IV.4 Mesures de protection contre les eaux
Le premier problème qui se pose est d'empêcher ou
diminuer tant qu'il est possible la pénétration des eaux dans la
mine. On doit prendre des mesures concernant l'emplacement du puits, des
inclinés, des galeries à flanc de coteau...
IV.4.1 Mesure de protection contre les eaux de surface
La protection contre les eaux de surface peut se faire par :
· captage ou déviation des cours d'eau avec
des canaux d'écoulement : Les cours d'eau (ruisseau, torrents,
parfois rivières) peuvent être captés ou
déviés en amont par des barrages à partir desquels l'eau
est conduite par les canaux d'écoulement en dehors du champ
d'exploitation ;
· piliers de protection (pour isoler un champ minier d'un
autre) : dans le cas où la déviation ne suffit pas pour un cours
d'eau, il est intéressant de laisser un stot de protection entre
le cours d'eau et le champ minier ;
· étanchéisation des endroits favorables
à la pénétration des eaux en souterrain ; par
exemple le fond de la rivière ;
· assèchement des terrains marécageux ou
des marais.
IV.4.2 Mesure de protection contre les eaux du fond
De fois, l'eau d'infiltration peut remplir complètement
une mine ou champ minier. Pour éviter la pénétration des
eaux d'un champ de mine inondé dans un champ de mine en exploitation, il
faut prendre des mesures bien appropriées pour empêcher
l'inondation de ce dernier. Ces mesures sont les suivantes :
1°. Pilier de protection
On peut laisser un pilier de protection soit entre un champ
des mines inondé et un champ de mine en exploitation, soit entre un
niveau en exploitation (sot). Un pilier de protection doit résister tant
à la pression litho statique qu'à la pression hydrostatique.
Si le pilier de protection est formé des roches
perméables, l'eau va s'infiltrer et la source d'eau peut être
épuisée graduellement, dans le présent cas, le danger de
pression est diminué. Par contre si les roches du pilier sont
imperméables, il est nécessaire de réaliser un drainage
des eaux avec des forages horizontaux.
En considérant ce pilier comme une poutre
encastrée dans le toit et dans le mur et uniformément
chargée, la largeur du pilier (épaisseur) peut se
déterminer à l'aide de la formule suivante :

Où
· D : largeur ou épaisseur du pilier m ;
· h : hauteur du pilier (m) ;
· p : pression hydrostatique (N/m²) ;
· : résistance de la rupture a la traction simple (N/m²).
Après cela, on doit faire un calcul de
résistance à la pression litho statique et la largeur obtenue
sera additionnée en premier résultat. D'habitude, la largeur des
piliers doit être d'au moins 20 mètres. Ce genre de protection
est utilisé en vue d'isoler les vieux chantiers de ceux en exploitation,
surtout si ces derniers se trouvent en dessous des nappes aquifères.
2°. Sondages de reconnaissance
Dans le cas où les travaux miniers d'ouverture ou
d'abattage doivent traverser une nappe aquifère. Il faut toujours
exécuter les forages de reconnaissance qui ont
généralement 10 m de long et 50 mm de diamètre.
3°. Injection des coulis
Cette opération peut être faite pour
l'étanchéité des fissures peu ouvertes (cimentation des
roches).
Serrement de vannage et porte de serrement
Pour mettre en sécurité les galeries de
traçage et de reconnaissance ainsi que les puits effectués dans
des conditions de menace d'inondation, on prévoit un dispositif
d'isolement appelé ``porte de serrement''. Celui-ci est
équipé des différentes formes de porte de
sécurité. Les serrements se font en métal, en
maçonnerie et quelque fois en béton. Tout dépend de leur
importance. Ils doivent permettre le passage de moyens de transport. Les
calculs des serrements se font en vue de résister à la roche et
à la pression de l'eau.
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