investissement sans recourir aux fonds extérieurs. Les recettes d?exportations importantes tentent à réduire la dette et contribue ainsi à la croissance économique de la RDC.

L?inefficacité de la politique d?endettement adoptée par l?Etat congolais durant la période sous étude est l?objet de l?injection des capitaux étrangers dans des investissements improductifs dont l?impact économique et social était quasiment nul (diffus), les pillages et la guerre à répétition seraient autant des facteurs ayant conduit aux résultats observés pendant la période sous étude.

De l?autre côté, l?endettement extérieur stimule la croissance économique et est viable jusqu?à un certain niveau évalué par le FMI et la BM à 50-75% du PIB, 250-270 des exportations de biens et de services et 15-25% services dette sur exportations de biens. Audelà de ces seuils, l?impact de l?endettement extérieur devient globalement négatif sur la croissance économique et traduit ainsi l?insouténabilité et la non viabilité de la dette publique extérieure. Ces résultats nous ont permis d?infirmer notre deuxième hypothèse selon laquelle qu?au vue des potentialités économiques de la RDC, sa dette serait soutenable et viable.

Devant cette situation, il est plus qu?impérieux de maitriser l?évolution du taux d?endettement extérieur en vue de réduire le risque d?erreur lié à la décroissance économique de la RDC et aux facteurs qui affectent négativement la politique d?endettement public sur la croissance économique de la RDC.

Les recommandations que nous avons formulées se situent dans cette perspective, il s?agit notamment, pour stimuler la croissance :

v' Le gouvernement congolais doit s?assigner les objectifs globaux de stabilisation du cadre macro-économique et de libéralisation de l?économie ;

1' de réhabilitation des infrastructures et de relance des secteurs productifs.

1' effectuer une politique budgétaire prudente en réduisant les dépenses
gouvernementales ;

1' Il doit privilégier la transparence dans la gestion de la dette, en consacrant l?indépendance des exercices publics chargés de superviser cette gestion en l?occurrence de OGEDEP ;

v' renforcer les capacités de mobilisation des recettes intérieures, de recourir à la dette

extérieure après analyse des modalités de remboursement et du niveau de solvabilitéde l?économie nationale et injecter cette emprunt dans les projets productifs ;

v' d?effectuer des paiements anticipatifs et maintenir le taux de croissance supérieur au taux d?intérêt de la dette ;

v' faciliter le service de la dette, il s?agit ici de réduire le stock effectif de la dette,

1' En fin, l?Etat congolais doit réformer son système de gestion de la dette publique.

Cela étant, nous pouvons dire sans peur d?être contredit que notre objectif fixé au

début du travail a était atteint.

Nous n?avons nullement prétention d?avoir épuisé la richesse existentiel de la question de l?endettement sur la croissance économique tant il est vrai que la fécondité de la recherche sur le sujet est impressionnante et les avis toujours partagés, ni d?avoir effectué un travail irréprochable car les erreurs et omissions peuvent être découvertes. Cela relève de perceptibilité même de toute oeuvre humaine. Toute fois, nous espérons que ce travail rencontrera les besoins consultatif et aidera les lecteurs à le compléter.

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