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Impact du risque politique sur les investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne

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par Didier Jol Kama N'GBESSO
Université d'Auvergne Clermont- Ferrand1, centre d'études et de recherches sur le développement international - Master 2 2010
  

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I.3 INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS : DEFINITION ET REFLEXIONS THEORIQUES

L'Organisation pour la Coopération Economique et le Développement (2008) intègre dans les IDE les fonds d'investissement, les bénéfices réinvestis (les bénéfices non distribués comme dividendes et les bénéfices des branches non remis à l'investisseur direct), et les opérations de dette au sein de la compagnie (emprunts et prêts des fonds, dette de sécurité, crédit de commerce, entre la maison mère et les filiales ou entre les filiales elles-mêmes). Selon le rapport World Investment Rapport (2009), les IDE sont les flux nets d'investissements entrainant une relation à long terme et à travers lesquels une entité résidente dans une économie (investisseur direct étranger ou entreprise mère) obtient un intérêt et un contrôle durable dans une entreprise résidente dans une économie autre que celle de l'investisseur (filiale étrangère ou entreprise de l'investisseur direct étranger). Cela implique que l'investisseur exerce une influence significative dans la gestion de l'entreprise résidente dans l'autre économie. Les flux nets d'IDE se réfèrent ainsi aux entrées nettes des sorties, où les IDE se réfèrent aux investissements pour lesquels les firmes multinationales détiennent au moins 10% des actions (FMI) avec droit de vote dans l'entreprise locale. Matthias Muse et Carsten Hefeker (2007), tout en soulignant que ce seuil de 10% est quelque peu arbitraire, affirment que cette définition des IDE couvre seulement une part des ressources investis par les multinationales, puisque selon ces auteurs une part de l'investissement de l'entreprise peut être financée par la dette ou par le capital qui a augmenté sur le marché local. Ainsi les variables IDE minimisent les activités des firmes multinationales à l'étranger. Ces mêmes auteurs signalent cependant que si ce biais potentiel est uniforme pour tous les pays et au dans le temps, les résultats ne devraient pas changer en ce qui concerne le signe et les niveaux de signification des coefficients estimés.

Alsan, Bloom et Canning (2006) distinguent deux (2) objectifs stratégiques qui incitent les firmes à investir à l'étranger plutôt que d'exporter ou de vendre leur licence : soit elles veulent capter le marché localisé soit elles veulent minimiser leur coût de production. En effet, selon ces auteurs, elles peuvent chercher à mieux servir le marché local, et ainsi en produisant localement elles évitent les coûts de transport, les barrières au commerce, les retards dans la production et cela permet une circulation rapide de l'information. Ces auteurs qualifient cette stratégie de « market-seeking » ou d'investissement direct étranger horizontal. L'autre stratégie consiste à produire pour un marché plus global mais en sélectionnant la destination qui minimise les coûts de production, à travers de faibles coûts d'inputs. Shatz et Venables (2000) parlent d'« export-oriented » ou d'investissement direct étranger vertical. Pour Alsan et al (2006), la production locale permet à une firme d'éviter les coûts de transport, les taxes liées à l'importation, mais cela est seulement attractif quand le marché domestique est suffisament large pour couvrir les coûts fixes liés au démarrage de la production et tous les autres coûts liés à la spécificité du pays hôte. Lahiri S. (2009) affirme que les IDE verticaux peuvent prendre 2 formes distinctes : " backward vertical" autrement dit IDE verticaux en amont et "forward vertical" autrement dit IDE verticaux en aval. Il donne à cet effet l'illustration des IDE horizontaux et verticaux ci-contre: l'ouverture d'une usine Toyota (firme japonaise) aux Etats-Unis est un IDE horizontal; lorsque TOYOTA ouvre une filiale en Chine pour produire une partie de son matériel qui sera ensuite utilisé dans l'assemblage finale au Japon, on parle d'IDE "backward vertical" ; enfin lorsque TOYOTA ouvre une direction à Hawaii pour vendre ses voitures produites en Chine et assemblées au Japon, on parle d'IDE "forward vertical".

Dunning (1980, 1993,2000) offre une conceptualisation sur les déterminants des IDE qu'il appelle le « Paradigme Eclectique » ou « Paradigme OLI ». Ce paradigme est basé sur les avantages basés sur la propriété, l'emplacement et les incitations internationales :

"Ownership avantages": les avantages de la propriété concernent les avantages concurrentiels (Porter, 1980 et Meyer, 1998)4(*) spécifiques à la firme qu'elle peut posséder. Ces avantages de la propriété sont créés à travers l'expérience internationale d'une firme, sa taille, sa capacité à différencier ses produits ou ses services, la flexibilité de ses produits ou de ses services, l'intensité du service et l'intensité de la technologie de son offre (Dunning, 1993). Dunning (1996) retient comme exemples la mise sur le marché par une firme d'un produit unique qui ne peut pas être facilement copié par les concurrents ou d'une firme qui a assez de moyens financiers et d'expérience pour pénétrer un marché difficile d'accès.

"Locational advantages": Dunning (1996) retient comme mesures des avantages de la localisation la possibilité de coûts de production faibles, la demande effective et la demande potentielle, les différences ou les similitudes dans la culture, les politiques économique, judiciaire, politique et commerciale. Meyer (1998) rajoute la proximité au marché.

"Internalization incentives" : les incitations internationales peuvent faire qu'il soit plus efficient pour la firme multinationale d'utiliser ses avantages concurrentiels pour vendre ses produits à l'international plutôt que sur le marché local (Meyer, 1998). Williamson (1981) réfère ses coûts à des coûts de transaction.

* 4 Voir Dunning (2000)

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