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Famille et abandon scolaire des enfants de 6 à  14 ans en Guinée.


par FranàƒÂ§ois Xavier LAMAH
Institut de Formation et Recherche Démographiques - Master Professionnel en Démographie 2018
  

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1.4 Contexte culturel

Pour un phénomène donné, les perceptions et comportements varient généralement d'une société à une autre. La culture d'une société peut être cependant favorable ou au contraire défavorable selon que les coutumes ou moeurs sont pour ou contre au phénomène. En matière d'éducation, toutes les sociétés surtout africaines, n'ont pas la même perception ou du moins ne sont pas toutes pros éducatrices vis-à-vis de l'éducation occidentale, jugée parfois imposée pour certains.

Le contact de l'Afrique avec l'Europe et l'Asie a grandement bouleversé la culture Africaine à partir du moment où certaines sociétés africaines ont été longtemps exposées aux cultures arabo-musulmane et occidentale qui, une fois installées se sont développées au détriment des cultures ancestrales. Telle est la même situation observée dans le contexte guinéen.

En Guinée, la présence de ces deux cultures étrangères (caractérisées par l'islam et le christianisme) présente deux conséquences néfastes : la destruction des pratiques traditionnelles existantes d'une part ; et d'autre part, ces religions constituent parfois l'origine

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de certains conflits sociaux à partir du moment où l'appartenance religieuse crée des différences et est souvent à la base de plusieurs conflits socioculturelles même si des lois sur la laïcité existent.

La majorité des groupes ethniques du pays sont inégalement répartis entre ces cultures étrangères. La culture arabo-musulmane caractérisée par l'islam, est majoritairement pratiquée par les Malinkés, les Peulhs et les Soussous. Par contre, la religion occidentale caractérisée par le christianisme est pratiquée majoritairement de son côté par les Kissis, les Tomas et les Guerzés. Il convient de souligner que ces distinctions entre ethnies selon les religions ne sont pas strictes car il est évident de trouver dans chaque groupe ethnique dont la majorité est musulmane, une certaine proportion (minimum quand soit) qui pratique le christianisme et vice-versa. Les ethnies Coniagui et Bassari vivant à cheval entre la Guinée, la Guinée-Bissau et le Mali quant à elles ont jusque-là préféré conserver leurs pratiques traditionnelles. En plus de ces derniers, nous pouvons également observer une certaine proportion non négligeable dans chaque groupe ethnique et très variable d'ailleurs entre groupes ethniques, des individus qui pratiquent la religion traditionnelle ou qui sont sans religion.

Par ailleurs, l'une des causes des changements culturels en Guinée est due au phénomène d'urbanisation qui s'accompagne de l'ouverture de la population au reste du monde. Cette situation pousse parfois la population à abandonner la plupart de ces pratiques culturelles au détriment des cultures étrangères généralement diffusées par les médias.

Dans le contexte guinéen, les populations (surtout celles des zones rurales) ont parfois tendance à se reproduire socialement vis-à-vis de leurs activités professionnelles. En effet, il est vrai que la propagation et les mécanismes de la scolarisation universelle poussent de nos jours les parents à envoyer leurs enfants à l'école, et à les soutenir progressivement. Mais à côté de cette fréquentation scolaire, les enfants doivent également apprendre à exercer les activités quotidiennes (agriculture, élevage, etc.) que pratiquent leurs parents. Par exemple, les planteurs dès un certain âge de leurs enfants, vont leur donner des portions de terrain pour propriété, dans le but de les faire des champs de plantation. Pour les éleveurs, cela se traduit par la mise à disposition à leurs enfants un certain nombre de bétails qui devront commencer eux-mêmes à élever de manière autonome. Toutes ces activités s'exercent pendant que les enfants fréquentent encore, et généralement ce qui se passe par la suite est que, de plus en plus les enfants deviennent plus performants dans l'agriculture ou l'élevage plutôt qu'à l'école. Ce qui les confronte soit aux redoublements répétés, soit à l'abandon total de l'école.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus