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Mémoire, identité et dynamique des générations au sein et autour de la communauté harkie. Une analyse des logiques sociales et politiques de la stigmatisation.


par Emmanuel BRILLET
Université Paris IX Dauphine - Doctorat de sciences politiques 2007
  

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E. Les facettes d'un comportement : attitude à l'égard des populations civiles et des prisonniers, attitude au combat et loyauté

L'imaginaire du harki se construit non seulement sur les motivations qu'on lui suppose mais aussi sur les comportements qu'on lui prête. Les constructions dépréciatives de la figure du harki, notamment, ont très largement puisé, d'une part (du côté du FLN et de ses soutiens), dans le registre de la "brutalité", stigmatisant l'attitude des supplétifs à l'égard des prisonniers et des populations civiles286(*), et, d'autre part (du côté des officiers et responsables français favorables à la politique de « dégagement »), dans celui de l'irrésolution au combat voire de la "médiocrité", soulignant le manque de combativité des intéressés et/ou leur propension à jouer un « double jeu » à l'égard du FLN287(*). Cette violence symbolique procède d'un "travail de l'écart" par rapport à l'advenu : il ne s'agit pas pour nous de proposer un "contre-récit" (supposément plus "véridique") mais simplement de souligner que ces visions monolithiques se heurtent à d'autres visions - notamment historiennes - du comportement des supplétifs en situation de guerre.

a) L'attitude à l'égard des populations civiles et des prisonniers

Quelles ont été les différentes facettes du comportement des supplétifs en situation de guerre ? Et d'abord, quelle a été leur attitude à l'égard des populations civiles ? Les harkis (et autres supplétifs) ont-ils fait preuve d'excès de zèle dans les opérations de maintien de l'ordre ou, au contraire, ont-ils contribué à servir de "tampon" au profit des populations civiles musulmanes ? Et, à l'égard des membres du FLN/ALN, ont-ils été des adversaires brutaux (notamment dans la recherche du renseignement et le traitement des prisonniers) ou, là encore, des garde-fous contre les excès des troupes régulières ?

Evoquant les crimes de guerre commis par les forces françaises pendant la guerre, Ahmed Raffa, porte-parole du Comité national de liaison des harkis, assure que « les harkis n'ont jamais participé à cette barbarie, sauf une minorité qui était entrée dans cette guerre pour venger des membres de leurs familles massacrés par le FLN »288(*). Une affirmation qui, disons-le d'emblée, sonne davantage comme une affirmation de principe que comme un avis documenté. De même qu'apparaissent peu crédibles certaines affirmations symétriques qui tendent à généraliser sans précaution des constats indéniables mais localisés.

Au rang des témoignages "à charge", un pamphlet de Paulette Péju289(*), écrit sur le moment (mais saisi chez l'imprimeur par la Police judiciaire), a quasiment valeur de paradigme au sein de la mouvance anticolonialiste lorsqu'il s'agit de caractériser le comportement des harkis290(*). Intitulé Les harkis à Paris, et documenté sur la base de témoignages de militants de la Fédération de France du FLN, arrêtés puis torturés291(*), ce pamphlet dénonce les agissements de la Force de police auxiliaire (FPA), alors basée à Paris. La FPA était composée d'auxiliaires de police musulmans placés sous l'autorité du préfet de police de Paris (en l'occurrence Maurice Papon, qui officie dans ces fonctions de 1958 à 1967 après un passage par Constantine), et visait à démanteler l'organisation politico-administrative (OPA) de la Fédération de France du FLN, particulièrement agissante et virulente à Paris (notamment à l'encontre des militants messalistes292(*)). Une enquête censurée de L'Humanité du 7 mars 1961294(*), qui vise à « alerter l'opinion sur ce qui est en train de devenir «l'affaire des harkis» », et qui puise aux mêmes sources que l'ouvrage de Paulette Péju295(*), fait état des mêmes méthodes et exactions : rafles suivies quasi-immédiatement du "supplice de l'eau" (cette méthode est privilégiée car elle ne laisse pas de trace et ne nécessite aucun aménagement particulier des caves), coups, menaces de mort et vexations. Les journalistes Antoine Coursat et Richard Lerchbaum ont recueillis, en décembre 2000, à la fois le témoignage de Ghodbane Douadi, qui était alors un « combattant du FLN », et ceux de deux anciens de la FPA, qui ont souhaité garder l'anonymat296(*). Ghodbane Douadi, arrêté en février 1960, évoque le supplice de la bouteille297(*) (qu'il n'a pas subi personnellement), ainsi que les supplices de l'eau298(*) et du chiffon299(*) (qu'il a subis). Pour leur part, les anciens de la FPA, s'ils reconnaissent à demi-mot l'existence de « dérapages », nient le caractère systématique de telles exactions : « Soyons clairs, même si on ne nie pas que ça a pu exister, la torture, moi je n'en ai jamais vu ! Elle n'a jamais été un système. On peut dire qu'on a été utilisés pour faire pression sur la population, pour lui faire peur... tous les policiers font un peu peur. Mais si on torture, c'est qu'on est un mauvais policier qui ne sait pas interroger... ». Il ajoute : « Sincèrement, il y a peut-être eu des bavures... ça ne serait pas honnête de nier. Mais la majorité d'entre nous était contre la torture », tout en reconnaissant que l'emploi de la Javel [ajoutée à de l'eau pour faire gonfler le ventre] « était possible » : « C'est comme en Algérie, si on en parle, c'est que ça a bien dû arriver quelques fois. Mais si un supplétif le faisait, par vengeance ou par dérapage, et que ça se savait, il était directement renvoyé en Algérie. C'était très strict, Montaner, notre chef, était très sévère avec nous. Sévère mais juste ». Commentaire de l'intéressé (le capitaine Raymond Montaner), lui aussi interrogé par Antoine Coursat et Richard Lerchbaum : « La torture... j'ai lu le livre de Paulette Péju. Tout ça me paraît très exagéré. Ça me donnerait presque envie de rire. Bien évidemment, je ne pouvais pas être partout, mais je savais tout ce que mes hommes faisaient. (...) Ça m'étonnerait qu'il y ait eu de la torture dans les caves, même si, moi-même, je n'y ai jamais mis les pieds. Qu'il y ait eu des interrogatoires brusques, quelques coups, ça d'accord, mais que ça aille jusqu'à la bouteille dans le cul ou l'eau de Javel... je n'y crois pas [NDA : s'agissant de l'eau de Javel, les propos du capitaine Montaner sont contredits par ceux - précédemment cités - de son ancien subordonné] »300(*).

