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Problématique de la satisfaction durable des besoins en eau autour des barrages de Fara et de Guido

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par David Luther SANOU
Université de Ouagadougou Burkina Faso - Maà®trise es géographie 2010
  

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3.3.2- Quelle durabilité pour les activités autour des barrages ?

La réduction progressive des quantités d'eau consécutive à l'ampleur des demandes et la dégradation des retenues freine incontestablement les activités qui en dépendent. Ainsi, l'abreuvement du bétail, le maraîchage et la pêche sont victimes du préjudice causé par cet état de fait.

3.3.2.1- L'insatisfaction des demandes d'eau

Le maraîchage est l'activité la plus sensible parce qu'elle est étroitement liée à la présence des plans d'eau. En effet, le manque d'eau consécutif à la réduction progressive de la capacité de stockage, est de plus en plus crucial au fil des années. La situation est moins critique et moins visible à Fara parce que le système d'irrigation gravitaire assure un arrosage uniforme. On note cependant que 10% du périmètre ne sont pas mis en valeur par mesure de prudence face à la pénurie d'eau précoce. Le déficit en eau se fait ressentir dès le mois de mars. A Guido en revanche, les données de l'enquête sont très expressives. « De par le passé, il était possible de faire trois récoltes d'oignon par campagne, mais au fil des années ce nombre est réduit et aujourd'hui certains ne peuvent faire qu'une seule récolte parce que leurs puits tarissent dès fin janviers.» affirment les maraîchers. Certains ajoutent que si rien n'est fait d'ici cinq ans le barrage disparaîtra, ou sera pour le moins inexploitable. Ces propos se confirment par les chiffres que donne l'enquête. 10% des parcelles manque d'eau dès le mois de février, 29% sont dans le cas dès mars et en avril, environ la moitié (46%) des exploitants notamment les maraîchers manque d'eau.

De l'analyse du calendrier de maraîchage de Guido, il ressort qu'une seule récolte est possible pour ceux qui manquent d'eau en février, la période de végétation de l'oignon étant quatre mois. Les parcelles abandonnées appartiennent à ces derniers. Ceux qui tombent dans la pénurie d'eau en mars ne peuvent faire que deux récoltes. Les trois récoltes ne sont possibles que pour les maraîchers qui sont situés à l'intérieure du lit majeur du barrage. Cela reste encore aléatoire parce que dès les premières pluies, une grande partie des parcelles est inondée.

Il ressort que la pénurie d'eau réduit le nombre de récoltes et par ricochet les revenus des maraîchers qu'elle touche, alors que cette activité est la première source de revenus des villageois pour le site de Guido. Cependant, on peut tirer profit de l'expérience dont fait montre ces derniers dans le maraîchage.

Les pénuries d'eau dans les retenues sont aussi fatales pour d'autres types d'exploitants que sont les briquetiers et les pêcheurs. De fait, les pêcheurs constatent une baisse

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considérable des prises de poissons durant ces dernières années. Ils expliquent que de par le passé ils pouvaient amasser en moyenne deux à trois kilogrammes de poisson par jour ce qui leur procurait un revenu moyen de mille à mille cinq cent franc. Ainsi, cette activité permettait-elle d'améliorer un temps soit peu la qualité des plats et les revenus financiers. Mais de nos jours, certains peuvent passer toute la journée sans capturer un seul poisson. Cela s'expliquerait par les raisons suivantes :

- La perte de la profondeur des retenues diminue la quantité d'eau stagnante et crée ainsi un milieu impropre au développement de la faune aquatique en générale et des poissons en particulier.

- L'excès de boue accumulée au fond des retenues constitue un refuge pour le poisson qui échappe ainsi à la prise des filets. Cette boue entrave également la prolifération des alevins.

En ce qui concerne les briquetiers, le manque d'eau pourrait être fatal en ce qu'ils stopperaient leur activité et seraient au chômage. La conséquence principale est l'augmentation du coût des constructions.

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