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Auguste Sérieyw (1865-1949) biographie et approche de son œuvre.

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par Chantal BIGOT-TESTAZ
Lyon II - Maîtrise 1985
  

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INTRODUCTI0N

Qu'était Auguste Sérieyx ? Un compositeur, un théoricien, un professeur, un musicologue ? Ce sont les qualificatifs apposés à son nom dans les dictionnaires et encyclopédies. Le présent mémoire propose de vérifier l'adéquation de ces épithètes, d'en ajouter peut-être et de s'interroger sur l'opportunité d'en privilégier l'un ou l'autre.

Seule la chronologie très soignée de Jean-Louis Matthey figurant au début de l'Inventaire du FONDS AUGUSTE SÉRIEYX remplaçait jusqu'ici une biographie que nous avons donc essayé d'écrire et qui constitue la première partie. de notre travail. Divisée en trois chapitres, elle présente trois périodes d'inégale durée de la vie de Sérieyx.

La première (1865-1897) retrace sa longue préparation à sa situation de musicien au plein sens du terme. Nous entamons le dernier tiers du XIXème siècle

Albéric Magnard est né cinq jours avant Sérieyx, Paul Dukas en octobre 1865 et tous trois se retrouveront en 1897, à la Schola Cantorum. La France de cette époque se relève difficilement de la défaite de 1870, tout en faisant preuve d'un réel dynamisme, entre autres domaines par ses progrès techniques que Sérieyx saluera souvent au passage. Pour ces années-ci, nous avons puisé un maximum de renseignements dans son Livre de Raison (Fonds Auguste Sérieyx 501), rédigé pendant sa vieillesse à partir de carnets journaliers tenus ponctuellement et dont une partie est conservée à la B.C.U. de Lausanne.

Le deuxième chapitre (1897-1914), le plus long des trois, couvre la période la plus courte mais il s'agit des années les plus denses de sa vie. Nous sommes en pleine « Belle Époque » et Paris joue plus que jamais son rôle de capitale artistique du monde entier. On y écoute et joue toujours plus de musique, variant selon les milieux sociaux mais l'opérette attire l'éventail de public le plus large. C'est la période où Sérieyx étudie, puis enseigne à la Schola et accepte des fonctions de critique musical. I1 se passionne pour les opéras de Wagner qu'il a d'abord vus à Bayreuth puis à Paris, restant trop discret peut-être à l'égard des « Ballets russes » (un seul article à notre connaissance entre 1908 et 1912).

Pour rédiger ce second chapitre (et la fin du premier), nous avons utilisé non seulement le Livre de Raison mais la partie transcrite des notes en sténotypie d'entretiens datant de 1945. Des notes détaillées de 1909 à 1913 et déjà des dossiers de correspondance ont complété notre information.

Le Livre de Raison II terminé par Madame Bouët-Sérieyx, sa seconde épouse, s'arrête en 1931 (la suite étant encore en sa possession). Pour la rédaction du troisième chapitre (1914-1949), nous avons donc recouru à des témoignages directs ou à des documents dispersés sous différentes rubriques du FONDS AUGUSTE SÉRIEYX. Nous n'avons pu, jusqu'ici, dépouiller tous les dossiers de correspondance. Leur lecture, plus particulièrement celle des échanges de lettres avec C.Chaix, G.Pantillon et G. Martin Witkowski présentera sans doute un grand intérêt pour compléter un jour la dernière partie de cette biographie. Celle-ci aurait pu, certes, être développée davantage, vu la masse d'informations encore non exploitées, mais nous osons espérer qu'elle forme un tout cohérent et provisoirement suffisant.

Dans notre essai, en seconde partie, d'approcher l'oeuvre de Sérieyx, nous n'avons, en revanche, pas d'autre prétention que celle d'entrouvrir quelques portes qu'il faudra bien franchir un jour. Nous essayerons d'y conserver un parallélisme chronologique avec la première partie pour mieux suivre l'évolution du compositeur et du théoricien.

Le chapitre IV concerne le compositeur, à propos duquel nous citerons quelques lignes d'un projet d'article de M-L. Sérieyx, datant de 1974

I1 n'est que de comparer la Sonate pour violon et piano (1904) à la série des 24 Motets sur des textes de l'Imitation de Jésus-Christ, ou aux Trois pièces pour grand orgue pour constater que l'harmoniste de formation traditionnelle qui arrivait chez d'Indy s'était petit à petit transformé en un polyphoniste convaincu. Attiré comme Koechlin, Migot et .d'autres, par les richesses modales que l'époque classique avait quelque peu négligées, il se laissa envoûter par la pureté et la profondeur du chant grégorien. Adepte enthousiaste de la réforme solesmienne approuvée et encouragée par Pie X, il s'attacha à enrichir ses cantilènes d'harmonies respectueusement modulantes et toujours modales.

Au chapitre V, nous proposons, avec un commentaire, les indications utiles pour creuser plus avant quelques textes originaux, le plan de ces deux ouvrages essentiels, des listes d'articles de conférences etc. I1 a fallu encore nous limiter et nous avons, en règle générale, sélectionné les documents datés en laissant de côté les autres.

Nous souhaitons que-notre choix mette en évidence l'évolution constante de Sérieyx vers plus de simplicité. Au fil des ans, il n'a pas cherché comment atteindre le plus grand nombre (cet objectif, pourtant légitime, n'entrait pas dans ses vues). Mais à tous ceux « entrés en musique » et désireux d'y avancer en ne cessant d'approfondir leurs connaissances, il a proposé un cheminement.

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