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Rentabilité financière et économique des systèmes de productions maraà®chères au Sud- Bénin. Cas de la tomate( Lycopersicum esculentum ) et du chou pommé ( Brassica oleracea )

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par Landry FANOU
Université d'Abomey- Calavi (Bénin ) - Ingénieur agronome 2008
  

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Chapitre 1 : Revue de littérature

1.1. Cadre conceptuel

1.1.1. Concept d'agriculture urbaine et péri-urbaine

D'après Moustier et Mbaye (1999), l'agriculture péri-urbaine -- correspondant à l'agriculture urbaine selon la terminologie anglo-saxonne -- est considérée comme l'agriculture localisée dans la ville et à sa périphérie, dont les produits sont destinés à la ville et pour laquelle il existe une alternative entre usages agricoles d'une part et non agricoles d'autre part des ressources ; l'alternative débouche sur des concurrences, mais également sur des complémentarités entre ces usages :

- foncier bâti et foncier agricole ;

- eau destinée aux besoins des villes et eau d'irrigation ;

- travail non agricole et travail agricole ;

- déchets ménagers et industriels et intrants agricoles ;

- coexistence en ville d'une multiplicité de savoir-faire dus à des migrations, cohabitation d'activités agricoles et urbaines génératrices d'externalités négatives (vols, nuisances) et positives (espaces verts).

Selon Fleury et Donnadieu (1997), l'agriculture péri-urbaine, au strict sens étymologique, est celle qui se trouve à la périphérie de la ville, quelle que soit la nature de ses systèmes de production. Avec la ville, cette agriculture peut soit n'avoir que des rapports de mitoyenneté, soit entretenir des rapports fonctionnels réciproques. Dans ce dernier cas, elle devient urbaine et c'est ensemble qu'espaces cultivés et espaces bâtis participent au processus d'urbanisation et forment le territoire de la ville.

Les interactions entre la ville et l'agriculture, en termes de flux de ressources et de produits, sont au coeur de l'identité de l'agriculture urbaine. Ainsi pour Doucouré et Fleury (2004), cette agriculture contribue à plusieurs titres à la gestion de la ville :

- en participant à l'approvisionnement, surtout en produits frais ;

- en créant des emplois et des revenus, qui contribuent à l'équilibre social ;

- en améliorant l'environnement par une gestion spécifique des déchets ;

- en occupant des terrains qui font office de coupures vertes dans le tissu urbain et en participant ainsi à l'aménagement des espaces verts et à l'amélioration de la qualité de l'air.

Cependant, elle est également source d'externalité négative. Nous avons à ce titre les pollutions agricoles liées aux apports d'engrais (concentration de nitrates), aux pesticides et aux déchets et effluents d'élevage, à la proximité des bas-fonds cultivés, parfois considérée par les citadins comme source d'insalubrité et de paludisme (pullulation des moustiques). (Moustier et Salam, 2004).

Outre sa dimension strictement agronomique, l'agriculture urbaine permet de résoudre certaines questions sociales graves en jouant un rôle d'intégration (migration des ruraux, chômage endémique). Nous emploierons dans ce document le terme agriculture urbaine pour désigner à la fois l'agriculture intra et péri-urbaine.

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