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Mise en Ĺ“uvre des systèmes de vulgarisation:formation,visite et conseil à  l'exploitation agricole familiale au bénin : analyse comparée et perspectives d'intégration.

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par Youssef Yannick SARE
Université de Parakou ( Bénin ) - Ingénieur agroéconomiste 2008
  

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3. MÉTHODOLOGIE DE L'ÉTUDE

La nature des unités de recherche et des données à collecter, essentiellement qualitatives, justifie le recours à une démarche méthodologique nous permettant d'appréhender les logiques qui sous-tendent les choix et les intérêts des producteurs et productrices, et dans la mesure du possible les conséquences en considérant l'exploitation comme un tout. En effet il est difficile de faire une scission entre les choix opérés par les chefs d'exploitation dans leurs ménages et les divers objectifs de production (ménage, exploitation).

L'étude s'est déroulée en plusieurs phases de façon à optimiser le temps et les moyens disponibles.

3.1. Choix de la zone d'étude

Le sujet en lui-même imposait déjà des limites dans le choix de la zone d'étude. En effet, en raison du fait que l'une des approches d'appui aux producteurs faisant l'objet de cette recherche, notamment le CEF, n'a été mis en place que dans un nombre limité de communes 8(*) et au vu des contraintes temporelles, nous avons limité cette étude à une seule commune  la commune de Kandi. Plusieurs raisons motivent ce choix 

· Kandi est la 2ème commune la plus grande productrice de coton au Bénin9(*) et

· L'inexistence de barrières linguistiques (afin de communiquer directement avec les chefs d'exploitation et limiter les énormes biais induits par l'usage d'un interprète).

3.1.1. Présentation de la zone d'étude

La commune de Kandi est presque au centre du département de l'Alibori. Elle est limitée au nord par Malanville et Karimama, au sud par Gogounou, à l'est par Ségbana, à l'ouest par Banikoara. Sa superficie est de 3421Km², représentant 13% de l'ensemble du département, et dont 60% environ sont cultivables.

Le relief de Kandi est dominé au nord par des plateaux de grès, au sud et sud-est par des plaines. On note par endroits quelques collines faites de roches telles le granite et le quartzite. Les sols sont généralement de type ferrugineux tropicaux, très propices à la culture cotonnière, ce qui situe la commune de Kandi dans le bassin cotonnier.

La végétation est caractérisée par une savane arborée au sud, une savane herbacée au centre et une forêt -clairsemée à l'est. Quelques forêts galeries abritent une faune riche et variée d'espèces sauvages telles que les éléphants, les buffles, les céphalophes et les bubales.

Le climat est de type soudanien marqué par l'alternance d'une saison pluvieuse allant de mai à octobre et une saison sèche de novembre à avril. La pluviométrie moyenne se situe entre 800 et 1300 mm d'eau par an. L'humidité relative atteint 80% pendant les pluies, mais descend jusqu'à 35% pendant la saison sèche. L'harmattan en saison sèche et la mousson en saison pluvieuse sont les vents dominants. Le réseau hydrographique est composé de deux rivières permanentes  la Sota à l'est et l'Alibori à l'ouest, tous deux affluents du fleuve Niger

La population de la commune de Kandi est estimée à 95206 habitants (RGPH, 2002) dont 50,80% de femmes avec une densité de 28 habitants au km². Cette population est composée de plusieurs ethnies dont les plus importantes sont les Batombu (32,2%), les Mokolé, les Dendi, les Peulh, les Boo. On y trouve aussi les Yom, les Lopka, les Djerma, les Otammaribé, les Yoruba, les Fon, les Adja, ainsi que des populations originaires des pays de la sous région (Togo, Ghana, Niger, Burkina, Nigéria). 72,5% de la population sont musulmans, 12,2% sont catholiques, 1,3% sont protestants, 4,6% pratiquent la religion traditionnelle et les autres religions occupent 9,4%. Selon l'INSAE (2002), 51% de la population a moins de 15 ans. La population est essentiellement agricole, les actifs agricoles sont estimés à 47006 personnes dont près de 52% sont des femmes. La taille moyenne des ménages est d'environ 9 personnes.

La commune de Kandi est subdivisée en 48 villages et quartiers de ville (39 villages et 9 quartiers de ville) regroupés en 10 arrondissements dont 7 ruraux et 3 urbains. Elle est dirigée par un conseil communal qui a à sa tête le Maire, lequel bénéficie de l'appui et des conseils des services déconcentrés de l'Etat dont le CeCPA.

Son économie est basée à plus de 90% sur le secteur primaire dominé par l'agriculture, suivie de l'élevage puis de la transformation agro-alimentaire. La chasse et la pêche sont très peu développées.

Au niveau de l'agriculture, les principales cultures sont  le coton, le maïs, le riz, le sorgho, le petit mil, l'arachide, le niébé, l'igname, et les cultures maraîchères. L'ascendance du coton sur les autres cultures est bien remarquable tant au point de vue des superficies, des productions que des actifs agricoles qui s'y adonnent.

L'élevage des bovins, des petits ruminants et de la volaille est pratiqué par les hommes, (les femmes élèvent parfois les petits ruminants et la volaille). Quant aux enfants, ils s'occupent de la conduite des animaux au pâturage et parfois des boeufs de traits. L'élevage à Kandi est une forme d'épargne et de prestige.

La transformation des produits agricoles mobilise presque exclusivement les femmes, soit individuellement soit en groupement ; elle concerne la préparation de galettes et d'huile d'arachide, de savon, de gari, de gâteaux, de fromages à base de soja ou de lait de vache, de moutarde, de beurre de karité, etc.

Enfin, les autres activités mobilisant moins de 6% de la population sont l'industrie du bois, la panification, le commerce, le transport et les autres activités artisanales.

* 8 Banikoara, Kandi, Karimama, Malanville, Nikki, Tchaorou, Dassa, Ouèssè, Glazoué, Bantè, Djidja, Zogbodomé et Zangnanado.

* 9 Rapport d'activité CeCPA 2007

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