WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Impact du risque politique sur les investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne

( Télécharger le fichier original )
par Didier Jol Kama N'GBESSO
Université d'Auvergne Clermont- Ferrand1, centre d'études et de recherches sur le développement international - Master 2 2010
  

précédent sommaire suivant

Aidez l'hopital de Montfermeil

II.2 REVUE DE LITTERATURE

Un grand nombre d'auteurs se sont intéressés aux déterminants des investissements directs étrangers. Notre littérature sera subdivisée en deux parties : d'une part, nous nous focaliserons sur l'impact du "risque politique"21(*) sur les IDE et d'autre part nous donnerons une revue des autres déterminants des IDE existants dans la littérature empirique.

II.2.1 Etudes empiriques sur la relation ide - risque politique

Les principaux résultats des études en coupes transversales ont souligné l'importance de la structure institutionnelle du pays d'accueil pour la réception des flux d'investissements privés dans un pays (Del Bo Chiara, 2009). Lee & Manfield (1996) trouvaient une relation positive entre IDE et protection des droits de propriété intellectuelle alors que Brunetti & Weder (1998) ont trouvé une relation négative entre incertitude institutionnelle et investissement privé. Loree & Guisinger (1996) trouve que le risque politique a un impact négatif sur les investissements directs étrangers en 1982 mais pas d'effet en 1977. Wei (2000) montre que la corruption a un impact négatif sur les IDE.

Comme l'ont souligné Busse et Hefeker (2007), les études en coupes transversales permettent de montrer les influences des variables politiques entre les pays mais pas au cours du temps. Ainsi, les résultats de telles études peuvent ne pas s'appliquer à des changements pertinents dans les variables politiques au cours du temps. Depuis la fin des années 1990, d'autres études ont suppléées les études en coupes transversales en ajoutant les estimations en séries temporelles.

Jun & Singh (1996) régressa un indicateur agrégé de risque politique basé (sur des sous- composantes) sur la valeur des IDE. Il trouva, sur un échantillon de 31 pays en développement que l'indice de risque politique est statistiquement significatif et le coefficient implique que les pays avec de hauts niveaux de risque politique attirent moins d'IDE. Gastanaga et al. (1998) ont examiné le lien entre différentes variables politiques et investissements directs étrangers. Ils ont trouvé que de faibles niveaux de corruption, de risque de nationalisation et une meilleure application des contrats sont associés à de hauts niveaux d'IDE. Ils soulignent cependant que leurs résultats ne doivent être généralisés à cause de la petitesse de leur échantillon (22 pays). Henisz (2000) a montré que les multinationales font face une augmentation de la menace d'expropriation quand le risque politique s'accroit. Cependant, l'auteur souligne que le degré du risque dépend de l'interaction stratégique que la multinationale pourrait avoir avec des entreprises nationales ayant des relations comparatives avantageuses avec le gouvernement hôte. Jaspersen et al (2000) et Fernandez-Arias (2000) ne trouvent pas de relation entre flux IDE et croissance économique alors que Shneider and Fry (1985) trouvaient une relation inverse entre les flux d'IDE et le risque politique22(*). Globerman S. & Shapiro D. (2002) trouvent, sur un échantillon de pays développés et en développement pendant la période 1995-1997, que les infrastructures de gouvernance sont un important déterminant des IDE entrants et sortants, bien que l'effet retardé est seulement significatif pour les pays développés et de grandes tailles. Leurs résultats montrent que les investissements dans les infrastructures de gouvernance n'attirent pas seulement le capital, mais aussi ils créent aussi les conditions sous lesquelles les firmes multinationales d'un pays émergent et investissent à l'étranger. Ils ont utilisés les indicateurs de gouvernance de Kaufmann et al. (1999 a, b). Asiedu (2002) fit une étude pour voir si les facteurs qui affectent les IDE dans les pays en développement affectent les IDE en Afrique Subsaharienne différemment. Elle trouva que les bénéfices élevés des investissements et de meilleurs infrastructures ont un impact positif sur les flux nets d'IDE dans les PED hors SSA, mais n'ont pas d'impact sur les flux nets d'IDE en SSA. Elle utilisa pour sa variable du risque politique le nombre moyen d'assassinats et de révolutions23(*) qui représenta l'instabilité politique. Par contre, elle trouva une relation non significative entre l'instabilité politique et les IDE en Afrique Subsaharienne. La corruption peut avoir un impact positif sur les flux nets d'entrée d'IDE dans les pays. Egger & Winner (2005) trouvent une relation positive claire entre la corruption et les IDE, sur un panel de 73 pays développés et moins développés au cours de la période 1995-1999. Ils ont montré que la corruption peut être bénéfique La relation positive entre IDE et corruption montre que les fonctionnaires et officiels du gouvernement utilisent les contrôles administratifs et la discrétion bureaucratique pour tirer partie des profits des investisseurs étrangers. Busse & Hefeker (2007) ont analysé la relation risque politique-institutions-investissements directs étrangers. Ils trouvent que la stabilité du gouvernement, les conflits internes et externes, la loi et l'ordre, les tensions ethniques, la qualité bureaucratique, et à un moindre degré la corruption et la responsabilité démocratique sont les déterminants les plus importants des flux d'IDE24(*). Kolstad & Villanger (2008) ont utilisé les niveaux d'investissements directs étrangers dans les industries de 57 pays25(*) de 1989 à 2000, pour examiner les déterminants des flux d'IDE dans les services du pays hôte. Les résultats montrent que la qualité institutionnelle et la démocratie apparaissent plus importants pour les flux d'IDE dans les services que le risque d'investissement général ou la stabilité politique. Kim H. (2010) trouva une relation positive entre la gouvernance (ou la transparence) d'entreprise dans les pays hôtes et les entrées d'IDE avec un panel de 28 pays sur la période 1990-2002. Ces résultats sont robustes avec la libéralisation du stock de marché et les variables macroéconomiques (PIB, taux de change, taxe des entreprises). Desbordes (2010) montre que le risque politique global et le risque diplomatique influencent les multinationales américaines qui investissent dans les pays en développement. Dutta & Roy (montrent que le développement financier peut être dépendant de la situation politique dans un pays. Ils trouvent qu'au-delà d'un seuil critique de développement financier, l'impact du développement financier sur les entrées d'IDE dans les pays en développement est négatif. Cependant, leurs résultats montrent que avec de hauts niveaux de stabilité politique, le développement financier peut absorber les bénéfices des flux nets d'entrées d'IDE de manière plus efficiente.

* 21 Selon les différentes études, le risque politique a des définitions différentes. Il a donc un aspect multiforme. Il regroupe en effet les diverses notions telles que les institutions, la gouvernance, la corruption, l'instabilité du gouvernement, la faible protection des droits de propriété et le déséquilibre économique, les conflits internes et externes, les changements dans la politique économique, la menace d'expropriation, ... comme cela est mis en exergue par plusieurs auteurs dont Desbordes (2010), Alfaro (2005), Meyer (1998), Charles Pahud de Mortanges & Vivian Allers (1996) et des consultants internationaux tels que l'ICRG.

* 22 Asiedu (2002)

* 23 base de données de Barro et Lee (1993).

* 24 Busse & Hefeker (2007) ont utilisé le modèle de panel à effets fixes pour tenir compte des changements dans les variables d'intérêt au cours du temps, et le modèle Arellano-Bond GMM dynamic estimator pour tenir compte de l'autocorrélation et de l'endogénéité dans les analyses au cours du temps.

* 25 Les 57 pays incluent les pays développés, les pays en transition et les pays en développement.

précédent sommaire suivant






Aidez l'hopital de Montfermeil

Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour