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Le port de Kribi. Force ou menace pour la proposition d’inscription des chutes de la lobe sur la liste du patrimoine de l’Unesco et pour l’identité des populations riveraines.


par Suzanne Pulcherie NNOMO ELA
Paris 1-Panthéon Sorbonne - Master Erasmus Mundus TPTI 2016
  

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CHAPITRE II

IMPACT CULTUREL DU TRAMWAY

I. Travailler sur l'impact culturel : Raison de mon choix.

Professionnelle travaillant depuis une dizaine d'années comme gestionnaire du Patrimoine culturel, il me paraissait logique de m'occuper d'un secteur que je connaissais le mieux, et de plus mon travail étant ma principale passion, il était plus facile de s'occupait dans un domaine qui vous plait. Qui plus est, bien que professionnelle avérée, participer au projet tutoré était une nouvelle expérience, et faire des recherches dans un domaine qui n'était pas apparemment lié à la gestion culturelle était un défi intéressant à relever.

II. Méthodologie

Dans la partie du travail individuel, la méthodologie n'était pas bien différente de celle de groupe, mais pour être mieux efficace dans la personnelle de son projet, il fallait peaufiner une méthode individuelle de travail.

1. Recherche documentaire

Dans les bibliothèques virtuelles : la recherche se faisait en utilisant les sites les mieux connues comme Cairn, Google Books, BNF, etc.

Bibliothèque physique : La recherche s'est faite à la Bibliothèque universitaire, à la Bibliothèque de la Cité Universitaire

Aux archives Nationales : Une opportunité de cours aux Archives Nationales à Paris a été l'opportunité de recherche d'éléments de production culturelle utiles dans la partie de mon projet personnel

De même entre camarades, nous avons développé une solidarité qui permettait aux uns de mettre à la disposition des uns et des autres des informations ou des documents utiles pour l'un des sous-thèmes pris en charge par les autres.

Il faut préciser ici que la recherche se faisait en « vrac », c'est-à-dire que je prenais tous les informations que je crois utiles pour ma partie personnelle, du moment où je trouvais un lien avec une production culturelle, et ensuite il fallait procéder à un tri des informations à mettre sur le site. Il faut aussi mettre ici la nécessité d'un carnet de bord qui permet de prendre des notes pendant des réunions, de noter des informations nouvelles susceptibles de nous aider, ou de noter des observations pendant le travail. Cet élément est une sorte de « rappel-mémoire » qui permets de réactualiser les informations oubliées ou non enregistrées.

2. Le tri

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Le tri ici se fait après la récupération des informations en vrac. Ils sont donc examinés avec soin et classé par ordre de pertinence selon deux critères : être en relation avec le thème et aussi avoir des sources sures et mieux encore être libre de droit. Une fois ce tri fait, on sélectionne les informations qui répondent à ces critères de fiabilité pour être inséré dans le site.

3. La sélection

Une fois les éléments triés, ils peuvent être inséré dans le site. Mais cette sélection n'est pas définitive car elle reste soumise à la validité du tuteur lors de la réunion avec lui. L'avis des autres camarades est aussi apprécié pour plus d'efficacité.

4. Introduction des informations

Au final, les éléments définitivement retenus sont donc documentés sur le site. Ils peuvent être modifiables ou enrichis à tout moment. Les différentes phases de cette méthodologie ne sont pas statiques, mais dynamiques et peuvent ne pas suivre la chronologie ci-dessus, ce qui est important est de se rassurer de la fiabilité des informations publiées sur la page web.

III. Les difficultés rencontrées.

Travailler en groupe dans un groupe multiculturel et pluridisciplinaire n'est pas exempt de conflits et difficultés de divers ordres. Nous citons de nouveau le guide du Projet tutoré du service pédagogique de l'Université Paul Sabatier Toulouse 3, qui sur sa page web, déclare que le travail d'équipe génère automatiquement des conflits qui peuvent être bénéfiques ou néfastes à la dynamique de groupe et à l'apprentissage. Les conflits bénéfiques peuvent surgir à propos du contenu du projet et au moment des arbitrages. Ils sont le signe de l'engagement des étudiants dans le projet. Les conflits néfastes peuvent être de différentes natures :

- Les conflits de personnalité (les plus difficiles à résoudre) ; - La monopolisation du projet par certains étudiants ;

- Le développement d'attitudes de passager clandestin ; - Les problèmes de communication.

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Qu'en est -il été de notre groupe dans sa pratique du Projet tutoré sur le tramway ?

Nous reconnaissons que le projet tutoré est certes une aventure passionnante mais très éprouvante également sur le plan psychologique à cause des nombreuses difficultés rencontrées tout au long de ses deux années, dont nous nous listerons les plus marquantes :

Sur le plan de la langue de travail :

La première difficulté rencontrée tout au début du processus du projet tutoré a été la langue. Pour la promotion « Diversity Mundus » que nous étions, la langue française était censée être la langue principale du Master, mais il y avait plus d'anglophones que de francophones. Aussi la langue anglaise a souvent été privilégiée. Dans notre cas, notre groupe était composé de quatre personnes au niveau de langue différente :

- Dana parlait parfaitement le Françaiset avait une bonne connaissance de l'Anglais, mais préférait parler Anglais ;

- Indira parlait anglais et avait des notions basiques de français ;

- Nevena parlait parfaitement anglais sans aucune notion en français

- Suzanne parlait parfaitement français avec une bonne connaissance de l'Anglais, mais préférait le français.

D'emblée le Professeur a commencé par s'exprimer en français et au vu des plaintes des non francophones, a choisi de faire de l'Anglais, la langue de communication du Projet tutoré. Il lui arrivait parfois de traduire en français quand cela semblait nécessaire.

Sur la collaboration entre membres du groupe :

Certains membres du groupe semblaient ne pas intégrer les valeurs fondamentales d'un travail de groupe à savoir la confiance et le partage d'informations. Du fait de nos formations différentes, nous avions forcément des aptitudes différentes dans les mêmes domaines et le partage d'informations n'a pas été le point fort de notre groupe de travail. Il se développait des comportements égoïstes qui ont souvent empiété sur la qualité du travail de groupe. Certaines semblaient plus soucieuses de se mettre en avant, en oubliant l'intérêt supérieur du travail de groupe.

Sur la vision du projet :

Dans ce cas précis, certains membres du groupe voulaient faire passer à tout prix leurs idées et s'approprier la conception du Projet au risque de maitriser seul l'issue, de ce fait, elles détenaient seules la clé et n'étaient pas enclines à partager leur vision du projet. Et à force de confrontations et de conflits il y a eu comme une résignation d'un côté et un sentiment de « laisser-faire », ce qui n'était pas du tout à l'avantage du projet de groupe. A quoi servirait la

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présentation d'un Projet tutoré devant un Jury, si l'impression qui se dégage est qu'une seule personne semble maitriser le sujet au détriment des autres ?

La gestion des conflits

Il y avait entre les membres du groupe des conflits ouverts et ceux plus sournois.

Les conflits ouverts étaient généralement gérés par le tuteur qui réussissait souvent à décanter la situation en proposant une situation médiane. Les plus sournois étaient plus ceux liés à la rétention d'information et au défaut de collaborer, en taisant exprès une explication mieux comprise par soi, auprès des autres membres. Et à la longue face à ce type de blocages, pour éviter un affrontement, la solution était parfois le repli sur soi.

Nous nous rendons compte que notre groupe a connu les problèmes des standards de la plupart des groupes de travail selon nos auteurs.

Aussi le constat qui se dégage est que ces difficultés ne semblent pas être l'apanage de notre groupe de travail car plusieurs auteurs ont noté la présence des conflits dans les projets de groupe au pont de réfléchir à leur impact sur le rendement et aux solutions à appliquer. En effet l'article intitulé « Management des équipes projet : l'impact de la gestion des conflits et de l'improvisation organisationnelle sur la performance »1 se penche sur l'étude du lien entre le conflit et la performance dans les équipes projet. Elle part du double constat d'une nécessité pour les praticiens d'améliorer la gestion des conflits dans un contexte de pression temporelle et d'incertitude accrues, et de l'existence de résultats de recherche actuellement divergents sur le lien entre conflits et performance dans le champ de la psychosociologie. Pour les auteurs de l'article, une question centrale de ces travaux est d'identifier dans quelle mesure le conflit est nuisible ou non pour la performance des équipes. « Le caractère positif ou négatif de ces conflits est un débat de longue traine qui occupait déjà les philosophes dans l'antiquité, comme le montre Julien Freund (1983). Pour certains chercheurs, les conflits, en particulier les conflits ouverts, sont nuisibles à la performance (De Dreu, 2007 ; De Dreu et Weingart, 2003). Pour d'autres, dans certaines circonstances, le management pourrait favoriser le développement de conflits constructifs, gages de performance des équipes (Tjosvold, 1988 ; Jehn et Mannix, 2001) »2. Pour ces chercheurs les conflits en soi peuvent être un danger pour le groupe s'ils ne sont pas bien managés, dans le cas contraire, ils peuvent être source de performance pour une équipe de travail.

1 CHEDOTEL, Frédérique, Professeur, chercheur au CREM (UMR CNRS 6211, Université Rennes 1) ; STIMEC Arnaud, Professeur, chercheur au Lemna (EA 4272, Université de Nantes) ATER Aristide Vignikin, membre de Vallorem (EA 6296, Université François Rabelais), in « Management des équipes projet : l'impact de la gestion des conflits et de l'improvisation organisationnelle sur la performance », p.1

2 Idem, p.2

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Nous ne perdons pas de vue que le projet est un exercice académique mais nous restions conscients qu'il va influencer nos notes, mais plus encore il devrait être une étape pertinente pour dans l'effectivité de la pratique professionnelle aussi aurait-il été mieux que nous adaptions de bonnes pratiques dès cette base. A mon avis la plus grosse difficulté de notre groupe aura été de n'avoir pas développé un esprit de cohérence, un esprit d'équipe, mais plutôt, un esprit de concurrence, de rivalité, un esprit de compétition, ou l'on évolue au gré des affinités personnes des uns pour les autres.

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery