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Etude des possibilités d'atténuation et d'adaptation au changement climatique des riverains dans les zones forestières et péri-forestières de Tiddas (plateau central, Maroc).


par Abderrahmane Moatassim
Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan-II - Ingénieur en agronomie & Option : Ecologie et Management des Ecosystèmes Naturels -EMEN 2019
  

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Introduction

Le Maroc compte parmi les pays dynamiques sur le plan des études et modélisations climatiques au sein de l'Organisation Mondiale de la Météorologie. Il compte aussi plusieurs membres au Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat.

En outre, le Maroc a adhéré à l'Accord de Copenhague en soumettant au secrétariat de CCNUCC en janvier 2010, une liste de mesures d'atténuation appropriées pour atténuer ses émissions des GES de 42 %, par rapport aux émissions projetées pour l'année 2030 selon un scénario « cours normal des affaires » (CNA), qui ne pourra être atteint qu'à la condition de recevoir un appui substantiel de la communauté internationale.

Le Maroc s'engage également à atteindre un objectif inconditionnel de 17 % par rapport aux émissions CNA en 2030, en comptabilisant les activités de l'Agriculture, de la Forêt et Autres Utilisations des Terres (AFAT). Ces objectifs de réduction de GES seront réalisés grâce à des mesures prises dans tous les secteurs de l'économie.

Afin d'honorer ses engagements dans le cadre de la CCNUCC et le PK (Protocole de Kyoto), le Maroc a mis en place un dispositif national de gouvernance climatique qui a la charge de coordonner les activités du pays, liées aux changements climatiques, à l'échelle nationales et internationales.

Ainsi, le Maroc adopte une stratégie de développement sobre en carbone et coordonne les objectifs d'atténuation de toutes les stratégies et tous les plans d'action sectoriels, touchant notamment les domaines de l'énergie, de l'agriculture, du transport, de l'eau, des déchets, des forêts, de l'industrie, de l'habitat et des infrastructures à l'horizon 2030, conformément à son Plan National de Lutte contre le Réchauffement Climatique de 2009.

L'engagement du Maroc en matière de lutte contre les effets du changement climatique a été récompensé. Le Royaume occupe la première place en Afrique et dans le Monde arabe et la 5ème place au niveau mondial, juste après la Suède, selon l'indice de performance en matière de lutte contre le changement climatique 2019, élaboré par les organisations non gouvernementales ½Germanwatch½, ½NewClimate Institute½ et ½Climate Action Network International½.

La réussite de l'implémentation du plan climat national à l'horizon 2030 nécessite de placer la question de préservation des ressources hydriques et de la réduction de l'empreinte écologique objet du PNRC au coeur de toutes les politiques publiques, d'ériger la sécurité alimentaire au rang des priorités stratégiques du Royaume et de mettre en place une politique d'anticipation de l'ensemble des risques climatiques et de gestion des catastrophes nationales.

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? Engagement du Maroc au régime international sur le changement climatique

Bien que le Maroc soit classé parmi les pays « faibles émetteurs de GES », il reste vulnérable aux effets du changement climatique, en raison de l'aridité de son climat. Il a pris très tôt ses responsabilités en dessinant progressivement les contours de sa propre vision, tout en se conformant aux mesures entreprises au niveau global. A cet effet, le Maroc s'aligne parfaitement aux obligations prévues par le cadre international sur le changement climatique.

La Première et Seconde Communication Nationale témoignent de son engagement dans le cadre de la CCNUCC, un engagement confirmé et renforcé par la « Troisième Communication Nationale du Maroc » (MDCE, 2016).

Ce processus sera couronné par l'élaboration en 2016 d'une Stratégie Nationale de Développement Sobre en Carbonne et d'un Plan National d'Adaptation au Changement Climatique. Avec la mise en oeuvre de tous ces chantiers, le Maroc aura ainsi respecté l'ensemble de ses engagements vis-à-vis de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et des décisions des Conférences des parties et s'apprête à déployer tous ses efforts pour réussir l'organisation de la COP22 qui se veut une conférence du lancement du processus d'opérationnalisation de l'accord de Paris.

De surcroît, le Maroc a lancé plusieurs stratégies sectorielles volontaristes d'envergure intégrant la dimension environnementale, et notamment celle du changement climatique, dans des domaines clés de l'économie nationale (énergie, transport, agriculture, tourisme, bâtiment, pêche, eau, déchets, forêt, etc.). Cet engagement marque le début d'une mutation vers une nouvelle politique climatique en cohérence avec l'évolution socio-économique du pays.

Le Maroc a été l'un des premiers pays à mettre en place une Autorité Nationale Désignée pour les Mécanismes de Développement Propre, dans le cadre du Protocole de Kyoto.

Le Maroc a également soutenu l'Accord de Copenhague en notifiant au Secrétariat de CCNUCC (en janvier 2010), une liste de Mesures d'Atténuation Appropriées au niveau National (« NAMAs ») qu'il compte mettre en oeuvre pour atténuer ses émissions des GES à l'horizon 2020.

Nonobstant, la mise en oeuvre des différents projets et mesures planifiés dans ce cadre demeure confrontée à l'insuffisance des ressources financières au niveau national. L'appui de la coopération internationale et la mobilisation des ressources additionnelles sont cruciaux pour la mise en oeuvre de la Politique du Changement Climatique au Maroc.

? L'organisation de la COOP 22 à Marrakech

Pour souligner son engagement pour le climat, le Maroc a abrité, en 2001 à Marrakech, la septième Conférence des Parties, « COP 7 », qui a rendu opérationnel le Protocole de Kyoto (PK) et a ratifié ce Protocole en 2002.

Par ailleurs, en participant activement au processus de négociation ayant abouti à l'accord de Paris et en organisant de nouveau la COP 22 à Marrakech en 2016, le Maroc affiche clairement sa volonté de contribuer pleinement à l'effort mondial de recherche de solutions durables aux effets du changement climatique.

Cette 22ème conférence internationale sur le climat fait suite à la COP21 de Paris, au cours de laquelle des avancées importantes ont été effectuées, notamment l'engagement des gouvernements à maintenir l'augmentation de la température moyenne mondiale en dessous de 2°C. La COP22 s'est ouverte sur une bonne nouvelle : la ratification de l'Accord de Paris le 4 novembre 2016. Cette conférence était donc désignée comme étant la conférence de « l'action, de l'innovation et du partage de solutions ».

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Par ailleurs, la conférence de Marrakech s'inscrit dans la continuité des sommets mondiaux organisés par l'Organisation des Nations Unies à la suite de l'adoption du Protocole de Kyoto en 1974, qui engage les pays signataires à réduire leurs émissions totales de gaz à effet de serre à un niveau inférieur à 5% et ce sur la période allant de 2008 à 2025.

Repenser l'agriculture, notamment avec l'initiative « Adaptation of African Agriculture (AAA) », regroupant 28 pays et visant à aider les agriculteurs africains à faire face aux aléas climatiques et au défi de la sécurité alimentaire à travers une meilleure gestion des sols, de l'eau et des risques, constitue parmi les autres objectifs un enjeu majeur opérationnel des aspects de l'accord de Paris.

Bien que les résultats obtenus restent modestes sur les financements internationaux, cette COP 22 contribué à la mise au point par le Maroc d'une stratégie de développement durable dite PCCM (MDCE, 2016) qui est au fait une mise à niveau du Plan National de Lutte contre le Réchauffement Climatique élaboré en 2009 (MDCE, 2009).

? Plan National de lutte contre le Réchauffement Climatique » (PNRC)

La PCCM vient s'inscrire dans cette approche et matérialise la réponse du Maroc aux Accords de Cancun. Elle constitue un outil de coordination des différentes mesures et initiatives entamées pour la lutte contre le changement climatique et se veut un instrument politique structurant, dynamique, participatif et flexible pour un développement à faible intensité de carbone et résilient aux effets du changement climatique.

Si les tendances démographiques récentes se poursuivaient jusqu'en 2030, la proportion des personnes âgées de plus de 60 ans devrait plus que doubler en comparaison avec l'année 2004 (selon les projections réalisées par le Haut-Commissariat au Plan). Vu sa fragilité et sa faible capacité d'adaptation à la chaleur, cette tranche de population serait exposée à des problèmes de santé lors d'épisodes de canicules et de vagues de chaleur.

Plusieurs secteurs seront impactés, notamment l'agriculture, en raison du stress hydrique, et l'aviculture. Le secteur de l'eau fait actuellement face à des défis liés notamment à l'accroissement de la demande, la raréfaction des ressources en eau et la surexploitation des eaux souterraines. Une situation qui risque de s'aggraver de plus en plus par le changement climatique, notamment en raison de l'accentuation des phénomènes extrêmes tels que la sécheresse et les inondations. L'économie du pays, étant très dépendante des ressources en eau, de l'agriculture et du littoral, serait fortement atteinte.

En outre, le Maroc subit les conséquences régionales du changement climatique qui induisent la recrudescence des flux migratoires, en l'occurrence en provenance de l'Afrique Subsaharienne. Dans ce cadre, le Maroc oeuvre pour la régularisation de la situation de plus de 52 000 immigrants illégaux à travers l'adoption d'une stratégie intégrée et proactive qui accompagne l'évolution socio-économique du pays (MDCE, op.cit.).

Le Maroc ambitionne de poursuivre ses efforts de lutte contre le changement climatique dans le cadre d'une vision globale de développement durable. L'objectif est d'assurer la transition vers un développement faiblement carboné et résilient aux impacts négatifs du changement climatique, aspirant à contribuer aux efforts globaux de lutte contre ce phénomène.

Cette vision place donc la lutte contre le changement climatique comme priorité nationale (Vision Nationale), contrainte utilisée comme levier pour la construction d'une économie verte au Maroc. Cette Vision Nationale vient guider l'action publique dans toutes ses décisions, aux niveaux transversal et

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sectoriel, national et local, de manière cohérente et convergente, en tenant compte de l'interaction entre ces multiples niveaux.

En concordance avec la Stratégie Nationale du Développement Durable, la Vision Nationale se propose de capitaliser sur les mesures et actions déjà mises en oeuvre pour dégager un maximum de synergies. Et se veut un instrument flexible et dynamique, elle est établie à l'horizon 2030, échéance retenue pour la majorité des stratégies nationales sectorielles et intersectorielles.

Axes stratégiques sectoriels d'atténuation et d'adaptation

Conscient de l'urgence d'agir, le Maroc a adopté très tôt une politique climatique qui vise l'atténuation des émissions des GES, la réduction de la vulnérabilité, l'anticipation des risques, l'adaptation de la population, des secteurs économiques et des milieux naturels. Il est prévu d'élaborer l'axe stratégique d'atténuation comme une Stratégie de développement à faibles émissions de carbone (Low Emission Development Strategy - LEDS) à l'horizon 2015, qui prendra en compte les Mesures d'atténuation appropriées au niveau national (Nationally Appropriate Mitigation Actions - NAMAs) couvrant la majorité des secteurs économiques émetteurs de GES (MDCE, op.cit.).

Le volet adaptation sera quant à lui accompagné du développement du Plan National d'Adaptation (National Adaptation Plan - NAP) visant à identifier les activités prioritaires pour répondre aux besoins urgents et immédiats d'adaptation au CC. Le schéma ci-dessous présente un aperçu des principales mesures instaurées et planifiées pour concrétiser la PCCM et donc le PNRC :

AXES STRATEGIQUES TRANSVERSAUX

? Renforcer le cadre légal et institutionnel ; Amélioration de la connaissance et l'observation.

? Déclinaison territoriale.

? Prévention et réduction des risques.

? Sensibilisation, responsabilisation des acteurs et renforcement des capacités.

? Promotion de la recherche de l'innovation et du transfert technologique.

AXES STRATEGIQUES SECTORIELS : (PNRC°) Volet Atténuation (Namas) :

Les mesures établies pour la réduction des émissions des GES concernent les secteurs de l'énergie, transport, industrie, déchets, agriculture, forêt et le bâtiment. Les principales Mesures établies pour l'atténuation des émissions de GES (Namas) ou les estimations du potentiel d'atténuation des émissions pour les secteurs concernés sont présentées ci-dessous (cf. tableau 2) :

Volet adaptation (NAP) :

La lutte contre le changement climatique appelle à l'instauration d'actions visant principalement la réduction de la vulnérabilité des secteurs économiques, des populations et des milieux naturels et le renforcement de leurs capacités d'adaptation aux contraintes climatiques.

Le Maroc a établi dans ce sens divers programmes et stratégies pour les secteurs de l'eau, agriculture, pêche, forêt et lutte contre la désertification, biodiversité, santé, tourisme, habitat et l'urbanisme. Les mesures établies pour l'adaptation et la réduction de la vulnérabilité sont résumées dans le tableau ci-contre (cf. tableau 3) :

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Tableau 2. Mesures établies par secteur pour l'atténuation des émissions de GES (Namas).

Secteur d'activité Stratégies Mesures établies pour l'atténuation des émissions de GES (Namas)

Energie, Stratégie Energétique Nationale

établie à l'horizon 2030

Stratégie basée sur la promotion des énergies renouvelables (ER) et l'économie d'énergie à travers des mesures d'efficacité énergétique (EE). Un récapitulatif des principaux objectifs fixés par cette Stratégie est présenté ci-dessous : Transport, Industrie, Déchets, Agriculture et Forêts.

 
 

Principaux objectifs :

V' La réduction des coûts logistiques et l'accélération de la croissance du PIB,

V' La participation au développement durable du pays à travers i) la réduction des émissions de CO2 de l'ordre de 35% à l'horizon 2020 ; ii) la baisse du nombre de tonnes transportés/km parcouru de 30% à l'horizon 2020.

Industrie, Pacte National pour l'Emergence

Industrielle (2009)

Le Pacte National pour l'Emergence Industrielle, entré en vigueur en 2009, et de la 3ème édition des Assises de l'Industrie tenue en février 2013, un contrat-programme pour l'industrie chimie-parachimie a été signé et prévoit, entre autres, des mesures relatives à i) la préservation de l'environnement; ii) la rationalisation de l'utilisation des matières premières, notamment par le recyclage et la valorisation des déchets ; iii) la rationalisation de l'utilisation de l'énergie spécialement à travers des mesures d'efficacité énergétique et l'utilisation des énergies renouvelables.

 

Déchets, Programme National des Déchets Ces mesures concernent principalement :

Ménagers (PNDM) (2008)
· la réhabilitation des décharges non-contrôlées ;

· la valorisation des émanations de méthane des décharges ;

· la mise en place de filières de recyclage-valorisation des déchets.

Agriculture, PMV Restructurer le secteur agricole et assurer sa mise à niveau constituent les cibles du Plan Maroc Vert, lancé en 2008. La dimension

du changement climatique y est incorporée pour l'amélioration de la résilience du secteur et l'atténuation de ses émissions de GES. Concernant l'atténuation des émissions des GES, et à travers la mise en oeuvre de projets de changement et de gestion des terres dans le cadre du PMV, la ligne de base est estimée à 61 773 196 TeqCO2 avec un potentiel de réduction estimé entre 16 439 680 (scénario pessimiste) et 117 000 000 TeqCO2 (scénario ultime).

Forêt, i. Plan Directeur de Les Quatre stratégies reflètent les efforts déployés en vue de renforcer la préservation et la gestion durable des ressources forestières

Reboisement, lancé en 1994 et d'assurer une atténuation des émissions de GES, il s'agit du :

ii. Plan Directeur pour la
· Plan Directeur de Reboisement, lancé en 1994, visant l'atteinte d'un reboisement de 1,5 millions d'ha en 2030. Le potentiel

Prévention et la Lutte contre d'atténuation varie entre 1 500 000 et 2 210 376 TeqCO2/an selon le scénario de référence et peut atteindre 3 700 000

les Incendies TeqCO2/an en cas d'une mise en oeuvre d'une stratégie REDD+.

ii. Stratégie de Lutte contre le
· Plan Directeur pour la Prévention et la Lutte contre les Incendies de forêts qui sera renforcé davantage dans le cadre du scénario

Surpâturage REDD+, ce qui permettra un gain moyen en termes de réduction des émissions d'environ 380 000 TeqCO2/an.

iv. Stratégie Nationale de Maîtrise
· Stratégie de Lutte contre le Surpâturage, ciblant le rétablissement de l'équilibre pastoral sur l'ensemble des terres surpâturées

de l'Energie et qui permettra, selon les hypothèses, une réduction moyenne des émissions variant entre 2 385 768 TeqCO2/an et 6 120 252
TeqCO2/an sur la période 2013-2030.

· Stratégie Nationale de Maîtrise de l'Energie, prévue dans le cadre du scénario REDD+, permettant une économie de bois énergie d'origine forestière équivalente à 207 140 m3/an en moyenne. Cela correspond à un potentiel de réduction des émissions de 227 855 TeqCO2/an.

(Source : MDCE, 2014)

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Tableau 3. Mesures établies pour l'adaptation, la protection et la réduction de la vulnérabilité.

Secteur d'activité Stratégies Mesures établies pour l'adaptation, la protection et la réduction de la vulnérabilité.

Eau,
· Stratégie Nationale de l'Eau, établie à l'horizon 2030 La préservation et la protection des ressources en eau, du milieu naturel et des zones fragiles.

ü La réduction de la vulnérabilité liée aux inondations et aux sécheresses.

ü La gestion de la demande et la valorisation de l'eau par i) le programme d'économie d'eau en irrigation ; ii) l'économie d'eau potable, industrielle et touristique avec incitation à l'utilisation des pratiques économes. iii) la gestion et le développement de l'offre à travers 1) la construction de barrages pour la mobilisation des eaux de surface ; 2) le transfert des ressources en eaux brutes des bassins du Nord vers le Sud (800 Mm3/an) ;3) la mobilisation des ressources non conventionnelles par la réutilisation des eaux usées traitées, le captage des eaux de pluie, le dessalement de l'eau de mer et la déminéralisation des eaux saumâtres.

ü La préservation et la protection des ressources en eau, du milieu naturel et des zones fragiles.

ü La réduction de la vulnérabilité liée aux inondations et aux sécheresses à travers :

i) les Travaux de protection contre les inondations (PNI) ; ii) le Plan de gestion des sécheresses par bassin hydraulique ; iii) l'amélioration de la prévision hydrométéorologique.

Agriculture,
· Programme National d'Economie D'Eau en Irrigation

· Stratégie agricole « Génération Green 2020-2030 »

· Plan Maroc Vert (2008-2020)

· Programme de l'assurance agricole

Les Programmes ont pour but :

ü L'amélioration de la résistance du secteur agricole face aux dérives climatiques.

ü La protection contre la dégradation des terres de parcours et l'amélioration de la santé animale.

ü L'Atténuation de la contrainte hydrique et une gestion conservatoire et durable des ressources en eau de l'agriculture irriguée

ü Le renforcement de l'intégration du CC par les institutions concernées.

ü Promouvoir des technologies de résilience au CC auprès des agriculteurs bénéficiaires des projets pilier II.

 

Pêche,
· Stratégie Halieutis (2009-2020) Le Plan Halieutis vise une exploitation durable des ressources et une réduction de l'empreinte écologique exercée à travers :

ü La préservation de la biodiversité du milieu marin et des espèces menacées.

ü La lutte contre la surpêche.

ü

Santé,
· Programme National d'Immunisation

· Plan National de Riposte contre les Bronchiolites Virales Aiguës du nourrisson

· Plan national multisectoriel de santé mentale 20202030

· Politique Pharmaceutique Nationale

· Stratégie Nationale de Nutrition 2011-2019

Forêt,
· Stratégie Nationale de Développement des Forêts

Urbaines et Périurbaines (2009)

· Plan d'Action Nationale de Lutte contre la Désertification actualisé (PANLCD, 2012)

· Stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 »

· Plans climatiques régionaux (PCR)

Pour faire face aux menaces de pauvreté et du CC, les Stratégies d'adaptation du Secteur de la Santé sont axées sur :

ü La protection de la santé de la population face aux impacts du changement climatique et la réduction des inégalités devant les risques sanitaires.

ü La certification de l'éradication de la poliomyélite, de maintenir l'élimination du Tétanos Néonatal et d'éliminer la rougeole et contrôler le Syndrome Rubéole Congénitale vers 2020.

ü L'amélioration du système de surveillance épidémiologique.

ü Le renforcement de la résilience des infrastructures sanitaires face aux évènements extrêmes.

ü La préparation des plans d'urgence et de riposte.

ü Le renforcement des capacités des professionnels en matière de CC.

ü La promotion de la recherche sur les impacts du CC sur la santé.

ü L'information et la sensibilisation efficace des différentes tranches de populations : décideurs, personnes vulnérables, etc. La mise en place plusieurs plans, stratégies et programmes qui ont eu une grande contribution dans le maintien de la capacité adaptative des écosystèmes naturels qui sont soumis à de multiples pressions naturelles et anthropiques. La désertification qui affecte de grandes étendues s'intensifie avec le climat aride. L'action de l'Etat a évolué vers une planification territoriale intégrée traduite dans le cadre PANLCD qui vise principalement à gérer durablement les ressources naturelles en réduisant la pression humaine, à assurer une meilleure connaissance des phénomènes de désertification et de dégradation des terres.

La promotion des pratiques de pêche durable.

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Biodiversité,
· Stratégie Nationale de la Conservation et de

l'Utilisation Durable de la Diversité Biologique (2004)

· Stratégie et Plan d'Action National de la Biodiversité (2016-2020)

· Stratégie Nationale de la Gestion des Risques des Catastrophes Naturelles (2020- 2030)

· Programme de développement des parcours et de régulation des flux de transhumants

Le Maroc est caractérisé par une grande diversité écologique qui est à l'origine de la beauté et la richesse de ses paysages et milieux naturels. C'est en effet l'un des piliers sur lesquels repose son développement économique et social.

V' La protection de la diversité biologique qui concilie entre réalités économiques et sociales et besoins écologiques ; a pour objectifs :

V' La conservation et l'utilisation durable de la biodiversité.

V' L'amélioration de la connaissance et la promotion de la recherche scientifique.

V' La sensibilisation et l'éducation à travers l'élaboration de programmes spécifiques et destinés pour des populations-cibles. Nota : En 2013, le PMV a lancé un programme visant le renforcement de l'adaptation des mesures de conservation des sols et de la biodiversité par les petits agriculteurs bénéficiaires des projets Pilier II.

 

Tourisme,
· Stratégie Touristique Nationale - Vision 2020 La Stratégie Touristique Nationale - Vision 2020 a pour ambition de promouvoir un tourisme durable et de placer le Maroc comme

destination de référence en matière de développement durable sur le pourtour méditerranéen.

En matière de développement durable et de lutte contre le cc, cette Vision est basée sur les orientations suivantes :

V' Assurer la préservation des ressources au sens large incluant le patrimoine naturel et culturel, le patrimoine matériel et immatériel.

V' Incorporer la durabilité dans les normes et référentiels touristiques, dans la stratégie marketing.

Le pilotage et le suivi de la composante « durabilité touristique » de la Vision 2020 s'appuie autour d'un set d'Indicateurs de Développement Durable dans le secteur touristique, permettant d'assurer la visibilité de la stratégie et une prise en considération des impératifs de durabilité dans les projets touristiques.

Urbanisme et Aménagement du Territoire,

· Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH)

· Programme « villes sans bidonvilles »

· Stratégie nationale de développement des zones oasiennes et de l'arganier

· Stratégie Nationale de la Sécurité Routière

· Stratégie portuaire nationale à l'horizon 2030

· Stratégie nationale de la sécurité routière 2017-2026

· Plan route à l'horizon 2035

La réduction de la pauvreté et de la vulnérabilité au cc a été la résultante de la mise en oeuvre d'un ensemble de stratégies et de programmes de développement humain, dont notamment :

- L'initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). Avec sa phase III (2019-2023), elle s'est engagée dans quatre programmes, portant sur le rattrapage des déficits en infrastructures et services sociaux de base, l'accompagnement des personnes en situation de précarité dont les personnes âgées, malades ou en situation de handicap, l'amélioration du revenu et l'inclusion économique des jeunes et l'impulsion du capital humain des générations montantes.