Paris ne fut bien sûr pas la cadre unique des exactions imputables à certains harkis. Benoît Rey, qui était affecté dans les commandos de chasse dans la région de Djidjelli, affirme pour sa part que « sur la centaine d'hommes de son commando, dont des harkis, une vingtaine furent des violeurs, deux ou trois protestèrent, mais tous les autres se turent. Et aux viols s'ajoutèrent fréquemment d'autres tortures »301(*). Ces témoignages "à charge" ne sont pas seulement le fait d'acteurs a priori défavorables aux harkis. À cet égard, le témoignage de Claude Papet, affecté auprès de l'officier de renseignement (OR) de Taher, et chef de harka, est particulièrement précieux302(*). Il en dit long à la fois sur ce que pouvaient être l'attitude de certains harkis (en l'occurrence des ralliés, anciens maquisards du FLN) à l'égard des "suspects", attitude renvoyant à une conception expéditive de l'économie de la violence en temps de guerre, mais aussi sur ce que pouvait être l'encadrement ou, plutôt, l'absence d'encadrement et de prise de responsabilité de leurs chefs : « Nos missions consistaient à partir avec 12 harkis, le lieutenant (OR), le radio et moi, trois Français au milieu de 12 anciens du FLN, à la recherche de renseignements. Nous allions fouiller les douars et mechtas pour tenter d'obtenir des renseignements, voire faire des prisonniers et les faire parler. Oui, la torture existait comme dans toutes les guerres, malheureusement elle semblait nécessaire car il fallait faire parler pour sauver plusieurs vies, voire des centaines. Un jour, je suis entré par hasard dans le local, un harki passait à la gégène un fellouse, je n'ai pas pu supporter, sortie rapide, trop peut-être, le courage a souvent manqué dans ces moments là. Une autre fois, Boumediene me dit : «Viens voir, chef». Nous rentrons dans la pièce, une douzaine de fellagas est alignée. Askeur avec un poignard s'approche du premier : «Tu causes ?». L'homme fait non de la tête. Sans un mot, Askeur l'éventre. Il passe au deuxième : «Et toi ?». L'homme a tout dit immédiatement. En sortant, Boumediene me dit : «Tu vois, mon chef, il vaut mieux en tuer un que torturer les douze, on obtient le renseignement plus vite. Aujourd'hui, nous avons évité au moins 100 morts civils». Combien de fois je me suis caché pour dégueuler tripes et boyaux ? »303(*). Le témoignage de Claude Papet nous informe aussi de l'existence de forfaits apparemment plus "anodins" mais qui, à leur échelle, participent d'un même climat d'impunité, telles ces rapines qui servent à améliorer l'ordinaire des soldats aux dépends de l'ordinaire des populations : « Le soir, nous arrivons en haut de la colline. Plus rien à manger et peu à boire. Les bérets noirs, bien organisés, lancent un message radio. Quelques minutes plus tard, des hélicos larguent des vivres et des outres de vin chaud et sucré qui malheureusement éclatent en arrivant au sol. La nourriture est comme d'habitude dégueulasse, on appelait cela du singe. Nos harkis ramènent un boeuf, attrapé je ne sais où »304(*).

À front renversé, d'autres témoignages nous donnent à voir les harkis comme témoins impuissants des exactions de leurs officiers. Ainsi, l'ancien harki Messaoud Kafi se souvient : « Mon commandant français était incontrôlable. Il se livrait fréquemment à des exactions contre les civils ». Otage de la violence de son supérieur, Messaoud Kafi "choisit" de se taire, à l'instar de beaucoup d'appelés : « J'étais écoeuré, mais je n'ai jamais rien dit. Je ne savais pas à qui le dénoncer. Mais je savais bien que si je le dénonçais, je serais accusé de complicité avec l'ennemi »305(*). De même, l'ancien harki Brahim Sadouni qui, par extraordinaire, apprend que des soldats français ont battu sa mère à coups de crosse au cours d'une opération parce qu'elle refusait que soient opérées des fouilles dans sa maison : « J'ai eu honte de porter l'uniforme qui avait humilié ma mère »306(*).

Dès lors, s'il apparaît incontestable que certains harkis se soient livrés plus ou moins routinièrement à des exactions à l'encontre des populations civiles et, surtout, des prisonniers, les attendus et la fréquence de tels agissements se doivent d'être à la fois nuancés et contextualisés :

- l'exemple des exactions imputables aux supplétifs de la FPA doit beaucoup au contexte dans lequel s'inscrit son action : en plein Paris, à l'encontre de la Fédération de France du FLN qui, principal argentier de la « révolution », exerce un contrôle sans merci sur les travailleurs immigrés et se livre, pour cette raison, à une surenchère de violence à l'égard de sa rivale messaliste aussi bien que des forces de l'ordre qui cherchent à la désorganiser ; de même, les violences imputées aux "commandos de chasse" doivent beaucoup à la nature spécifique des missions qui leur étaient imparties : troupes nomades chargées de traquer les katibas adverses, majoritairement constituées de ralliés, elles doivent leur efficacité à leur capacité d'anticipation et à leur réactivité ; et, de fait, les méthodes employées sont souvent expéditives, qu'il s'agisse de "glaner" le renseignement ou de se "décharger" du poids des prisonniers. Ainsi en va-t-il, selon Raphaëlle Branche, du célèbre commando Georges (entièrement constitué de ralliés) : « Même si l'autonomie des Algériens à qui on a recours est parfois redoutée, si certains chefs sont débordés par des violences qu'ils ne maîtrisent pas toujours, celles-ci participent aussi d'une économie de la guerre. Le commando Georges, sur lequel on pourrait accumuler les témoignages accablants, est ainsi laissé libre de ses mouvements - ses exactions étant considérées par le commandant du Corps d'armée d'Oran comme des « procédés habituels aux musulmans entre eux » qu'il serait trop long de modifier. Le général en chef Crépin estime même que les procédés de ce commando « parfois un peu trop énergiques » sont « malheureusement adaptés aux moeurs de leurs coreligionnaires qu'ils connaissent mieux que personne. Le commando Georges est un cas extrême mais le point de vue des autorités militaires vaut aussi pour les autres unités de ce genre »307(*). La fréquence des exactions imputables aux commandos de chasse, particulièrement exposés et mis à contribution, est ainsi infiniment plus élevée que celle des exactions imputables aux unités à vocation plus défensive, sur lesquelles pesaient des contraintes moindres et dont les membres étaient très certainement mus par des motivations bien différentes de celles des ralliés 

- dans le cas d'espèce de la FPA comme dans d'autres, les consignes ou la permissivité de l'encadrement apparaissent naturellement décisifs. Ainsi, les deux témoignages cités par Madeleine Riffaud dans son article de L'Humanité (voir ci-dessus) font état, pour l'un, d'un « chef en civil [qui] n'était pas un Algérien et [qui] donnait les ordres » (témoignage de Khaldi Madani) et, pour l'autre, d'un « chef français en civil qui regardait [les tortures] et se taisait » (témoignage de Amor Medjmedj);

- enfin, et cela intéresse plus directement notre propos, l'exploitation de la torture à des fins de propagande (sur la base de témoignages réels ou imaginaires) est une réalité qui, sans mettre en cause la véracité des témoignages pré-mentionnés, doit être ici prise en compte, car elle participe, dans la construction d'une image de l'adversaire, d'un effet grossissant dont l'impact peut être tout sauf anodin. Ainsi en va-t-il des consignes véhiculées par le bulletin clandestin de la Fédération de France du FLN, dont certains journaux firent état dans leur édition du 17 septembre 1959 : « Pour ceux de nos frères qui seront arrêtés, il convient de préciser l'attitude qu'ils devront adopter. Quelle que soit la façon dont le patriote algérien sera traité par la police, il devra, en toutes circonstances, quand il sera présenté devant un juge d'instruction, dire qu'il a été battu et torturé. Il devra mentionner qu'on a fait passer du courant électrique dans son corps. Il devra dire qu'il a été brûlé avec des cigarettes et battu avec un nerf de boeuf sans donner trop de détails qui risqueraient de le faire se couper. Il devra inlassablement répéter la même chose. Le patriote algérien arrêté ne devra pas hésiter à se brûler lui-même quand il est seul et à se donner des coups contre le mur, une table ou un bat-flanc de façon à montrer au juge les traces. Il ne devra jamais se confier à un avocat qui lui aura été désigné d'office mais il devra parler à l'avocat que le Front lui aura envoyé. Il ne devra jamais hésiter à accuser la police de tortures et de coups. Ceci a une très grande importance sur le juge et les Tribunaux. Au cours de réunions d'information, tous les responsables doivent insister auprès des frères sur ces consignes qui sont impératives. Que chaque responsable qui aura connaissance de ces instructions les diffuse largement mais verbalement dans les réunions. Il convient de les apprendre par coeur et de les détruire après »308(*).

* 286 Voir infra le chapitre III de la Partie 1, ainsi que les chapitres I et III de la Partie 2.

* 287 Voir infra le chapitre II de la Partie 1.

* 288 Cité in Le Monde du 9 juin 2001.

* 289 Paulette Péju [1961, Maspero], Ratonnades à Paris et Les harkis à Paris, Paris, Éditions La Découverte, 2000.

* 290 Voir la section III.B.2 de la Partie 2.

* 291 Témoignages recueillis, réécrits, et fournis à Paulette Péju par le collectif d'avocats pro-FLN animé par Jacques Vergès.

* 292 En métropole (principalement en région parisienne), ces affrontements feront plusieurs milliers de morts et près d'une dizaine de milliers de blessés. Le bilan officiel des attentats du FLN (et du MNA) en métropole pour la période comprise entre le 1er janvier 1956 et le 23 janvier 1962 est de 12.989 agressions ayant occasionné 4.176 tués et 8.813 blessés (dont musulmans : 3.957 tués et 7.745 blessés ; métropolitains civils : 150 tués et 649 blessés ; militaires : 16 tués et 140 blessés ; policiers : 53 tués et 279 blessés).

293 Mohand Hamoumou et Jean-Jacques Jordi in Les harkis : une mémoire

* 294 Madeleine Riffaud, « Au dossier de «l'affaire des harkis» », L'Humanité du 7 mars 1961 ; article consultable à cette adresse : http://www.humanite.presse.fr/journal/2000/2000-11/2000-11-18/2000-11-18-014.html.

* 295 L'article évoque « de nombreux témoignages transmis à la presse par plusieurs avocats », sans doute le collectif de Jacques Vergès.

* 296 Antoine Coursat et Richard Lerchbaum, « Ils ont torturé dans Paris », Le vrai papier journal, n°7, février 2001, p.26-30.

* 297 « Les harkis les [d'autres "suspects"] avaient déshabillés, ligotés puis obligés à s'accroupir sur des bouteilles de bière. Ensuite on leur posait des questions et s'ils ne répondaient pas bien, les harkis leur appuyaient sur les épaules jusqu'à ce que la bouteille éclate... J'ai vu un jeune gars qui a saigné durant des jours après ce supplice et je peux vous l'affirmer pour l'avoir connu auparavant : ce n'était qu'un simple cotisant » ; cité in Antoine Coursat et Richard Lerchbaum, art.cit., p.27.

* 298 « Ils me font mettre tout nu, puis ils m'attachent le dos sur une grosse roue de camion ou de bus, pieds et poings liés. Ils commencent alors à me faire le supplice de l'eau. Un harki me tire les cheveux pour que je rejette ma tête en arrière tandis qu'un autre m'enfonce un tuyau dans la bouche. Ensuite, ils déversent des litres et des litres d'eau savonneuse. Il font ça pendant des heures pour nous faire gonfler. (...) Une fois bien plein, ils me mettent sur le côté pour me faire vomir. Ils me laissent comme ça pendant une demi-heure ou une heure, puis ils reviennent et recommencent... » ; Ibidem.

* 299 « Une fois de plus, ils m'attachent nu. Ils prennent une serpillière mouillée pleine de cendres et de charbon et me la collent sur le visage, le nez et la bouche, pour m'étouffer. Si je voulais parler, il fallait que je lève le petit doigt. Comme il n'y avait aucun autre moyen pour respirer, eh bien beaucoup ont fini par parler... moi aussi, j'ai reconnu tout ce qui m'était reproché » ; Ibidem.

* 300 Antoine Coursat et Richard Lerchbaum, « Ils ont torturé dans Paris », Le vrai papier journal, n°7, février 2001, p.30.

* 301 Cité in Le Monde du 12 octobre 2001. Voir aussi Benoist Rey [1961], Les égorgeurs : guerre d'Algérie, chronique d'un appelé, 1959-1960, Editions du Monde Libertaire, 1999.

* 302 Témoignage publié à cette adresse: http://mairie.urcuit.free.fr/algérie.htm.

* 303 Témoignage publié à cette adresse: http://mairie.urcuit.free.fr/algérie.htm.

* 304 Ibid. C'est nous qui soulignons.

* 305 Bernard Delattre, « Les harkis, une communauté prise entre deux feux », La Libre Belgique, article consultable sur : www.courrierinternational.fr/mag570/fr.htm#.

* 306 Bernard Delattre, « Les harkis, une communauté prise entre deux feux », La Libre Belgique, article consultable sur : www.courrierinternational.fr/mag570/fr.htm#.

* 307 Raphaëlle Branche, La Torture et l'armée pendant la guerre d'Algérie,
1954-1962
, Paris, Gallimard, 2001, p.317-318.

* 308 Document cité dans le n°223 de la revue Historia (juin 1965).

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