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Le port de Kribi. Force ou menace pour la proposition d’inscription des chutes de la lobe sur la liste du patrimoine de l’Unesco et pour l’identité des populations riveraines.


par Suzanne Pulcherie NNOMO ELA
Paris 1-Panthéon Sorbonne - Master Erasmus Mundus TPTI 2016
  

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B. Analyse et critique des travaux précédents et actualisation

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Les différentes lectures consultées et notamment celles répertoriées ci-dessus permettent une meilleure compréhension de la notion de Paysage Culturel, non seulement par la définition de L'UNESCO, mais plus encore par la prise en compte des différents contextes. Ainsi si le concept du paysage est unique, il peut s'adapter aisément à chaque pays, et même chaque région d'un même pays, mais l'essentiel étant de pouvoir faire ressortir la qualité de l'interaction entre la culture et la nature, mais plus encore de voir de quelle manière les populations s'intègrent ou vivent en phase avec cette nature profondément liée à leur mode de vie et d'existence. Aussi la définition donnée du paysage Africain dans son contexte correspond à tous points de vue à la réalité de notre site d'études, le Paysage culturel des Chutes de la Lobé.

En effet sur la base des recherches sur le terrain, il apparait que les populations riveraines croient en l'existence et en la puissance des divinités aquatique, les « Miengu », qui ont la capacité de régir la vie de la communauté, de répondre à leur doléance et même de résoudre des problèmes existentiels au sein des familles et même de la communauté tout entière. Ces divinités n'étant visibles que par les initiés, les chefs des Villages, sont les interlocuteurs privilégiés qui servent d'intermédiaires entre celles-ci et les populations, par le biais des libations, des offrandes et sacrifices au cours des cérémonies rituelles et cultuelles précises. Ici il n'y a pas de matérialisation des divinités sous formes d'idoles ou de statuettes, tout est dans la pensée collective. Cette croyance n'est pas un obstacle pour ces populations à adhérer à des religions dites modernes comme le Christianisme, ou encore de profiter des avantages de la modernité et des avancées technologiques, elle est fait partie intégrante de la vie des populations autour du Paysage culturel, c'est leur culture tout simplement. Et elle perdure depuis des générations et des générations. On peut comprendre aisément la vulnérabilité de ce type de communauté qui doit vivre désormais près de grandes industries et de grands projets générateurs de gros intérêts économiques pour la nation. Cette communauté était-elle prête à gérer cette proximité ?

Nos lectures sur le cas de la zone portuaire donnent un aspect de gestion de cette situation aussi bien de la part des promoteurs du Port que de la part des populations riveraines. Dans le cas de la ZIF, les promoteurs n'ont pas été sensibles, bien que sensibilisés à l'importance de la gestion et de la protection des richesses écologiques du site. En effet cette zone est connue pour sa richesse exceptionnelle en fauve et en avifaune, qui à ce jour est grandement menacée par une attitude qui peut s'interpréter comme de l'indifférence par les

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promoteurs de la zone portuaire. Malgré la Loi qui est de plus en plus précise sur les dispositions, malgré les promesses non tenues pour mettre à la disposition des riverains des infrastructures devant servir à la recherche scientifique sur les atouts écologiques du site, les promoteurs continuent leur planification en ne se souciant que des retombées économiques de ce projet. Les populations n'ont eu que de recours de se mettre en un collectif d'association aux fins de faire entendre leur voix et solliciter l'arbitrage des autorités compétentes, d'où la note adressée au Ministre e l'Ecologie de France en 2009. Le plus important à notre avis n'est pas connaitre la suite de cette doléance, mais de s'inspirer de cette attitude des riverains de la ville de Crau pour défendre leur territoire de la menace imminente et irréversible qu'est le développement de la ZIF au détriment de leur sécurité, si on tient compte des dangers qu'encoure la population avec la naissance des pathologies liées à la pollution et aux catastrophes écologiques qui sont de plus en plus présentes. Ces différents travaux nous serons forcement bénéfiques pour la suite de notre recherche sur notre cas d'études et nous permet de ressortir avec plus d'acuité, la problématique de notre sujet : « Le port de Kribi : force ou menace pour la proposition d'inscription des chutes de la lobe sur la liste du patrimoine de l'Unesco et pour l'identité des populations riveraines »?

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry