Chapitre 4. Discussion
4.1. Effet du Cu sur les paramètres
végétatifs du blé tendre
Les résultats montrent les concentrations en Cu ont
exercés un effet négatif significatif sur le processus
germinatif, ce qui s'est traduit par une diminution du pourcentage et de la
cinétique de germination. En effet l'inhibition de la germination des
graines de blé peut-être due à la capacité qu'a le
Cu à se lier aux groupements d'acides aminés, ce qui entrainerait
une inhibition de l'activité des enzymes essentielles (Ferfar, 2017).
Les mêmes constatations ont été rapportées par
Benali et Bouguettaia (2020) qui ont étudié l'effet de
différentes concentrations de nanoparticules de ZnO sur la germination
du blé tendre « Triticum aestivum ». Ces auteurs
expliquent la raison de la diminution de la germination à des
concentrations élevées par augmentation de l'absorption et
l'accumulation des nanoparticules à la fois dans l'espace
extracellulaire et à l'intérieur des cellules, entrainant ainsi
une réduction de la division et une élongation cellulaires et
l'inhibition des enzymes hydrolytiques impliquées dans la mobilisation
des réserves au cours du processus de germination des graines.
Les résultats obtenus dans cette étude en ce qui
concerne la hauteur des plantes, l'analyse statistique montre qu'il y a des
différences significatives entre les différents traitements. En
effet nous constatons que la hauteur de plantes de blé tendre tend
à diminuer de manière inversement proportionnelle aux
concentrations croissantes du Cu, ces résultats sont en accord avec ceux
de Alam et al. (2015) et Woo-mi (2008) qui ont mis en évidence une
inhibition de la germination et de la croissance des plantes de blé
après exposition aux fortes concentrations des nanoparticules de fer et
de Cuivre, respectivement. L'application du Cu au sol diminue la hauteur des
plantes et cause des réductions de 39 à 50%, en comparaison avec
le témoin (Sonmer et Woolhouse, 2006). D'après kaplan (2010), la
hauteur des plantes de tomates a été affectée
significativement par l'application du Cu au sol qui a causé un
décroissement à des doses croissantes.
En ce qui concerne la longueur des racines, la longueur
diminue significativement inversement proportionnelle aux concentrations du Cu,
ces résultats vont dans le même sens que ceux trouvés par
Lexmond et Vorm (1981) qui ont signalé que l'application des niveaux
élevés du Cu inhibe usuellement la croissance des racines avant
d'affecter la production de biomasse aérienne. Cependant, ce ne signifie
pas nécessairement que les racines sont plus sensibles à des
concentrations élevées du Cu, mais probablement, due en
réalité que les racines sont dans un
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environnement ou le Cu est en excès. D'après
Pahlsson (1989), le Cu généralement atteint le
développement racinaire par l'inhibition de la croissance racines
latérales et de l'initiation de la croissance des racines des jeunes
plantes. Ainsi Ouzounidou (1994) a montré que les concentrations
supérieures du Cu (80 et 160 uM) en solution de culture, mais pas les
inferieures, conduisent à une réduction significative de la
croissance des racines. Lidon et Henriques (1992) ont reporté que la
toxicité du Cu, est exprimée par la taille réduit des
racines, apparait comme le résultat directe de l'accumulation du Cu en
excès dans les tissus.
4.2. Effet du Co sur les paramètres
végétatifs du blé tendre
Les résultats montrent que le les concentrations de Co
ont exercés un effet négatif significatif sur les
différents paramètres morphologiques de la culture de blé,
les mêmes constats ont été faits par Li et al. (2020) qui
ont montré que les concentrations de Co dans les pousses d'orge, de
colza et de tomate étaient linéairement corrélées
avec le Co de la solution du sol. Par conséquent, un excès de Co
dans les pousses peut initialement provoquer un stress oxydatif, entrainant une
augmentation des activités enzymatiques antioxydants (Tewari et al.,
2002). A mesure que les stress progresse, le Co peut entrer en
compétition avec le Fe ou le Mg dans le chloroplaste en diminuant la
teneur en chlorophylle (Lwalaba et al., 2017), ce qui entraine une carence en
Fe et une couleur jaunâtre des nouvelles feuilles en croissance, comme
l'on reporté Sree et al. (2015), le Co est capable d'inhiber
l'activité des enzymes impliquées dans la biosynthèse des
intermédiaires de la chlorophylle, ce qui réduira les
activités photosynthétiques nettes.
Les études de Gopal (2003) montrent que l'excès
du Co à entrainer chez la tomate des symptômes de chlorose diffuse
des jeunes feuilles a partir de la base et des taches nécrotiques
ultérieures sont apparues sur les zones chlorotiques. Ces effets
étaient plus graves à 0,5 mM et l'intensité des
symptômes diminuait progressivement avec une diminution de l'apport de Co
de 0,5 Mm à 0,05 mM.
Le cobalt affecte également négativement la
translocation de P, S, Cu, Mn et Zn des racines aux pousses (Chatterjee et al.,
2000). Tous ces facteurs, agissant ensemble, peuvent entrainer une
phytoxicité et réduire considérablement la croissance des
plantes. Différentes plantes présentent des capacités
différentes à tolérer le Co. Les plantes d'ivoine ont
été affectés négativement lorsqu'ils ont
été cultivés dans une solution de sol contenant 0,14 mg/l
de Co (Anderson et al., 1973). Les plantes de riz développeraient des
symptômes toxiques lorsqu'ils
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sont cultivés dans des sols dont la teneur en Co
variait entre 25 et 50 mg/kg (Kitagishi et Yamane, 1891). Les études de
chatterjee, 2003 ; Gopal et al., 2003 ; Karuppanapandian et Kim, 2013 ; Lwalaba
et al., 2017) montrent l'effet toxique du Co sur les plantes, plus
précisément sur la culture de l'orge lors d'une exposition
à court terme pouvait être atténué en ajoutant du Cu
au milieu nutritif.
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