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Inventaire des techniques de lutte anti érosive dans le degré carré de Ouahigouya au Burkina Faso

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par Abdoulaye RABDO
Université de Ouagadougou Burkina Faso - Maà®trise en géographie 2006
  

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I.4. Impact sur la conservation et la récupération des sols

La vitesse de récupération des terres est variable, mais souvent trois ans suffisent si l'infiltration est efficace dès les premières années32. Cette infiltration permet la production de biomasse, donc de fourrage. La récupération de terre arable est fonction du niveau d'étanchéité du cordon et de sa qualité d'exécution.

I.5. Rendements agricoles et sécurité alimentaire

Les effets des techniques CES sur les rendements sont positifs. Toutefois, il est important de relever en préalable que les techniques CES/DRS sont rarement appliquées individuellement. En général, les producteurs les combinent en vue d'en bénéficier des effets synergiques. C'est le cas du zaï avec cordons pierreux, des cordons pierreux avec bandes enherbées, du zaï, cordons pierreux avec régénération naturelle assistée, demi-lune avec zaï (cf. planche photographique n° 17 photo n° 2, page 114).

32AID (2000), mentionne dans son évaluation du PATECORE que l'augmentation des rendements se poursuit de manière successive jusqu'en septième année. Les mesures d'accompagnements (fumure conséquente, jachère améliorée) doivent prendre progressivement (dès 3 ans) le relais pour assurer le maintien du niveau de protection. Ces résultats sont conformes avec la position de C.PIERI (1989).

112

WRIGTH (1985) rapporte des accroissements de rendements de petit mil de 47 % sur cordons pierreux espacés de 10 à 50 m tandis que KABORE et al. Op. cit. (1994) indiquent un accroissement du rendement de sorgho sous cordons pierreux de 11 %. Le PATECORE a enregistré en champs paysans (province du Bam) une hausse des rendements de 75 % à 133 % selon le type d'ouvrage comme indiqué dans le tableau n° 18, page 113.

Planche photographique n° 16 : Traitement d'un zipellé et préservation
d'herbacées le long d'un cordon pierreux

Photo n° 1 : Traitement d'un zipellé par un cordon pierreux à Kouni-Seko / Gomponsom

Rabdo, A. Septembre 2007.

On perçoit ici, l'impact du cordon pierreux sur une zone encroûté. L'aménagement a entrainé une sédimentation qui à facilité les semis avec la réalisation du zaï.

Photo n° 2 : Préservation d'herbacée le long d'un cordon pierreux à Pougyango/Gomponsom

Rabdo, A. Juillet 2007.

Les paysans préservent les herbacées, tout au long des cordons pierreux pour renforcer leur efficacité

113

Tableau n° 18 : Rendements comparés des ouvrages

Type d'ouvrages

Avant aménagement
(kg/ha)

Après aménagement (kg/ha)

Différentiel
(kg/ha)

Cordons pierreux

300

700

400

Digues filtrantes

400

700

300

Source : Evaluation des aménagements anti-érosifs dans le cadre du PATECORE : Analyse de cas dans 6 terroirs villageois, P.73.

Le tableau indique les rendements enregistrés sur des parcelles avant et après aménagement. On constate qu'après les aménagements en cordons pierreux ou en digues filtrantes, les rendements sur ces parcelles sont largement supérieurs aux rendements avant les aménagements. Cela témoigne de l'impact positif des aménagements sur les productions et l'intérêt que les paysans ont à aménager leurs parcelles de culture.

En outre, HULLUGALE et al. (1990) et MAATMAN et al. (1998) indiquent que les rendements se trouvent accrus lorsque les techniques sont combinées. Ainsi, KABORE (2001) a trouvé que le zaï seul a permis d'accroître les rendements de sorgho de 310 kg/ha dans le village de Donsin (province du Namentenga) où les producteurs venaient d'adopter cette technique, tandis que sa combinaison avec les cordons pierreux assurait un accroissement de 710 kg/ha.

Les producteurs, sans pouvoir exprimer de tels effets en unités standard, expliquent clairement tout l'avantage des techniques appliquées. Ils reconnaissent tous que des techniques comme le zaï ont contribué à doubler ou même à tripler les rendements de céréales. Ceci a eu pour effet d'assurer une sécurité alimentaire sur une période plus grande de l'année : 8 - 9 mois en cas de mauvaise pluviométrie et de 12 mois en cas de bonne pluviométrie. D'ailleurs, certains arrivent à constituer un excédent de production sur quelques années.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon