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Analyse de retombées des projets de développement des agences du système de Nations Unies dans la réduction de la pauvreté en territoire de Masisi en RDC: cas du PNUD / PLCP dans la collectivité chefferie des Bahunde 2007- 2012

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par Phidias MUFANZARA
Université catholique de Lyon - Master en développement 2011
  

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I.1.2La pauvreté monétaire entant qu'approche quantitative.

Le rapport de FMI de 2004 sur la RDC, s'intéresse à la pauvreté monétaire comme une approche quantitative. Une telle approche s'appuie sur le concept de bien-être économique.

En pratique, l'évaluation du bien-être se fait par une simplification qui consiste à réduire l'utilité à un état procuré à la personne par la consommation (possession). Le revenu (ou la consommation) est ainsi utilisé comme mesure du niveau d'utilité. Selon cette définition, les individus ou les ménages sont pauvres si leur revenu ou leur consommation est inférieure à un seuil de pauvreté défini de manière absolue ou relative6.

Dans la définition absolue, la ligne de pauvreté est définie en référence à un ensemble de biens et services consommés par les ménages en tenant compte de la taille et de la composition démographique du ménage (Ravallion, 1998). Le seuil est basé sur un minimum de biens et services jugés nécessaires à la survie d'une personne dans un contexte socio-économique et un environnement donné.

Plus précisément, il repose sur la détermination d'un minimum nutritionnel requis (normes caloriques) converti en quantités d'aliments puis en mesure monétaire en utilisant les données issues des enquêtes de dépenses des ménages et ajustées ensuite pour tenir compte de composantes non alimentaires (habillement, logement, soins de santé de base, etc.). L'évaluation du panier nécessite parfois des ajustements tenant compte du lieu de résidence et

6 Rapport FMI sur la pauvreté monétaire en RDC, 2004, P 32.

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des variations régionales des prix. Cette approche est d'ailleurs surtout adoptée pour l'étude de la pauvreté dans les pays en développement. Un seuil absolu peut également être déterminé sur une base internationale acceptée afin de faciliter les comparaisons entre pays. Ainsi, la norme de 1 $ (ou 2 $) en parité de pouvoir d'achat par personne et par jour fixée par la Banque Mondiale en est une illustration.7

Contrairement à l'approche absolue, la ligne de pauvreté relative est fonction de la distribution du revenu (en pourcentage de la médiane ou de la moyenne) dans la population considérée. Le principe est que la pauvreté est un phénomène relatif pour les membres d'une même société. Il existerait toujours des ménages pauvres. La plupart des chercheurs (Atkinson, 1998 ; Hagenaars, 1991, Ravallion, 1998 et Sen, 1992) considèrent que cette approche est plus adaptée pour les pays développés. Dans ces économies, la pauvreté relève moins d'un phénomène d'insuffisance de biens de base que d'une évolution vers d'autres formes de privation. Aussi, elle est intimement liée à un problème d'inégalité de sorte que l'objectif est plutôt de réduire les écarts entre différents groupes de la population.8

En rapport avec les trois conceptions différentes de la pauvreté. La pauvreté a fait l'objet de nombreux débats au cours de l'histoire. Dès 1776, Adam Smith décrit le concept en tant que privation des nécessités de la vie quotidienne. Vers la fin des années 1890, le darwinisme social établit que la pauvreté est un phénomène qui répond à des lois scientifiques qui se doivent d'être mesurées et documentées.

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