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Impacts socio- économiques du projet Riz Centre sur les conditions de vie des paysans. Le cas des périmètres irrigués de Yamoussoukro

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par Danielle KOUADIO
Institut de formation à  la haute expertise de recherche (IFHER ) - Master 2 en économie de l'aménagement du territoire et du développement local 2010
  

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INTRODUCTION

Les discours officiels et les rapports scientifiques s'accordent à reconnaître que sous l'effet de l'urbanisation, le riz est la denrée alimentaire la plus consommée au monde. Il contribue pour 20% à l'apport calorifique total selon l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO).

En Côte d'ivoire, le riz est devenu l'aliment de base de la grande majorité de la population en bouleversant même les habitudes alimentaires, aussi bien dans les centres urbains que dans les zones rurales. La consommation nationale du riz, au fil des années est passée de 30kg/hbt/an en 1960 à 60kg/hbt/an en 1992 (N'DRI, 1994)1 pour atteindre 68kg/hbt/an en 2002 (INS, 2002)2. La part des dépenses de riz dans la consommation des ménages de la région d'Abidjan est passée de 11,4% en 1979, à 13,91% en 1992. Ce taux atteint les 17% dans les groupes sociaux les plus démunis (N'DRI, op cit).

Cependant, l'analyse sectorielle des données agricoles montre que la Côte d'Ivoire fait partie des pays qui enregistrent des déficits dans la production du riz et les protéines animales.

Aliment de base pour les populations urbaines, la demande de riz, par exemple s'est régulièrement accrue depuis l'indépendance à un taux moyen régulier de 6% provoquant un déficit de plus en plus croissant de la production locale par rapport aux besoins.

Ainsi, la dépendance extérieure de la Côte d'Ivoire n'a cessé de s'accentuer, passant de 30% en 1960 à environ 50% de nos jours. La conséquence de cette situation est la mobilisation de plus de 80 milliards de francs CFA par an pour faire face à la demande intérieure (FAOSTAT, 2007).

Par ailleurs, la pauvreté touche à des degrés divers le monde rural de la Côte d'Ivoire. Au plan national, le taux global moyen de la pauvreté est passé de 38,2 % en 2002 à 48,9% en 2008 et celui en milieu rural s'est davantage accentué en passant de 49% en 2002 à 62,45% en 2008. Le déficit en riz de la Côte d'Ivoire apparaît comme un paradoxe, eu égard à la disponibilité de nombreuses ressources hydrologiques favorables et susceptibles de servir de support à une production abondante de riz.

Bénéficiant de conditions agro-climatiques propices à la riziculture, l'Etat de Côte d'Ivoire va s'engager dans la promotion de riz à partir de 1963 à

1 N'DRI B., 1994. La production de riz en Côte d'ivoire évolution et contraintes. Séminaire sur le développement de l'agriculture irriguée de bas-fonds en Côte d'ivoire.8-9 novembre 1994. Abidjan.

2 INS, 2002 : Enquête du niveau de vie des ménages

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travers la mise en place d'une politique nationale de production de riz. Cette politique nationale de la promotion du riz a débuté avec la Société d'Assistance Technique pour la Modernisation de l'Agriculture en Côte d'Ivoire (SATMACI) en 1963 et la Société de Développement de la Riziculture (SODERIZ) en 1971.

Toutefois, l'accent sera mis sur la riziculture irriguée à cause des atouts décelées chez elle (possibilité de deux cycles de cultures annuelles ; rendement variant entre 3 et 8 tonnes à l'hectare).

Dans le souci de combler le déficit de consommation de riz, le gouvernement ivoirien, avec l'appui des partenaires au développement a initié plusieurs projets d'aménagement des bas-fonds à travers toutes les régions du pays.

Parmi les multiples projets réalisés entre 1997 et 2002, se trouve le « PROJET RIZ CENTRE », appuyé par l'Union Européenne (UE) qui a concerné 9 circonscriptions préfectorales dont celle de la localité de Yamoussoukro, faisant l'objet de cette étude, 22 périmètres et environ 1494 personnes.

Quel est l'état des lieux, quinze ans après la mise en place du Projet Riz Centre?

Le projet a-t-il apporté un changement dans la vie socio-économique des bénéficiaires ?

Telles sont les préoccupations essentielles de nos réflexions.

? OBJECTIFS DE L'ETUDE

? Objectif général

L'objectif général de l'étude est de promouvoir la culture du riz sur le territoire national dans l'optique de l'augmentation de la production nationale et la satisfaction de la demande nationale.

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? Objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques rattachés à l'objectif général sont les suivants :

1- Améliorer le cadre de vie des paysans par la création d'équipements et infrastructures socio-économiques

2- Susciter la création et l'organisation de groupements coopératifs agricoles.

3- Lutter contre la pauvreté en milieu rural par l'augmentation du niveau de revenu des paysans.

? HYPOTHESES DE RECHERCHE

Conformément aux objectifs ci-dessus indiqués, les hypothèses de recherche sont les suivantes :

1- La mise en place du Projet Riz Centre a contribué au renforcement du niveau d'équipements et d'infrastructures dans la zone d'accueil.

2- Le Projet Riz Centre a permis d'initier et de susciter l'esprit coopératif et d'organisation socioprofessionnelle auprès des paysans.

3- La culture du riz irrigué apporte une nette amélioration des conditions de vie paysanne par l'augmentation du niveau de revenu.

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