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Une zone maraà®chère en crise au nord du Sénégal : le Gandiolais et le Toubé dans la communauté rurale de Gandon.

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par Papa Daouda DIOP
Université Gaston Berger de Saint- Louis Sénégal - Maà¯trise environnement 2005
  

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2.1.2. Les cultures maraîchères

Les cultures maraîchères sont pratiquées un peu partout dans le Gandiolais et le Toubé, mais particulièrement sur le littoral. L'oignon, la tomate, la pomme de terre et les légumes (carotte, aubergine, patate douce, chou) constituent les principales spéculations avec une large dominance des oignons. Les trois quarts de la superficie des terres agricoles du Gandiolais sont occupés par l'oignon (cf. photos planche 1). Le maraîchage constitue la principale activité agricole à laquelle s'adonne l'ensemble de la population qui vit sur le littoral. Mais elle reste une activité qui bénéficie d'une faible ouverture sur les marchés de la ville de Saint Louis, à cause de la concurrence des produits de la zone périurbaine, de la Vallée et des produits importés. Au lieu de se lancer dans une véritable politique de diversification des produits maraîchers, les paysans se contentent des cultures traditionnellement pratiquées dans la zone depuis plusieurs décennies (la patate douce, la pomme de terre, la tomate). Ces produits rapportent peu et sont difficilement écoulés. Les partenaires au développement comme l'ANCAR ou la CARITAS, qui soutiennent les producteurs du Gandiolais, n'interviennent pas dans le circuit commercial. La vente est l'affaire personnelle du producteur. Les produits récoltés et destinés à la vente sur les marchés régionaux et nationaux se heurtent à la concurrence de ceux des régions les mieux adaptées à la production de masse : la Vallée de fleuve, le Saloum, la Casamance, etc., sans parler des produits d'importation (l'oignon Hollandais). Chaque année, l'Etat importe une importante quantité d'oignons. Dans le but de promouvoir la vente des produits locaux, en 2004, il avait décidée de réduire, voire même d'arrêter les importations à partir du mois d'avril. Ce choix n'encourage pas les producteurs surtout ceux du Gandiolais, car au mois d'avril, une bonne partie de l'oignon stocké serait déjà pourrie.

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Planche 1 : L'oignon constitue l'essentiel de la production maraîchère du Gandiolais

Photo 2 : Une parcelle d'oignon à maturité (3 mois 10 jours) à Mboumbaye Gandiol. L'arrosage manuel est l'unique système d'irrigation utilisé dans le Gandiolais.

Photo 3 : Une parcelle d'oignon de deux mois à Lahlar (Gadaga). Cette parcelle de plus d'un hectare est constituée par de petites planches de 50cm de long sur 25 à 30cm de large.

Photo 4 : Plusieurs hectares exploités à Dégou Niayes, l'unique variété trouvée sur les lieux est l'oignon rouge (ou « garmi »).

Clichés : P.D. Diop, juillet 2005

Les producteurs d'oignons avaient demandé à l'Etat d'arrêter ou de limiter les importations à partir du mois de février, mais sans succès.

Le concurrent le plus proche et le plus stable du Gandiolais sur les marchés urbains est la zone périurbaine. A Saint-Louis du Sénégal, l'agriculture urbaine est conçue par Bonnardel comme une activité à part entière. Son importance réside dans le fait qu'au-delà de l'alimentation des populations, elle assure une meilleure qualité de la vie urbaine. Dans la réserve maraîchère de Khor, les cultures produites sont généralement des légumes (carottes, choux, aubergines, etc.). A l'Est de la ville se trouvent les jardins et les vergers du village de Bango qui produisent d'importantes cultures maraîchères. Les grandes exploitations urbaines se retrouvent au niveau de ce village, où l'espace est plus disponible. Aujourd'hui, l'agriculture périurbaine dépasse même le cadre périphérique de la ville (Mangane, 2004 : 92). Les sites de production sont observables un peu partout dans la ville.

Tableau 6: Répartition des sites de production agricole dans la ville de Saint-Louis

Entités

Sites

Ile

Sud, Nord

Langue de Barbarie

Fasse Dièye, Hydrobase, Goxumbacc

Sor

Pikine, Diaminar, Medina Course, Leona,

Cité Niakh, Ndiolofène, Diamaguène,
Balacoss, Corniche, Darou

Péricentre communal

Sénéfou bougou, route de khor, Khor Usine, Cabane, Khar yalla

Kanda, barrage,

Source : Mangane 2004, d'après la D.R.D.R., Avril 1999, Saint-Louis

Les produits cultivés sont à caractère vivrier-marchand14. La demande en produit alimentaire dans la ville de Saint-Louis est très importante. La ville compte plusieurs marchés et les petits commerces se développent partout dans les coins de quartier. Reste donc de savoir si cette production périurbaine ne constitue t-elle pas un blocage pour l'écoulement des produits maraîchers du Gandiolais au niveau de la ville de Saint Louis.

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14 Produits destinés à la consommation locale et à la commercialisation.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault