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Mémoire, identité et dynamique des générations au sein et autour de la communauté harkie. Une analyse des logiques sociales et politiques de la stigmatisation.


par Emmanuel BRILLET
Université Paris IX Dauphine - Doctorat de sciences politiques 2007
  

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c) L'exclusivisme programmatique, entre anti-impérialisme et anti-cosmopolitisme

L'exclusivisme arabo-musulman a nourri la rhétorique et, plus encore, motivé le combat et les politiques d'un FLN qui, à l'indépendance, s'autoproclamera Parti unique, fera de l'Islam La religion d'État (au détriment du judaïsme et du christianisme) et de l'arabe La langue officielle (au détriment du français et du berbère). Le préambule de la Constitution de 1963 proclame ainsi que « l'Islam et la langue arabe ont été des forces de résistance efficaces contre la tentative de dépersonnalisation des Algériens menée par le régime colonial » et qu'en conséquence « l'Algérie se doit d'affirmer que la langue arabe est la langue nationale et officielle et qu'elle tient sa force spirituelle essentielle de l'Islam, religion de l'Etat », ajoutant toutefois - fragile concession - que « la République garantit à chacun le respect de ses opinions, de ses croyances et le libre exercice des cultes » (article 4). A tous égards, les conceptions de la nation algérienne du FLN plaidaient pour un exode massif des Européens et des Juifs, autrement dit : une indépendance par le vide.

Dès avant cela, pendant la guerre même, l'action psychologique du FLN - telle que véhiculée par les tracts notamment, à l'attention tant des musulmans engagés dans ou aux côtés de l'armée française que des populations civiles - jouaient d'arguments identitaires au sens le plus étroit et le plus exclusif du terme. Ainsi, les tracts à l'adresse des soldats musulmans les avertissaient que « c'est le moment ou jamais pour vous de comprendre que vous être des musulmans et des Algériens, d'une race supérieure et pure » (tract de 1956), menaçant les récalcitrants d'être à tout jamais exclus de la famille musulmane (« Ils ne pourront aller au pèlerinage et leurs prières seront sans effet » (tract de 1959, diffusé par l'Etat-major ouest de l'armée des frontières)757(*). Sur certains cadavres de "traîtres" exécutés pour l'exemple « on trouvait des pancartes rédigées en arabe : «Français ! Ce traître vous ressemble, cet homme impur est à votre image» »758(*). Charles-Robert Ageron souligne également le rôle de la propagande orale et des « causeries éducatives » dispensées par les officiers politiques chargés de donner une éducation « révolutionnaire » à des populations faiblement alphabétisées. Un des thèmes constants, selon l'auteur, visait à célébrer « l'unité » de la composante musulmane de la population algérienne, mais dans une acception somme toute exclusive des autres composantes : « Les Algériens appartiennent à la même race arabo-berbère restée pure parce qu'elle a refusé de se mélanger aux envahisseurs romains, byzantins, français. C'est pour cela qu'ils ont gardé les caractères purs de leurs ancêtres, guerriers loyaux, courageux et dignes »759(*). Peu après mai 1958 et les scènes de "fraternisation" d'Alger, l'ALN multiplia les tracts très courts invitant la population à se conformer à la visée unanimiste du FLN : « Halte à l'intégration », « Voter c'est trahir la patrie algérienne, la race arabe et la religion musulmane », « Ne votez pas ! Si vous votez pour la France, vous deviendrez français alors que vous ne l'êtes pas », etc. En dehors de ces slogans à fort contenu "patriotique", « la Révolution algérienne restera toujours un slogan mobilisateur, non une doctrine ou un programme qu'on aurait expliqué à la population des douars »760(*). En outre, « en direction des Européens, (...) la propagande fut molle, menée sans conviction, ni imagination et ne toucha qu'une poignée de chrétiens et de communistes. (...) Mais la propagande fut d'autant plus inefficace que la presse française d'Algérie révélait à l'occasion certaines directives totalement différentes. Ainsi la wilaya II ordonnait-elle en octobre 1960 «d'abattre les Européens sans distinction, de déposer des bombes dans les salles de cinéma, les bals, les cafés et les bâtiments publics» »761(*).

Quoique dans un registre plus "jargonneux" que les tracts précédemment cités, les visées programmatiques proprement dites du FLN, articulées, en interne, autour de l'impératif d' « édification révolutionnaire de l'Etat et de la société » et de « réalisation du socialisme »762(*), et orientées, en externe, vers la « lutte anti-impérialiste dans le monde », puisaient également dans une rhétorique clairement exclusiviste. De fait, de telles visées, dirigées aussi bien contre la propriété privée et le droit d'expression des minorités en interne que contre l'Occident et Israël en externe, étaient clairement et délibérément incompatibles avec le maintien en Algérie des communautés juive et européenne.

Rétrospectivement, le premier président de l'Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, campant sur ses positions exclusivistes d'alors, réaffirmera d'ailleurs que le maintien des Européens dans l'Algérie nouvelle - possibilité censément garantie par les accords d'Évian - était incompatible avec son programme de gouvernement : « On ne pouvait pas concevoir une Algérie avec un million cinq cent mille pieds-noirs. Mais c'est pas un acte de rejet, je vous assure. Les pieds-noirs, moi, je pense qu'ils sont des victimes. J'ai des amis pieds-noirs. Mais, lucidement, je ne voyais pas le projet de l'Algérie que je portais en moi, une Algérie qui allait vers les options socialistes, une Algérie qui allait combattre l'impérialisme, qui se serait engagée totalement dans le combat anti-impérialiste non seulement pour l'Algérie mais aussi pour les autres pays. Nous avons fait ça. L'Algérie ne pouvait pas faire ça avec un système de Rhodésie »763(*).

Le programme de Tripoli est, à ce sujet, on ne peut plus clair :

« [La Révolution] combattra le cosmopolitisme culturel et l'imprégnation occidentale qui ont contribué à inculquer à beaucoup d'algériens le mépris de leurs valeurs nationales »764(*).

Plus loin, des paragraphes entiers sont consacrés à ce qui est désigné comme le « problème posé à la Révolution par la présence du peuplement français d'Algérie », laquelle peut être considérée comme « l'expression la plus typique de la politique néo-colonialiste de la France » :

« La coopération, telle qu'elle ressort des accords, implique le maintien de liens de dépendance dans les domaines économique et culturel. Elle donne aussi, entre autres, des garanties précises aux Français d'Algérie pour lesquels elle ménage une place avantageuse dans notre pays. Il est évident que le concept de coopération, ainsi établi, constitue l'expression la plus typique de la politique néo-colonialiste de la France. Il relève, en effet, du phénomène de reconversion par lequel le néo-colonialisme tente de se substituer au colonialisme classique. (...) D'ailleurs, cette coopération, produit d'une reconversion factice, se révélera difficile étant donné le comportement des Français d'Algérie qui prennent, dans leur immense majorité, fait et cause pour I'OAS. Agents actifs de I'impérialisme colonial dans le passé et instruments conscients dans la guerre de répression qui prend fin, les Français d'Algérie sont inaptes à tenir le rôle de support principal et de garant de la politique de coopération que la France leur a assigné dans son plan néo-colonialiste. (...) Abstraction faite de toute qualification technique, l'écrasante majorité des Français d'Algérie, en raison même de leur mentalité colonialiste et de leur racisme, ne seront pas en mesure de se mettre utilement au service de l'Etat algérien. (...) La liquidation de I'OAS, qui est une nécessité immédiate, laisse entier le problème posé à la Révolution par la présence du peuplement français d'Algérie »765(*).

Ce rejet du « cosmopolitisme culturel et [de] l'imprégnation occidentale » et, par-là, de « la présence du peuplement français d'Algérie », rejet que motive une fragile théorie du complot (le « plan néo-colonialiste » de la France), s'articule, au plan programmatique et institutionnel, autour de trois orientations majeures qu'illustrent partiellement les propos pré-cités d'Ahmed Ben Bella :

- i. La « planification de l'économie » dans un cadre collectiviste, ce qui implique, d'une part, de « [liquider] les bases économiques de la colonisation agraire et [de limiter] la propriété foncière en général [pour rendre] disponibles les superficies nécessaires à une réforme agraire radicale » et, d'autre part, de « nationaliser en priorité les branches essentielles du commerce extérieur et du commerce de gros et [de] créer des sociétés d'Etat par produit ou groupe de produits »766(*) ;

- ii. L'asservissement des libertés individuelles et politiques à la visée d'« édification révolutionnaire de l'Etat et de la société » : « Le sort de l'individu étant lié à celui de la société tout entière, la démocratie, pour nous, ne doit pas être seulement l'épanouissement des libertés individuelles, elle est surtout l'expression collective de la responsabilité populaire »767(*). Il en ressort, aux termes mêmes du préambule de la Constitution de 1963, que « la nécessité d'un parti d'avant-garde et son rôle prédominant dans l'élaboration et le contrôle de la politique de la nation sont les principes fondamentaux qui ont déterminé le choix des solutions apportées aux différents problèmes constitutionnels qui se posent à l'Etat algérien ». De fait, le FLN, qui « base son organisation et ses structures sur le principe du centralisme démocratique » (préambule), est « le parti unique d'avant-garde en Algérie » (article 23) ; aux termes de l'article 24 de la Constitution de 1963, il « définit la politique de la nation, inspire l'action de l'Etat et contrôle l'action de l'Assemblée nationale et du Gouvernement »768(*) ;

- iii. Une politique extérieure guidée par un « neutralisme » et un « anti-impérialisme » qui, à bien des égards, sont synonymes d'anti-occidentalisme : « La politique extérieure de I'Algérie indépendante doit demeurer fortement guidée par les principes d'une lutte conséquente contre le colonialisme et l'impérialisme, le soutien des mouvements à l'unité au Maghreb, dans le monde arabe et en Afrique, l'appui au mouvement de libération et la lutte pour la paix. (...) Le soutien des pays socialistes qui, sous des formes diverses, se sont rangés à nos côté durant la guerre et avec lesquels nous devons renforcer les liens déjà existants, crée des possibilités réelles de dégagement à l'égard de l'impérialisme »769(*).

Les orientations programmatiques contenues dans le programme de Tripoli (juin 1962) aussi bien que l'édifice institutionnel bâti sur ces bases un an plus tard (Constitution du 10 septembre 1963) étaient donc parfaitement antinomiques avec les engagements pris par les plénipotentiaires du FLN au cours des négociations d'Evian, à l'hiver 1962. De fait, à rebours du texte des accords, qui énonce que le futur État algérien garantira aux Européens et aux Juifs d'Algérie tant « le respect de leurs droits de propriété » qu'« une juste et authentique participation aux affaires publiques », le Conseil National de la Révolution Algérienne (C.N.R.A.), en opposition ouverte avec le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (G.P.R.A.), s'en démarquera très nettement deux mois plus tard (avant même l'accession à l'indépendance) au cours du Congrès de Tripoli. Considérant que « les garanties données [au peuplement français d'Algérie] par les accords d'Evian imposent son maintien dans notre pays en tant que minorité de privilégiés », et que « la prépondérance des Français d'Algérie demeure écrasante dans les domaines économique, administratif et culturel et va à l'encontre des perspectives fondamentales de la Révolution », le programme de Tripoli énonce que, « dans le cadre de sa souveraineté interne, I'Etat algérien sera en mesure de l'enrayer en décidant des réformes de structure applicables à tous les citoyens sans distinction d'origine ». A la coopération, « produit d'une reconversion factice [du colonialisme] », l'Algérie nouvelle préférera donc la politique de la "table rase" : « Une solution correcte du problème de la minorité française passe obligatoirement par une politique conséquente sur le plan anti-impérialiste »770(*).

Nous l'avons dit, l'insurrection du 1er novembre 1954 est, à l'origine, le fait d'une fraction minoritaire de la mouvance nationaliste : le Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action (CRUA), composé de membres de l'ex-Organisation Spéciale (OS), la branche armée du PPA-MTLD. Cette fraction, composée d'hommes d'action profondément hostiles au réformisme comme à toute forme de compromis avec la puissance coloniale, est avant tout soucieuse d'engager la lutte armée. Tant par souci d'efficacité opérationnelle qu'au nom d'une certaine vision du politique (qui fait de l'efficacité le seul critère de choix des moyens), elle entend subordonner la libre expression des tendances et le libre choix des populations au double principe de l'unité d'action et de l'unicité des revendications. D'où la prétention du FLN, dès l'entame de l'insurrection, à assurer l'exclusivité de la représentation des aspirations de la population algérienne.

Cette visée hégémonique, nous l'avons vu, s'étayait, au plan discursif/représentationnel, sur la construction d'un imaginaire national "monobloc" qui, d'une part, participait de l'effacement de la frontière entre opposition et subversion au sein de la composante musulmane (tout opposant ou simple réfractaire au FLN - au sein ou en dehors de la mouvance nationaliste - était un « traître » à l'Algérie) et qui, d'autre part, était exclusif - à différents titres - des composantes non musulmanes de la population algérienne. Corrélativement, cette visée hégémonique appelait l'élimination de tout ce qui, dans les imaginaires comme sur le territoire, s'inscrivait en faux contre le mythe de l'unanimité des masses derrière le FLN. D'où la figuration politique des harkis - et, plus largement, des musulmans non inféodés au FLN - comme « traîtres », car le traître, à la différence de l'opposant, est radicalement "extériorisable", donc "tuable" : il n'est pas considéré comme une autre facette du « Nous », mais comme un intrus, un "chancre". Jacques Sémelin : « Pour qu'un massacre puisse prendre corps, il faut très probablement que la société vive déjà dans un certain climat d'anxiété et/ou de récrimination à l'encontre de telle ou telle catégorie de population »771(*). Et il ajoute : « Le poids de la peur et de l'imaginaire semblent toujours là - avant le massacre - pour impulser son passage à l'acte : on tue à l'avance avec les mots »772(*). Le langage fait le lit de la violence non seulement en disqualifiant l'autre jusqu'à le déshumaniser, mais aussi - et surtout - en « [polarisant] des groupes sur une base dichotomique amis/ennemis, "nous" contre "eux" ». Et « de cette polarisation identitaire paranoïaque jaillit le projet du massacre ». Cependant, ajoute Jacques Sémelin, « le massacre, une fois accompli, va lui-même renforcer cette polarisation »773(*). « En somme, conclut-il, le massacre est à la fois le produit et le vecteur des ces mobilisations identitaires destructrices »774(*).

Nous verrons ainsi comment la stigmatisation des musulmans non inféodés au FLN a conditionné et, symétriquement, est sortie renforcée de l'exercice par cette organisation (à l'issue mais, déjà, pendant la guerre d'Algérie) d'une politique de la terreur à leur encontre : ciblage systématique des musulmans pro-français et des nationalistes "dissidents", et implication forcée des populations civiles musulmanes dans la lutte, jusque et y compris la "politique du pire", c'est-à-dire l'exposition délibérée des populations aux représailles de l'armée française.

* 757 Charles-Robert Ageron, « La guerre psychologique de l'Armée de libération nationale », in Charles-Robert Ageron (dir.), La guerre d'Algérie et les Algériens, 1954-1962, Paris, Armand Colin, 1997, p.210, 226 et 227.

* 758 Ibid, p.210.

* 759 Ibid, p.223-224.

* 760 Ibid, p.219.

* 761 Ibid, p.222.

* 762 « La guerre de libération menée victorieusement par le peuple algérien redonne à l'Algérie sa souveraineté nationale et son indépendance. Le combat n'est pas pour autant achevé. Il est appelé, au contraire, à se poursuivie afin d'étendre et de consolider les conquêtes de la lutte armée par I'édification révolutionnaire de l'Etat et de la société » ; cf. Le texte du « Projet de programme pour la réalisation de la révolution démocratique populaire» (adopté à l'unanimité par le C.N.R.A. à Tripoli en Juin 1962) est consultable dans son intégralité à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm.

* 763 Cité dans la série d'émissions diffusées par Radio-France sur la guerre d'Algérie, émission n°7, « L'OAS - Les derniers jours », conception et réalisation : Patrice Gélinet et Christine Bernard-Sugy, 1987.

* 764 Le texte intégral du programme dit de Tripoli est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm.

* 765 Ibid. C'est nous qui soulignons.

* 766 Le texte intégral du programme dit de Tripoli est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm. Luis Martinez (La guerre civile en Algérie, Paris, Karthala, 1998) a montré comment ces sociétés d'Etat allaient en fait servir de paravent à la "privatisation/prédation" de l'économie -notamment dans le secteur de l'import-export - au profit des seuls caciques du FLN/ALN.

* 767 Ibid.

* 768 Le texte intégral de la Constitution de 1963, première constitution de l'Algérie indépendante, est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/constitutions/constitution1963.htm.

* 769 Le texte intégral du programme dit de Tripoli est consultable à cette adresse : http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/tripoli.htm.

* 770 En Algérie, certaines "oeuvres" de fiction, publiées - ainsi que le souligne Guy Pervillé - « au temps où le gouvernement algérien disposait du monopole de l'édition, de l'information et de l'enseignement », témoignent d'ailleurs que cette conception somme toute extensive de « l'anti-impérialisme » (convoqué pour "solutionner" le « problème de la minorité française ») n'était pas, ici et là, sans s'apparenter à l'anti-occidentalisme le plus équivoque. Pour Abdelkader ben Azzedine Ghouar, par exemple, la politique de la table rase trouve sa justification dans un racisme sommaire et, semble-t-il, assumé : « Des Espagnols aux casquettes molles tombaient, des Maltais aux tignasses pouilleuses aussi, des Italiens aux visages cauteleux (...). Ahmed tirait avec le sentiment de nettoyer les rues, de les débarrasser de toute cette faune parasite qui les encombrait » (Abdelkader Ben Azzedine Ghouar, Cinq fidayine ouvrent le feu à Constantine, Alger, ENAL, 1986, p.195 ; cité in Guy Pervillé, « Réflexions sur la réévaluation du bilan de la guerre d'Algérie », Actes du colloque du Cercle algérianiste de Bordeaux, L'Aventure française en Algérie, 1830-1862, Talence, 8 mars 1997, p.2). Dès avant, le 29 mars 1962, Mohamed Masmoudi, ministre tunisien de l'Information, déclarait dans le journal Jeune Afrique : « Il faut dépeupler, déporter le ramassis de petits blancs d'Algérie » Cité in Allais (Maurice) [1962], L'Algérie d'Évian, Bièvres, Éditions Jeune Pied-Noir, 1999, p.53.

* 771 Jacques Sémelin, Penser les massacres, R.I.P.C., vol.7, n°3, 8 février 2001, p.11.

* 772 Ibid, p.12.

* 773 Ibidem.

* 774 Ibid, p.12-13.

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