III.2.3.2. L'évaporation et
l'évapotranspiration
Le retour de l'eau à l'atmosphère peut se faire,
soit directement par évaporation à partir d'une surface d'eau
libre (mer, lac, cours d'eau, etc.), soit le plus souvent à
partir d'un sol ou par l'intermédiaire des végétaux, on
parle dans ce deuxième cas de la transpiration.
L.TURC a proposé une formule permettant
d'évaluer directement l'évaporation et la transpiration
réelles (ETr) d'un bassin. Elle se résume en l'expression
suivante :
. mm/an 

Avec
· : évapotranspiration réelle [ ] ;
· Pm : pluviométrie annuelle
[mm] ;
· T : température moyenne annuelle
[°C].
Les valeurs trouvées par L. TURC sont à rejeter
dans le cas où la zone n'est pas couverte des végétaux.
Ainsi l'évaporation et l'évapotranspiration à
considérer, selon ROCHE, pour le bilan hydrologique doit être
égale à 61% de la valeur trouvée à partir de la
formule de L.TURC.
III.2.3.3. L'infiltration
L'infiltration est la quantité d'eau franchissant la
surface du sol. Elle dépend de la géologie, des
précipitations et de la pente du terrain ; lorsque la formation
géologique contient des joints de stratification, des couches
perméables ou lorsque le terrain admet une pente topographique faible,
on constate que l'infiltration devient importante.
Nous nous intéresserons dans ce travail à
`infiltration efficace. C'est la fraction de l'infiltration rejoignant
effectivement les aquifères, le reste étant absorbé par la
végétation ou renouvelle l'humidité intrinsèque du
sol. Cette quantité peut être déterminée par la
formule d'infiltration efficace cumulée « »

Avec
· Pc : précipitations annuelles
cumulées.
III.2.3.4. Le ruissellement
Le ruissellement est un écoulement libre superficiel de
l'eau. Il dépend de la pente et la nature géologique du terrain,
des obstacles rencontrés et du degré de saturation du sol. Dans
les zones d'exploitation, il est évalué à de la précipitation annuelle.
III.2.3.5. Bilan hydrologique
L'expression générale du bilan hydrologique est
la suivante :

Avec
· : la précipitation annuelle ;
· R : le ruissellement ;
· : L'évaporation et évapotranspiration réelle
annuelle ;
· I : Infiltration.
L'étude du bilan hydrologique nous permet de
déterminer les différents afflux pluviométriques qui
alimentent la surface de la mine. Ces afflux alimentent par infiltration
efficace les aquifères présents. Pour ce.
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