- Le programme « villes sans bidonvilles » pour l'éradication de bidonvilles dans 85 villes et communes urbaines et l'amélioration des conditions de vie des ménages.

- La stratégie nationale de développement des zones oasiennes et de l'arganier adoptée en 2013 pour promouvoir un développement inclusif et territorial des zones oasiennes et de l'arganier. Elle s'articule autour d'un programme global de développement de ces zones prenant en compte les niveaux économique, social, humain, culturel et environnemental.

- La Stratégie Nationale de la Sécurité Routière à l'horizon 2025.

- La stratégie portuaire nationale à l'horizon 2030 : une nouvelle approche a été adoptée, basée sur le concept de pôle portuaire qui permettra à chacune des régions du Royaume de promouvoir ses atouts, ses ressources et ses infrastructures et de bénéficier du dynamisme économique engendré par les ports.

- Un Plan route à l'horizon 2035 : il comprend des programmes de construction de routes et pistes rurales, la poursuite du programme des voies express pour atteindre une longueur de 2 211 km en 2022 et 3 017 km à l'horizon 2030, ainsi que l'extension du réseau autoroutier.

 

(Source : MDCE, op.cit.)

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1.4 Conclusion

Au Maroc, le secteur de l'agriculture est caractérisé par une grande diversité, son importance joue un rôle central sur le plan économique et social du pays. Ce secteur est, dans une grande proportion, basé sur la céréaliculture et dépend des précipitations.

Cependant, l'aléa climatique a toujours représenté une menace sérieuse et une contrainte permanente pour le développement du secteur agricole. L'impact du changement climatique se solderait par une réduction des rendements céréaliers de 50% à 75% en année sèche et de 10% en année normale (Gommes et al., 2009 ; Ouraich and Tyner, 2014 ; Balaghi et al., 2015).

En outre, le progrès agricole demeure aussi entravé par le retard du développement rural, mesurable notamment à l'importance des taux d'analphabétisme et de pauvreté et par la faible diversification économique. Conscient de ces contextes et considérations, la stratégie de développement agricole intégré, qu'est « le Plan Maroc Vert » (PMV), s'est tracée une nouvelle voie pour la modernisation de l'agriculture. Le PMV se veut une stratégie agricole inclusive qui prend en compte l'ensemble des territoires (montagnes, oasis, plaines et plateaux des zones semi-arides), exploitations et filières. L'objectif stratégique est de généraliser les projets de reconversion, d'intensification et de diversification, en encourageant les investissements, et adoptant une approche contractuelle avec l'ensemble des acteurs en vue d'une meilleure adaptation aux changements climatiques.

Plusieurs stratégies (SPANB, SNE, Vision 2020, PMV...), se veulent ambitieuses en termes de croissance des secteurs (vulnérables) dans une dynamique de durabilité. Cependant, certaines pratiques continuent toujours à être adoptées sans observer ni les contraintes environnementales existantes ni les enjeux climatiques futurs, surtout en ce qui concerne l'occupation des zones écologiquement fragiles (littoral, oasis, etc.) et l'utilisation des ressources rares.

Il serait donc judicieux de procéder, en ce début de la phase de lancement des différentes stratégies élaborées, à une réévaluation des mesures envisagées afin que la composante changement climatique soit intégrée en vue de rendre les secteurs (tourisme, biodiversité, forêt, etc.) moins vulnérables à cet enjeu et lui assurer, par conséquent, une durabilité sur le long terme.

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CHAPITRE 2. LE SECTEUR FORESTIER MAROCAIN ET LE CC : QUELLES STRATEGIES DE LUTTE ?

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"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci