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Mémoire, identité et dynamique des générations au sein et autour de la communauté harkie. Une analyse des logiques sociales et politiques de la stigmatisation.


par Emmanuel BRILLET
Université Paris IX Dauphine - Doctorat de sciences politiques 2007
  

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- 2. La réduction de l' « Un » au « Même », ou l'exclusive d'un « discours de l'enfermement » (Mohamed Benrabah)

Cette conception unanimiste des aspirations du peuple algérien se devait de puiser dans un imaginaire national recomposé et ajusté à la politique de la table rase promue par le FLN. Il fallut, non sans difficultés et contradictions internes, réinventer une algérianité qui fasse "bloc", qui s'ajuste aux orientations programmatiques du FLN (pourtant elles-mêmes écartelées entre socialisme et "identitarisme"/nationalisme) et, surtout, à sa volonté de constituer, sur le mode du centralisme démocratique, un front puis un parti unique plutôt qu'une société politique ouverte. Cette difficulté à façonner un imaginaire national "monobloc", exclusif de ceux - nombreux et divers - qui ne partageraient pas une conception étroite de l'algérianité ou de la destinée nationale (Européens, Juifs et Kabyles notamment), explique les tâtonnements qui marquent la construction de cet imaginaire entre 1954 et 1962. Néanmoins, l'évolution est claire, qui tend à repousser l'orientation plutôt laïcisante, plurielle et neutraliste (au plan international) de la plate-forme de la Soummam du 20 août 1956 pour l'orientation plus explicitement exclusive et sectaire (islamisante, arabisante et clairement anti-occidentaliste, pan-arabiste et anti-sioniste) du Congrès de Tripoli de juin 1962 puis, surtout, de la Constitution du 10 septembre 1963 (la première de l'Algérie indépendante).

Cependant, cette évolution fut en réalité bien moins longue et difficile à se dessiner que ne le laissent paraître les textes. Il est nécessaire, à cet égard, de distinguer entre les grands textes programmatiques (essentiellement à usage de propagande extérieure et dont il faut se garder, pour cette raison même, d'exagérer l'influence au sein de l'organisation) et les directives de terrain qui, les uns et les autres, tablent sur des univers argumentatifs relativement hétérogènes726(*). Il est de fait incontestable qu'à des degrés divers de la hiérarchie (quoique plus précautionneusement s'agissant des chefs historiques ou des "vitrines" politiques de l'organisation) les cadres du FLN et, surtout, de l'ALN ont abondamment joué, par exemple, de la manipulation des symboles et mots d'ordre religieux (le djihâd, notamment) ou du panarabisme pour nourrir la révolte auprès des masses. Ainsi, pour l'anthropologue du sacré Abderrahmane Moussaoui, « il n'est pas superflu de rappeler qu'en Algérie le djihâd fut le mot d'ordre le plus mobilisateur durant la guerre de libération » et que, dès avant, « pendant toute l'histoire du mouvement national, cette catégorie a structuré les discours et informé les consciences »727(*). Symétriquement, il est nécessaire de relativiser, au sein même des instances dirigeantes du FLN, l'influence réelle de la tendance laïcisante et le poids des orientations contenues dans la plate-forme de la Soummam. Ce dont témoigne d'ailleurs l'assassinat d'Abane Ramdane, cheville ouvrière de cette plate-forme, aussi bien que chef de file de la tendance laïcisante et partisan d'une « primauté du politique sur le militaire » qui n'aura jamais d'autre existence que fictionnelle728(*).

Les lignes-forces de ce « discours de l'enfermement » (Mohamed Benrabah729(*)) qui, peu à peu, dessine les contours d'un imaginaire national sur-mesure pour les visées hégémoniques du FLN se déclinent comme suit :

- au nom du panarabisme, le mythe des origines véhiculé par le FLN survalorisait les origines arabes des populations algériennes, au détriment de leurs racines berbères, sans même parler des influences juives et européennes ;

- corrélativement, l'invocation - certes non univoque puisque s'y mêle une rhétorique anti-impérialiste d'inspiration socialiste - du djihad (les combattants sont appelés moudjahidin, les combattants morts au champ d'honneur des chouhada, l'organe du FLN est intitulé El Moudjahid, etc.), redoublée par une stricte enclosure du champ religieux (condamnation du mysticisme religieux, et notamment des marabouts) et une forme de surenchère dans les manifestations de puritanisme religieux (prohibition de la consommation d'alcool et de tabac sous peine de mutilations faciales, par exemple), appelait à une forme d'exclusivisme vis-à-vis des autres religions, y compris "autochtones" comme la religion juive ;

- enfin, l'invention d'une ambition nationale plus soucieuse d'intégralisme que de syncrétisme, et dont les postulats anti-impérialistes confinaient parfois à l'anti-occidentalisme, devait sceller le sort des populations d'origine européenne.

Par-delà la lettre de ce « discours de l'enfermement » , et ce qu'il est censé nous dire de ce que sont et de ce que veulent les Algériens, ce qui importe ici, ce sont les usages politiques de d'un tel discours, à savoir : ce qu'il nous dit du FLN et de ce que sont ses visions et principes de division du monde social et politique.

a) L'exclusivisme identitaire ou la primauté d'un « discours de l'enfermement » (Mohamed Benrabah)

Au plan identitaire, la tentation exclusiviste se fit jour au sein de la mouvance nationaliste avant même le déclenchement de la « Révolution » à travers, avons-nous dit, la survalorisation des origines arabes des populations algériennes, au détriment de leurs racines berbères, sans même parler des influences juives et européennes. Les Oulémas, sous l'égide d'Abdelhamid Ben Badis, joueront un rôle central en Algérie dans la promotion d'un enseignement en langue arabe et dans la réactualisation des valeurs arabo-islamiques symbolisées par la formule : « Un pays, l'Algérie ; une religion, l'Islam ; une langue, l'arabe »730(*). L'Etoile Nord-Africaine, d'abord simple structure satellite du Komintern, s'en détache rapidement pour s'inscrire, notamment après l'arrivée de Messali Hadj, dans une optique plus classiquement nationaliste, articulée autour de l'affirmation de la personnalité arabo-musulmane du peuple algérien731(*). Guy Pervillé rappelle d'ailleurs que dès 1949, Messali Hadj, alors figure de proue du PPA-MTLD (avant de se faire déborder, une fois l'insurrection lancée, par son aile activiste armée732(*)), « fit condamner les «berbéristes» qui proposaient une définition pluraliste de la nation algérienne »733(*). À cet égard, le modus vivendi des années de lutte n'offrira qu'un semblant de répit : nous l'avons dit, Ahmed Ben Bella, qui rejetait la lettre des accords d'Évian et la perspective d'une Algérie multiethnique et multiconfessionnelle, devait marteler à titre d'avertissement quelques semaines avant l'accession à l'indépendance (et alors qu'il faisait escale à Tunis en provenance du Caire) : « Nous sommes des Arabes, des Arabes, des Arabes ! », ajoutant que le FLN allait envoyer cent mille Algériens en Palestine pour combattre Israël734(*). Cet avertissement concernait aussi bien la communauté autochtone de confession juive (qui suivra massivement la communauté européenne dans l'exode) que les Berbères (et particulièrement les Kabyles) qui, en dépit d'un engagement plus que significatif dans la lutte armée, se voyaient ainsi clairement signifier une fin de non-recevoir quant à la reconnaissance de leurs spécificités par le futur Etat algérien.

Au même moment, le « Projet de programme pour la réalisation de la révolution démocratique populaire » (adopté à l'unanimité par le Conseil National de la Révolution Algérienne, C.N.R.A., au Congrès de Tripoli de juin 1962), considérant que « les valeurs nationales [ont été] élaborées dans la cadre de la civilisation arabo-musulmane », assignait au futur gouvernement algérien la tâche prioritaire de « rendre à la langue arabe, expression même des valeurs culturelles de notre pays, sa dignité et son efficacité en tant que langue de civilisation », et l'invitait à « combattre le cosmopolitisme culturel et l'imprégnation occidentale qui ont contribué à inculquer à beaucoup d'Algériens le mépris de leurs valeurs nationales »735(*). Ce mythe de la permanence ou, tout au moins, de la préexistence de la nation algérienne à la présence française repose sur une vision à la fois essentialiste, exclusiviste et figée de l'appartenance ou du sentiment d'appartenance à ladite nation, lors même qu'un Maurice Thorez, par exemple, certes à bien des égards étranger à l'univers mental des nationalistes algériens mais peu suspect de sympathies colonialistes, décrivait l'Algérie comme une « nation en formation ». Du reste, l'affirmation selon laquelle une nation algérienne, cimentée de longue date par le sentiment d'une commune arabité et islamité, aurait préexisté à l'ère coloniale est longtemps apparue fragile aux yeux mêmes d'un nationaliste modéré comme Ferhat Abbas, souvent cité à cet égard, qui a « participé activement au mouvement Jeune Algérien, qui réclamait, jusqu'en 1936, l'égalité des droits dans le cadre de la souveraineté française »736(*) : « Si j'avais découvert la nation algérienne, je serais nationaliste et je n'en rougirais pas comme d'un crime. Les hommes morts pour l'idéal patriotique sont journellement honorés et respectés. Ma vie ne vaut pas plus que la leur. Et cependant je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette patrie n'existe pas. Je ne l'ai pas découverte. J'ai interrogé l'histoire, j'ai interrogé les vivants et les morts ; j'ai visité les cimetières. Personne ne m'en a parlé. Nous avons écarté une fois pour toutes les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l'oeuvre française dans ce pays »737(*).

Cependant, telle n'est pas, déjà, à l'époque, la tonalité des discours des militants du PPA-MTLD qui, à la différence de Ferhat Abbas, « opèrent sous la bannière de la rupture radicale avec le présent colonial et font du religieux une arme de défi politique »738(*). Telle n'est plus, a fortiori, la tonalité du programme de Tripoli, véritable "charte de gouvernement" avant l'heure. Le peuplement européen, en dépit d'un enracinement séculaire, y est dépeint comme étant « étranger » à la nation algérienne739(*) et, plus encore, sa présence y est décrite comme étant par essence (et dans son entier740(*)) délétère pour cette dernière : « Tout cela consacre I'échec de la double entreprise contre-nature du colonialisme français qui tendait à détruire radicalement notre société pour la remplacer par un peuplement étranger intensif et à la maintenir, par la contrainte, dans la stagnation et I'obscurantisme (...). En effet, les envahisseurs français avaient tenté, en plein XIXème siècle, de rééditer contre les Algériens, l'entreprise d'anéantissement dont fut victime la société indienne d'Amérique à partir de la fin du XVème siècle ». Il s'ensuit que « la Révolution a pour tâches de consolider la nation devenue indépendante en lui restituant toutes ses valeurs frustrées ou détruites par le colonialisme »741(*).

Plus encore, la Charte d'Alger, adoptée à l'issue du 1er Congrès post-indépendance du FLN (du 16 au 21 avril 1964), proposera aux militants de base comme aux observateurs étrangers un "roman des origines" fabriqué sur mesure pour réfuter « la tendance erronée à subordonner l'existence d'une nation algérienne à l'intégration d'une minorité étrangère qui (malgré certaines exceptions) se comportait comme occupant le pays » et, ce faisant, justifier la politique de la table rase voulue par le FLN à l'encontre des composantes juives et européennes de la population algérienne. Dans le passage à suivre, cité in extenso, invasions romaines, vandales et byzantines sont placées sur un même plan et présentées comme uniment « oppressives » (entendre : à l'instar de la colonisation française) ; à l'inverse, les invasions arabes sont saluées pour leur caractère « libérateur » et semblent n'avoir jamais soulevé aucune résistance. L'explication en est simple : tandis que celles-là s'apparentaient sans équivoque possible à une « domination étrangère », celles-ci s'accordaient spontanément avec les dispositions fondamentales du peuple algérien :

« Le peuple algérien est un peuple arabo-musulman. En effet, à partir du VIIIème siècle, l'islamisation et l'arabisation ont donné à notre pays le visage qu'il a sauvegardé jusqu'à présent. Du IIème siècle avant J.C. au VIIIème siècle après J.C., ce furent essentiellement des luttes contre la domination étrangère romaine, vandale et byzantine. A cette résistance populaire acharnée s'attachent des noms tels que celui du véritable héros que fut Jugurtha. L'opposition à l'oppression se traduisit, sur le plan idéologique, par le boycottage systématique de la religion des oppresseurs. Au VIIème siècle, la rapidité et la profondeur du processus d'islamisation et d'arabisation qui commence ne peut s'expliquer que par le rôle libérateur de cette religion et de cette civilisation nouvelle qu'un peuple aussi combatif n'aurait pas acceptées si elles ne lui apportaient libération, promotion sociales, enrichissement culturel, prospérité et tolérance. Le caractère arabo-musulman demeure ainsi, le fondement de la personnalité algérienne »742(*).

