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Evaluation des effets de la toxicité du cuivre et du cobalt sur la croissance du blé tendre (triticum aestivum) dans la région de Lubumbashi (RD Congo)


par Jonas NTAMBWE
Université de Annaba  - Diplôme de Master  2023
  

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Chapitre 4. Discussion

4.1. Effet du Cu sur les paramètres végétatifs du blé tendre

Les résultats montrent les concentrations en Cu ont exercés un effet négatif significatif sur le processus germinatif, ce qui s'est traduit par une diminution du pourcentage et de la cinétique de germination. En effet l'inhibition de la germination des graines de blé peut-être due à la capacité qu'a le Cu à se lier aux groupements d'acides aminés, ce qui entrainerait une inhibition de l'activité des enzymes essentielles (Ferfar, 2017). Les mêmes constatations ont été rapportées par Benali et Bouguettaia (2020) qui ont étudié l'effet de différentes concentrations de nanoparticules de ZnO sur la germination du blé tendre « Triticum aestivum ». Ces auteurs expliquent la raison de la diminution de la germination à des concentrations élevées par augmentation de l'absorption et l'accumulation des nanoparticules à la fois dans l'espace extracellulaire et à l'intérieur des cellules, entrainant ainsi une réduction de la division et une élongation cellulaires et l'inhibition des enzymes hydrolytiques impliquées dans la mobilisation des réserves au cours du processus de germination des graines.

Les résultats obtenus dans cette étude en ce qui concerne la hauteur des plantes, l'analyse statistique montre qu'il y a des différences significatives entre les différents traitements. En effet nous constatons que la hauteur de plantes de blé tendre tend à diminuer de manière inversement proportionnelle aux concentrations croissantes du Cu, ces résultats sont en accord avec ceux de Alam et al. (2015) et Woo-mi (2008) qui ont mis en évidence une inhibition de la germination et de la croissance des plantes de blé après exposition aux fortes concentrations des nanoparticules de fer et de Cuivre, respectivement. L'application du Cu au sol diminue la hauteur des plantes et cause des réductions de 39 à 50%, en comparaison avec le témoin (Sonmer et Woolhouse, 2006). D'après kaplan (2010), la hauteur des plantes de tomates a été affectée significativement par l'application du Cu au sol qui a causé un décroissement à des doses croissantes.

En ce qui concerne la longueur des racines, la longueur diminue significativement inversement proportionnelle aux concentrations du Cu, ces résultats vont dans le même sens que ceux trouvés par Lexmond et Vorm (1981) qui ont signalé que l'application des niveaux élevés du Cu inhibe usuellement la croissance des racines avant d'affecter la production de biomasse aérienne. Cependant, ce ne signifie pas nécessairement que les racines sont plus sensibles à des concentrations élevées du Cu, mais probablement, due en réalité que les racines sont dans un

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environnement ou le Cu est en excès. D'après Pahlsson (1989), le Cu généralement atteint le développement racinaire par l'inhibition de la croissance racines latérales et de l'initiation de la croissance des racines des jeunes plantes. Ainsi Ouzounidou (1994) a montré que les concentrations supérieures du Cu (80 et 160 uM) en solution de culture, mais pas les inferieures, conduisent à une réduction significative de la croissance des racines. Lidon et Henriques (1992) ont reporté que la toxicité du Cu, est exprimée par la taille réduit des racines, apparait comme le résultat directe de l'accumulation du Cu en excès dans les tissus.

4.2. Effet du Co sur les paramètres végétatifs du blé tendre

Les résultats montrent que le les concentrations de Co ont exercés un effet négatif significatif sur les différents paramètres morphologiques de la culture de blé, les mêmes constats ont été faits par Li et al. (2020) qui ont montré que les concentrations de Co dans les pousses d'orge, de colza et de tomate étaient linéairement corrélées avec le Co de la solution du sol. Par conséquent, un excès de Co dans les pousses peut initialement provoquer un stress oxydatif, entrainant une augmentation des activités enzymatiques antioxydants (Tewari et al., 2002). A mesure que les stress progresse, le Co peut entrer en compétition avec le Fe ou le Mg dans le chloroplaste en diminuant la teneur en chlorophylle (Lwalaba et al., 2017), ce qui entraine une carence en Fe et une couleur jaunâtre des nouvelles feuilles en croissance, comme l'on reporté Sree et al. (2015), le Co est capable d'inhiber l'activité des enzymes impliquées dans la biosynthèse des intermédiaires de la chlorophylle, ce qui réduira les activités photosynthétiques nettes.

Les études de Gopal (2003) montrent que l'excès du Co à entrainer chez la tomate des symptômes de chlorose diffuse des jeunes feuilles a partir de la base et des taches nécrotiques ultérieures sont apparues sur les zones chlorotiques. Ces effets étaient plus graves à 0,5 mM et l'intensité des symptômes diminuait progressivement avec une diminution de l'apport de Co de 0,5 Mm à 0,05 mM.

Le cobalt affecte également négativement la translocation de P, S, Cu, Mn et Zn des racines aux pousses (Chatterjee et al., 2000). Tous ces facteurs, agissant ensemble, peuvent entrainer une phytoxicité et réduire considérablement la croissance des plantes. Différentes plantes présentent des capacités différentes à tolérer le Co. Les plantes d'ivoine ont été affectés négativement lorsqu'ils ont été cultivés dans une solution de sol contenant 0,14 mg/l de Co (Anderson et al., 1973). Les plantes de riz développeraient des symptômes toxiques lorsqu'ils

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sont cultivés dans des sols dont la teneur en Co variait entre 25 et 50 mg/kg (Kitagishi et Yamane, 1891). Les études de chatterjee, 2003 ; Gopal et al., 2003 ; Karuppanapandian et Kim, 2013 ; Lwalaba et al., 2017) montrent l'effet toxique du Co sur les plantes, plus précisément sur la culture de l'orge lors d'une exposition à court terme pouvait être atténué en ajoutant du Cu au milieu nutritif.

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