Il s'ensuit, pour les rédacteurs, que « la division du monde arabe en unités géographiques ou économiques individualisées n'a pu reléguer à l'arrière-plan les facteurs d'unité forgés par l'histoire, la culture islamique et une langue commune » et que « l'essence arabo-musulmane de la nation algérienne a constitué un rempart solide contre sa destruction par le colonialisme »743(*).

Cet exclusivisme identitaire demeurera l'une des marques de fabrique de l'État-FLN. Ainsi, au cours du Printemps kabyle, en 1980, le président Chadli confirmera sans ambages cette pétition de principe : « Nous sommes arabes que nous le voulions ou non. Nous appartenons à la civilisation arabo-islamique et l'Algérien n'a point d'autre identité que celle-ci »744(*). Il faudra une deuxième fronde populaire, au printemps 2001, pour que le berbère soit reconnu non pas langue officielle au même titre que l'arabe mais, du moins, « langue nationale »745(*).

* 726 Pour plus de détails, voir ci-dessous la section b. : « L'exclusivisme religieux, entre condamnation du maraboutisme et condamnation de l'oecuménisme ».

* 727 Abderrahmane Moussaoui, « De la violence au djihad », Histoire des Sciences Sociales, n°6, novembre-décembre 1994, p.1315-1333.

* 728 Pierre Vidal-Naquet reconnaîtra d'ailleurs a posteriori qu'il avait sous-estimé le poids de l' « arabo-islamisme » ainsi que « la nature fondamentalement nationaliste [du FLN] » pendant la guerre d'Algérie (« La guerre d'Algérie. Bilan d'un engagement », entretien avec Pierre Vidal-Naquet, Confluences Méditerranée, n°19, automne 1996).

* 729 Voir notamment Mohamed Benrabah, Langue et pouvoir en Algérie. Histoire d'un traumatisme linguistique, Paris, Editions Séguier, 1999, ainsi que Mohamed Benrabah, « Le désespoir algérien », Libération, 2 mai 2001.

* 730 D'après Monique Gadant (Islam et nationalisme en Algérie, Paris, L'Harmattan, 1988, p.64), « l'histoire de l'Algérie, telle qu'elle fut écrite par les Oulémas dans les années trente, est animée par le souci de réveiller la conscience nationale. Elle illustre la fierté d'être algérien. Elle transfigure et fait jouer à la conquête arabe et à l'Islam le rôle d'événement déterminant dans l'unification de la Nation. (...) Le FLN, à travers El Moudjahid, reprendra l'essentiel de l'histoire oulémiste » ; citée in Luis Martinez, La guerre civile en Algérie, Paris, Karthala, 1998, p.15.

* 731 Voir notamment Charles-André Julien [1952], L'Afrique du Nord en marche : Algérie, Tunisie, Maroc, 1880-1952, Paris, Omnibus, 2002.

* 732 À savoir le Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA), composé d'anciens de l'Organisation spéciale (OS), la branche armée du PPA-MTLD, et qui prendra le nom de Front de libération nationale (FLN) à la veille de l'insurrection du 1er novembre 1954.

* 733 Guy Pervillé, Pour une histoire de la guerre d'Algérie, Paris, Picard, 2002, p.91. A ce sujet, voir aussi Omar Carlier, « Nationalisme et identité : la crise «Berbériste» de 1949 », Annuaire de l'Afrique du Nord, Editions du CNRS, 1984, p.347-371 ; repris in Omar Carlier, Entre nation et djihad. Histoire sociale des radicalismes algériens, Paris, Presses de la FNSP, 1995.

* 734 Déclaration publique d'Ahmed Ben Bella à son arrivée à l'aéroport de Tunis en provenance du Caire, peu après la conclusion des accords d'Évian - cité par Pierre Vidal-Naquet, « La vérité de l'indicatif », entretien pour la revue Vacarme, propos recueillis par Isabelle Saint-Saëns et Philippe Mangeot, septembre 2001 (entretien consultable en ligne à cette adresse : http://vacarme.eu.org/article205.html). Au même moment, le programme dit de Tripoli, adopté par le CNRA à l'unanimité en juin 1962, énonçait que « le conflit arabo-israélien n'a pas eu, en Algérie, de répercussions graves, ce qui aurait comblé le voeu des ennemis du peuple algérien », ajoutant : « Sans puiser dans l'histoire de notre pays les preuves de tolérance religieuse, de collaboration dans les plus hauts postes de l'Etat, de cohabitation sincère, la Révolution Algérienne a montré par les actes, qu'elle mérite la confiance de la minorité juive pour lui garantir sa part de bonheur dans l'Algérie indépendante » ; cf. Le texte du « Projet de programme pour la réalisation de la révolution démocratique populaire» (adopté à l'unanimité par le C.N.R.A. à Tripoli en Juin 1962) est consultable dans son intégralité à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm.

* 735 Le texte intégral du programme dit de Tripoli est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm.

* 736 Benjamin Stora, « Un pharmacien à Sétif », Le Monde, édition du 4 juillet 2004 ; article consultable à cette adresse : http://www.jijel.info/modules/news/article.php?storyid=32.

* 737 L'Entente du 23 février 1936 ; extrait cité in Bernard Droz et Evelyne Lever, Histoire de la guerre d'Algérie, Paris, Seuil, 1982.

* 738 Benjamin Stora, « Un pharmacien à Sétif », Le Monde, édition du 4 juillet 2004 ; article consultable à cette adresse : http://www.jijel.info/modules/news/article.php?storyid=32.

* 739 « Plus qu'une simple conquête coloniale destinée à s'assurer le contrôle des richesses naturelles du pays, cette entreprise a visé, par tous les moyens, à substituer un peuplement étranger au peuple autochtone », fort de « son appartenance à une culture et à une civilisation communes au Maghreb et au monde arabe » (Le texte intégral du programme dit de Tripoli est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm).

* 740 « L'implantation de plus en plus intensive d'un peuplement étranger conçu à la fois comme instrument de I'impérialisme et comme société coloniale vouée tout entière à la direction politique et administrative et à l'exploitation du peuple algérien » (Le texte intégral du programme dit de Tripoli est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm).

* 741 Le texte intégral du programme dit de Tripoli est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm. (C'est nous qui soulignons.) De fait, à l'indépendance, le FLN s'empressera de faire de l'arabe la langue officielle exclusive, au détriment du français et du berbère. La Constitution de 1963 stipule ainsi clairement que « la langue arabe est la langue nationale et officielle de l'Etat » [article 5] et qu'en conséquence « la réalisation effective de l'arabisation doit avoir lieu dans les meilleurs délais sur le territoire de la République » [article 76] (Le texte intégral de la Constitution de 1963, première constitution de l'Algérie indépendante, est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/constitutions/constitution1963.htm).

* 742 Le texte intégral de la Charte d'Alger (1964) est consultable à cette adresse : www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/charte%20d'alger.htm.

* 743 Le texte intégral de la Charte d'Alger (1964) est consultable à cette adresse : www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/charte%20d'alger.htm.

* 744 Cité in « Rapport du Congrès mondial amazigh au Comité pour les droits économiques sociaux et culturels de l'ONU sur la question amazighe (berbère) en Algérie ». C'est nous qui soulignons. Le texte est consultable dans son intégralité à cette adresse : http://www.diariodecanarias.com/98cma-rapport.html. Voir aussi: http://www.congres-mondial-amazigh.org/.

* 745 Sur ces questions, voir aussi Gilbert Grandguillaume, « Langues et nation : le cas de l'Algérie », in Gilbert Meynier (dir.), L'Algérie contemporaine. Bilan et solutions pour sortir de la crise, Paris, L'Harmattan, Les Cahiers de Confluences, 2000, p.89-99.

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